4:01 - Lundi 6 décembre, 2021

- 1. Jumādā al-Ūlā 1443

« Ô Allah… Garde moi du mal de mes sens »


اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِكَ مِنْ شَرِّ سَمْعِي، وَمِنْ شَرِّ بَصَرِي، وَمِنْ شَرِّ لِسَانِي، وَمِنْ شَرِّ قَلْبِي، وَمِنْ شَرِّ مَنِيِّي

Ibn Houmayd rapporte avoir demandé au Prophète (saws) : « S’il te plait, apprends-moi une invocation qui me sera utile » et le Prophète (saws) de lui répondre : « Dis : Ô Allah, Garde moi du mal de mon ouïe, de ma vue, de mes paroles, de mon cœur, et de ma semence » [Ahmad, Abou Dawoud, Al Boukhari dans Aladab, Al Nasaï ; C. Al Arna’out le juge Sahih].

Ce hadith met en évidence le danger que peuvent représenter nos sens notamment l’ouïe, la vue, le parler, le cœur siège des sentiments, et la semence qui représente ici le toucher et plus précisément le désir sexuel. Dans un autre hadith authentique le Prophète (saws) recommandait de demander à Allah matin et soir et avant d’aller dormir : « …protège-moi du mal de mon âme et du diable… ». Tous les organes sensitifs et émotifs (à l’exception ici de l’odorat et du goût) qu’Allah nous a accordés doivent être considérés comme autant d’instruments pour nous permettre d’œuvrer à son obéissance et ainsi nous rapprocher de Lui. À l’inverse, utilisés à mauvais escients dans ce qui déplait à Allah et dans ce qu’Il a interdit, ils représentent pour nous un danger dont il faut se prémunir.

Ainsi, nous devons préserver nos oreilles et nos langues des futilités, des grossièretés, du mensonge, de la médisance, du faux témoignage et de parler au nom de la religion sans connaissance. Nous devons baisser le regard devant ce qui est objet de désir mais illicite, et préserver nos parties intimes de commettre le péché. Le cœur doit quant à lui être préservé du préjugé, de la haine, de l’envie, de la rancœur, de l’orgueil, de la vanité, de l’hypocrisie, de l’association par excès de crainte ou d’amour pour autre qu’Allah et de la rébellion (koufr) envers Lui, Exalté soit-Il.

Il s’agit donc pour nous d’apprendre à maîtriser nos sens, à surveiller nos pensées et nos sentiments à chaque instant. On appelle cela la mouraqaba. Nous devons aussi être conscients avant d’accuser autrui, y compris le diable, que les péchés que l’on acquiert sont avant tout dûs à une mauvaise gestion de ces bienfaits qu’Allah nous a accordés et relèvent de notre responsabilité.


Rubrique: Apprendre des invocations