21:37 - Samedi 25 juin, 2022

- 25. Dhū al-Qaʿda 1443

De l’aide aux démunis


L’assistance aux démunis a une place extrêmement importante dans l’Islam. Les Textes du Coran et de la Sounnah insistent énormément sur ce point dès les premiers moments de la Révélation : Quant à l’homme, lorsque son Seigneur l’éprouve en l’honorant et en le comblant de bienfaits, il dit : ‘Mon Seigneur m’a honoré’. Mais par contre, lorsqu’il est éprouvé dans sa subsistance, il se plaint en disant : ‘Mon Seigneur m’a avili !’ Ô que non ! C’est vous plutôt, qui n’êtes pas généreux envers les orphelins ; qui ne vous incitez pas mutuellement à nourrir le pauvre, qui dévorez l’héritage avec une avidité vorace, et aimez les richesses d’un amour sans bornes [89;15-20]. L’aide aux démunis a été pratiquée par les gens pieux depuis les premiers temps de l’Islam. La pratique de ce principe a participé à la gloire et au rayonnement de l’Islam, tandis que son abandon a participé à sa décadence.

Aider les démunis c’est nourrir les nécessiteux, comme Dieu le dit en décrivant les gens pieux qui offrent la nourriture, malgré son amour, au pauvre, à l’orphelin et au prisonnier [76;8]. De même, lorsqu’Il dit que : la bonté pieuse est de croire en Allah, (…), de donner de son bien quelqu’amour qu’on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent de l’aide (…) [2;177]. Quant à celui, parmi les négateurs, qui est négligeant à ce sujet, Allah le Très Haut le met en garde : (On demandera :) Qu’est-ce qui vous a entrainé à Saqar (une région de l’Enfer) ? Ils répondront : Nous n’étions pas de ceux qui faisaient la prière, et nous ne nourrissions pas le pauvre (…) [74;42-44]. Un homme venant demander au Prophète (paix et salut sur lui) quelle était la meilleure action en Islam, il (paix et salut sur lui) lui répondit : ‘C’est de donner à manger aux pauvres et de saluer les gens que tu connais et ceux que tu ne connais pas[Al Boukhari].

Aider les démunis, c’est aussi faciliter l’accès à l’eau potable à ceux qui en sont encore privés ou qui n’y accèdent que difficilement, et même plus simplement abreuver celui qui a soif. Le Prophète (paix et salut sur lui) dit : Trois types d’individus auxquels Dieu n’adressera pas la parole, ni ne les regardera le jour de la Résurrection ; ils ne seront pas touchés par sa grâce et seront durement châtiés : – Un homme qui dispose d’un excédent d’eau, sur une route désertique, et la refuse à un voyageur (…) [Al Boukhari]. Une application contemporaine de ce principe pourrait consister ici, à aider les sociétés peu développées ou en voie de développement à accéder plus facilement à l’eau potable, via des projets humanitaires de plus ou moins grandes envergures.

Aider les démunis c’est aussi vêtir celui qui n’a pas de quoi s’habiller ou habiller ses enfants. Combien parmi nous possèdent des armoires pleines de vêtements, qu’ils ne mettent parfois jamais, alors que d’autres n’ont rien ! Ne négligeons donc pas cet acte dont la récompense est immense comme l’a dit le Prophète (paix et salut sur lui) : il n’y a pas de musulman qui habille un autre musulman sans qu’il ne soit sous la protection d’Allah le Très Haut, et ce tant que celui-ci porte ne serait-ce qu’un morceau du vêtement [Al Boukhari].

Les portes de la bienfaisance sont nombreuses, par la grâce de Dieu et la récompense promise à ceux qui font vivre ces sounan majeures sera immense, bien réelle et éternelle. Comprenons bien que l’aide et la solidarité sont des principes fondamentaux de notre religion. Par ces actions Dieu élève certains et rabaisse d’autres. Par la pratique de ces principes et bien d’autres encore, les musulmans peuvent faire rayonner l’Islam ou au contraire le ternir (s’ils les abandonnent), peuvent attirer les gens à Dieu et au Paradis ou au contraire les en éloigner. Nous ne pouvons ici, que saluer, les associations musulmanes qui s’illustrent et nous font honneur en organisant des maraudes, en montant des projets humanitaires. Ô Allah guide-nous à ce que Tu aimes et que Tu agrées !


Rubrique: La bienfaisance en Islam