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	<title>Journal &#187; Histoire musulmane</title>
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		<title>Le tasawwouf ou l’apparition d’un mouvement spirituel</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Feb 2013 12:09:47 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Histoire musulmane]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le propos de notre présent article ne sera point d’appeler ou de dénoncer ce qui est communément qualifié par al tasawwouf (soufisme), mais plutôt d’aborder l’historicité d’un mouvement qui a évolué au fil des âges et qui s’est manifesté à travers différentes contrées. Loin d’être exhaustif notre exposé présentera les grandes lignes du tasawwouf jusqu’à la période abbasside... <br /> <a class="meta-more" href="http://www.alkahflejournal.com/le-tasawwouf/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/le-tasawwouf/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/le-tasawwouf/" ></div><br/><p>Le propos de notre présent article ne sera point d’appeler ou de dénoncer ce qui est communément qualifié par <em>al tasawwouf (soufisme),</em> mais plutôt d’aborder l’historicité d’un mouvement qui a évolué au fil des âges et qui s’est manifesté à travers différentes contrées. Loin d’être exhaustif notre exposé présentera les grandes lignes du <em>tasawwouf </em>jusqu’à la période abbasside sans oublier de mentionner ses grands foyers ainsi que ses illustres personnages.</p>
<p>Déjà parmi les compagnons du Prophète Mohammad <em>- le salut et la prière de Dieu sur lui - </em>il y avait ceux qui portaient une attention particulière à ce qui se passait dans leur âme lors de l’accomplissement de leurs obligations religieuses et cherchaient à harmoniser l’expérience intérieure avec les actes extérieurs moyennant l’ascèse et le désintéressement du bas-monde. Le développement sociopolitique du monde musulman favorisé par les conquêtes des premiers siècles, provoquait une expansion du luxe qui représentait pour certains le signe d’un don Divin mais également une <em>fitna</em> par laquelle Dieu éprouvait ses serviteurs, peut-être seraient-ils reconnaissant ? Ceci se retrouvait appuyé par le <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith que rapportait Mouslim d’après Abou Sa’îd al Khoudry, le Prophète<em> - le salut et la prière de Dieu sur lui -</em> prononçant un jour un sermon, dit: <em>Certes, par Dieu ! Je ne crains pour vous, ô gens, uniquement les splendeurs qu&rsquo;Allah vous procurera en ce bas monde</em>. Les représentants du courant ascétique, aspirant à une vie intérieure étaient souvent appelés au 2<sup>ème</sup>siècle <em>nâsik</em> ; comme signe extérieur ils portaient de rugueux vêtements en laine symbolisant à la fois la simplicité et la pureté se distinguant ainsi de ceux qui s’habillaient avec de somptueux vêtements.</p>
<p>L’objectif de tout <em>nâsik</em> est de développer une relation sensitive avec Dieu reposant sur la sincérité et dont la finalité est l’amour Divin s’appuyant sur le Coran [5;54]<em> Il les aime et ils l’aiment. </em>Le cheikh Zarrûq nous dit dans <em>Qawâ`id At-Ta<span style="text-decoration: underline;">s</span>awwuf</em> : <em>Le soufisme a été défini, analysé et interprété de plus de deux mille manières, ayant toutes pour dénominateur commun le cheminement sincère vers Dieu, le reste étant des facettes de ce fondement. </em>De manière générale le <em>nâsik</em> était pauvre sur le plan matériel ; sa principale tâche consistait à s’éduquer et à s’exercer à l’autodiscipline afin de supprimer les mauvais penchants de l’égo et de réaliser la soumission parfaite à Dieu <em>(al ‘ouboudiyya)</em>. Hassan al Basrî (m.110/732) contribuera énormément à l’expansion du mouvement grâce à ses cercles.</p>
<p>C’est à partir du 2<sup>ème</sup> siècle, dans un premier temps à Basra que le soufisme se dotera d’une base solide, scientifique qui tentera de justifier sa légitimité grâce au Coran et à la Sounnah. Une littérature importante se développera mais la majorité de celle-ci ne nous est pas parvenue : on notera la qualité des livres d’al Hârith al Mouhâsibî (m.243/857) qui développera une science d’introspection scrupuleuse d’une grande subtilité. Progressivement le centre de gravité se déplacera de Basra à Bagdad ; la figure qui incarnera presque toute l’idéologie du soufisme ultérieur sera celle d’al Junayd (m.298/910). Le rayonnement de sa pensée sera tel que même ceux qui ne se réclament pas du soufisme l’admettent comme un modèle. Parmi les grandes figures de la région on mentionnera Abou Sa’îd al Kharrâz (m.279/892), Sahl al Tustarî (m.283/896), Abou Bakr al Wâsitî (m.320/932) ; ce dernier, élève d’al Junayd, était beaucoup plus actif à l’est vers le Khorâsân où se développèrent des centres importants du soufisme notamment à Naysabour. Sans doute, l’œuvre la plus complète qui nous soit parvenu sera celle d’Abou al Qassim al Qushayrî (m.465/1074) avec sa célèbre <em>Rissâla.</em> Le soufisme classique trouvera un certain aboutissement avec l’action d’al Ghazâlî (m.555/1111) dans son livre <em>Ihyâ ‘ulûm al dîn</em> qui donne une synthèse des sciences théologiques et du soufisme.</p>
<p>Bien qu’ayant connu d’illustres personnages, <a title="Entre ‘salafisme’ et ‘soufisme’ : critiques du soufisme" href="http://www.alkahflejournal.com/entre-salafisme-et-soufisme-critiques-du-soufisme/">le soufisme</a> n’a pas été épargné des déviations en tous genres ; le fait d’avoir opposé son enseignement à celui des sciences théologiques notamment la jurisprudence et le <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith, provoquera de nombreuses innovations religieuses et parfois même de l’hérésie. Dans l’enseignement originel, <em>la sharî’a </em>devait encadrer le travail sur l’égo qui s’appliquait dans le cadre de <em>la tarîqa</em> et qui permettait d’attendre la réalité spirituelle <em>al<span style="text-decoration: underline;">h</span>aqîqa</em>.</p>
<p align="right"><em>Et Dieu est plus savant…</em></p>
<br/><div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/le-tasawwouf/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/le-tasawwouf/" ></div><p>The post <a rel="nofollow" href="http://www.alkahflejournal.com/le-tasawwouf/">Le tasawwouf ou l’apparition d’un mouvement spirituel</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="http://www.alkahflejournal.com">Journal</a>.</p>
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		<title>Le hadith (2/2) : De la codification à la terminologie</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Feb 2013 12:09:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire musulmane]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le troisième siècle de l’hégire, communément appelé ‘grand siècle de la tradition’ va connaître un développement sans pareil dans la fixation par écrit des hadiths. Il est remarquable que ce soit presque exclusivement des non-Arabes, exception faite de l’imam Mouslim, qui aient déployé tant d’ardeur à établir les plus célèbre recensions, du moins celles qui feront autorité... <br /> <a class="meta-more" href="http://www.alkahflejournal.com/le-hadith-de-la-codification-a-la-terminologie-2/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/le-hadith-de-la-codification-a-la-terminologie-2/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/le-hadith-de-la-codification-a-la-terminologie-2/" ></div><br/><p>Le troisième siècle de l’hégire, communément appelé ‘grand siècle de la tradition’ va connaître un développement sans pareil dans la fixation par écrit des <span style="text-decoration: underline;">h</span>adiths<em>.</em> Il est remarquable que ce soit presque exclusivement des non-Arabes, exception faite de l’imam Mouslim, qui aient déployé tant d’ardeur à établir les plus célèbre recensions, du moins celles qui feront autorité et que l’on considère au nombre de six. Le titre de <em>Sa<span style="text-decoration: underline;">h</span>i<span style="text-decoration: underline;">h</span></em> (authentique) est réservé aux seuls recueils d’Al Boukhari et de Mouslim ; les quatre autres sont intitulés <em>Sounan* </em>(traditions), ce qui laisse entendre qu’on ne tient pas leur contenu pour nécessairement ‘authentique’.<em> </em>Il est à noter que ce qui n’est pas authentique n’est pas forcément faux ; en effet il ne faut pas comprendre ici les mots dans le cadre du sens linguistique mais plutôt dans de ce qui se normalisera comme une nouvelle discipline : <em>mustala<span style="text-decoration: underline;">h</span>at al <span style="text-decoration: underline;">h</span>adîth </em>ou terminologie de la critique du <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith.</p>
<p>Le Prophète <em>- que la prière et le salut de Dieu soit sur lui - </em>avait dans de nombreux <span style="text-decoration: underline;">h</span>adiths, annoncé implicitement que l’on mentirait à son sujet en prétendant rapporter ses propos. Les collecteurs de <span style="text-decoration: underline;">h</span>adiths par soucis de rigueur ont établi des conditions qui détermineront le caractère de celui-ci. L’authenticité d’une tradition est conditionnée dans un premier temps par la véracité de chacun des maillons constituant la chaîne de transmission, depuis le premier rapporteur direct, en principe un compagnon du Prophète <em>(Que la prière et le salut de Dieu soit sur lui)</em>, jusqu’au dernier garant de la tradition, au stade de la fixation par écrit. A titre d’exemple, Al Boukhari après avoir identifié les garants de la tradition, s’attachait à établir la biographie de chacun d’entre eux afin de s’assurer de leur intégrité et du fait qu&rsquo;ils se soient bien rencontrés ainsi que des modalités de transmission de la dite tradition : chaque individu devait l’avoir entendu de la bouche de son garant ou en avoir une preuve écrite. Ceci constitue la critique externe du <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith que l’on désigne par <em>Al Jar<span style="text-decoration: underline;">h</span> wa Ta’dil. </em>On notera à titre indicatif un classique en la matière <em>Kitâb al Jar<span style="text-decoration: underline;">h</span> wa Ta’dil</em> écrit par Ibn Abî Hâtim al Râzî (m. 327/939). Cette étude réalisée, le <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith<em> </em>sera désigné par un terme qui renvoi à son caractère fiable ou non (à titre indicatif : <em>Sa<span style="text-decoration: underline;">h</span>î<span style="text-decoration: underline;">h</span>, <span style="text-decoration: underline;">H</span>assan, Da’yf, Mutassil, Marfu’).</em></p>
<p>Dans un second temps, il doit y avoir compatibilité entre <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith et les principes généraux de l’islam de même qu’avec les énoncés explicites de la révélation ; en effet la tradition a essentiellement pour but de corroborer, expliciter ou illustrer la révélation. Ce travail d’analyse constitue la critique interne du <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith. On notera les commentaires indispensables qui ont été rédigé pour mieux comprendre ces ouvrages de traditions tels que celui d’Ibn <span style="text-decoration: underline;">H</span>ajar pour le recueil d’Al Boukhari et celui d’Al Nawawi pour le recueil de Mouslim.</p>
<p>On se doit d’évoquer ici, pour mémoire, l’hyper-criticisme de certains orientalistes au regard de la tradition islamique, dans la période allant de la fin du XIXe siècle aux années 1960. Chez nombre d’entre eux, la propension aux jugements dépréciatifs l’emporte sur le souci de sereine objectivité pour reprendre les propos du docteur Bousquet.</p>
<p>Pour résumer notre présent travail nous pouvons distinguer deux mouvements dans la sauvegarde du <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith<em> :</em> la transmission majoritairement à l’orale de celui-ci et sa mémorisation, d&rsquo;une part, et la mise à l’écrit des diverses traditions reçues d&rsquo;autre part. La communauté musulmane peut s’enorgueillir d’avoir eut dans son histoire des individus qui ont voué leur vie à la recherche du savoir fut-il religieux ou non et la rigueur avec laquelle ils l’ont consigné et transmis. Ces livres ne sont en apparence que des lignes noirs sur du papier blanc ; aussi, il est important que chacun d’entre nous s’applique à faire revivre ce trésor en appliquant du mieux qu’il peut ce qu’il sait et en le transmettant également à son tour. Le Prophète <em>- que la prière et le salut de Dieu soit sur lui - </em>ne disait-il pas : ‘<em>Transmettez de moi ne serait-ce qu’un verset’ </em>(Al Boukhari).</p>
<p align="right"><em>Et Dieu est plus savant…</em></p>
<p>* : les auteurs des <em>Sunan </em>sont : Abou Dâwoud, Al Tirmidhî, An Nassâ’î, Ibn Mâjah.</p>
<p>&nbsp;</p>
<br/><div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/le-hadith-de-la-codification-a-la-terminologie-2/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/le-hadith-de-la-codification-a-la-terminologie-2/" ></div><p>The post <a rel="nofollow" href="http://www.alkahflejournal.com/le-hadith-de-la-codification-a-la-terminologie-2/">Le hadith (2/2) : De la codification à la terminologie</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="http://www.alkahflejournal.com">Journal</a>.</p>
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		<title>Le hadith (1/2) : De la codification à la terminologie</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Feb 2013 12:08:31 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>De nos jours, pour quiconque désirant posséder les différents recueils de traditions prophétiques, une simple commande chez un libraire spécialisé suffit pour que sa demande soit réalisée. Il est cependant important de prendre conscience du trésor incommensurable que renferment ces livres qui ont nécessité des efforts de toute une vie. Ces livres qui portent le... <br /> <a class="meta-more" href="http://www.alkahflejournal.com/le-hadith-de-la-codification-a-la-terminologie-1/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/le-hadith-de-la-codification-a-la-terminologie-1/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/le-hadith-de-la-codification-a-la-terminologie-1/" ></div><br/><p>De nos jours, pour quiconque désirant posséder les différents recueils de traditions prophétiques, une simple commande chez un libraire spécialisé suffit pour que sa demande soit réalisée. Il est cependant important de prendre conscience du trésor incommensurable que renferment ces livres qui ont nécessité des efforts de toute une vie. Ces livres qui portent le nom de <em>sahîh, sunân, musnad</em>, ont une histoire que nous ignorons bien souvent mais qui donnerait fort à réfléchir sur les précautions à prendre quand on rapporte un propos ou un acte du Prophète,<em> la prière et le salut de Dieu sur lui</em>. Nous traiterons dans cet article de l’histoire de la codification du <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith jusqu’au 2<sup>ème</sup> siècle de l’hégire.</p>
<p>Dans son apparence un <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith se compose d’un <em>isnâd</em> (chaîne de rapporteurs) et d’un <em>matn</em> qui est un texte contenant un propos ou relatant un fait. Dans le fond, le <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith est d’après la définition du juge <span style="text-decoration: underline;">h</span>anafite Abou al Baqâ’ : l’ensemble des informations contenant les paroles et les actes, mais également la confirmation ou la tolérance adoptées par le Prophète, <em>la prière et le salut de Dieu sur lui. </em>Il se subdivise en deux catégories : le <em><span style="text-decoration: underline;">h</span></em><em>adith qoudsî</em> (Divin) et le <em><span style="text-decoration: underline;">h</span></em><em>adith charîf</em>. Le premier se caractérise par le fait que le sens est proprement Divin alors que l’expression est celle du Prophète, <em>la prière et le salut de Dieu sur lui</em> (ce qui fait la différence avec le Coran dont le sens et l’expression sont de nature divine). Le second renferme uniquement les propos ou les actes du Prophète, <em>paix et salut sur lui</em>.</p>
<p>La mise par écrit des <span style="text-decoration: underline;">h</span>adiths commença dès l’époque des compagnons, <em>que Dieu les agrées</em> : en effet d’après A<span style="text-decoration: underline;">h</span>med, le Prophète, <em>la prière et le salut de Dieu sur lui</em>, autorisa Abdallah ibn Amr ibn al ‘As à les mettre par écrit. Même s’il est vrai que certains <span style="text-decoration: underline;">h</span>adiths laissent entendre l’interdiction de le faire, des juristes admettent qu’il s’agit très probablement d’une interdiction temporaire qui fut abrogée par la suite et dont la finalité première était de ne pas les confondre avec le Coran. Ibn <span style="text-decoration: underline;">H</span>ajar dans <em>Fath al Bârî</em> nous assure qu’Al Boukhari ne trouva pas digne de confiance les <span style="text-decoration: underline;">h</span>adiths portant sur la question ; il a d’ailleurs inclus spécialement un chapitre dans son Sa<span style="text-decoration: underline;">h</span>î<span style="text-decoration: underline;">h</span> qui s’intitule : <em>Chapitre sur la mise par écrit de la science.</em> Certains compagnons consignaient les <span style="text-decoration: underline;">h</span>adiths entendus de la bouche du Prophète, <em>la prière et le salut de Dieu sur lui</em> sur des feuilles en parchemin que l’on nommait <em>al Sa<span style="text-decoration: underline;">h</span>îfa</em> ; Anas ibn Mâlik nous rapporte que tout ce qui était entendu de la bouche du Prophète, <em>la prière et le salut de Dieu sur lui</em>, était transmis à ceux qui n’avaient pu être présent au moment du dire.</p>
<p>Par conséquent même si le premier siècle est largement dominé par la dimension orale du <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith, celui-ci se retrouve également en partie fixé par écrit. Comme nous l’avons mentionné dans notre article sur les Omeyyades <em>(2/3)</em> c’est sous le califat de Omar ibn ‘Abd al Azîz qu’une impulsion nouvelle va naître ainsi que l’engouement de codifier la tradition prophétique. Le passage de l’oral à l’écrit en matière de <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith peut être comparé, dans une certaine mesure, au processus de fixation du Coran. Parmi la génération des suivants, le plus éminent précurseur en matière de compilation des <span style="text-decoration: underline;">h</span>adiths est Ibn Shihâb al Zuhrî (m. en 104/723) dont le recueil a été perdu. On notera qu’au 2<sup>ème</sup> siècle de l’hégire les grands noms de ce que l’on appellera la science du <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith sont à la Mecque Soufyân ibn ‘Ouyayna, à Médine Rabi’ ibn Soubaïh, à Basra <span style="text-decoration: underline;">H</span>ammad ibn Salama, à Koufa Soufyân al Thawrî, en Syrie Al Awza’î, au Khourasân Ibn al Moubârak. Tous ces éminents savants ont dégagé le terrain et préparé les matériaux nécessaires à l’élaboration des grands corpus qui verront le jour entre le milieu et la fin du 3<sup>ème</sup> siècle de l’hégire. Le premier recueil de <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith qui verra le jour au 2<sup>ème</sup> siècle et qui est également un traité de jurisprudence sera <em>al Mouwattâ’</em> de l’imam Mâlik. On rapporte que lorsque l’Imam voulait parler des <span style="text-decoration: underline;">h</span>adiths, il faisait ses ablutions, se parfumait, mettait des habits neufs et son turban par respect envers le Prophète, <em>la prière et le salut de Dieu sur lui</em>. À méditer.</p>
<p align="right"><em>Et Dieu sait mieux…</em></p>
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		<title>Le califat omeyade : Les réalisations</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Feb 2013 12:08:00 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>L’analyse que l’on peut faire des réalisations durant la période des Omeyades, nous montre qu’il serait fallacieux de penser que durant leur 90 années de gérance, chaque calife participa au progrès qu’il soit d’ordre financier, artistique, religieux ou même étatique : en effet, nous pouvons nettement distinguer qu’une vraie effervescence naitra sous la période marwânide bien... <br /> <a class="meta-more" href="http://www.alkahflejournal.com/le-califat-omeyade-les-realisations-2/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/le-califat-omeyade-les-realisations-2/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/le-califat-omeyade-les-realisations-2/" ></div><br/><p>L’analyse que l’on peut faire des réalisations durant la période des Omeyades, nous montre qu’il serait fallacieux de penser que durant leur 90 années de gérance, chaque calife participa au progrès qu’il soit d’ordre financier, artistique, religieux ou même étatique : en effet, nous pouvons nettement distinguer qu’une vraie effervescence naitra sous la période marwânide bien que stoppée par l’instabilité politique ; cette période durera environ trente ans et se situe du califat de ‘Abd al Mâlik ibn Marwân à celui de Omar ibn ‘Abd al ‘Azîz. A défaut d’être exhaustif, nous tenterons de sélectionner ce qui, dans cette période, reflète au mieux l’innovation &#8211; au sens courant &#8211; et la diversité des œuvres.</p>
<p>C’est bien à partir du califat de ‘Abd al Mâlik ibn Marwân (685-705) qu’une nouvelle impulsion va naître : le développement et le renforcement de l&rsquo;administration symbolisé par l’adoption de la langue arabe comme langue de l’Etat ainsi que l’amélioration du système graphique pour permettre une lecture sans ambiguïté des documents écrits. Ce point revêt une double importance car d’une part il est essentiel que les responsables politiques et administratifs des provinces puissent lire et comprendre les consignes écrites et reçues des autorités centrales ; la transformation ne se fit sans doute pas brusquement, mais il est à constater que le grec et le pehlevi disparurent peu à peu des documents administratifs ; d’autre part il permet une normalisation de l’orthographe coranique.</p>
<p>Sur le plan financier ‘Abd al Mâlik fit frapper les pièces d’une façon totalement nouvelle : dépourvues d’effigie et portant uniquement des légendes en arabe qui comprenaient la shahâda ainsi que l’indication de la date et du lieu, instaurant ainsi la première monnaie musulmane. A travers ces deux éléments, il réussira l’unité tant sur le plan de la communication au sein de l’Etat que sur le plan monétaire. Il fut également à l’initiative de couvrir la Kaaba d’un drap de soie tissé à Damas ainsi que de la réalisation du dôme du Rocher, le plus ancien monument musulman que l’on a pu dater grâce aux diverses recherches menées, comme remontant à 692 ; ce monument est très souvent confondue par de nombreux musulmans avec la mosquée d’Al Aqsa, 3<sup>ème</sup> lieu saint de l’Islam.</p>
<p>Cependant l’histoire retiendra que c&rsquo;est sous Al Walîd (705-715), que naîtra réellement l&rsquo;architecture religieuse islamique : parmi ses réalisations il y a la mosquée d’Al Aqsa et celle de Damas ainsi que l’agrandissement de la mosquée de Médine.</p>
<p>Malgré toutes ces réalisations le calife le plus célèbre de la dynastie omeyade est sans conteste Omar ibn ‘Abd al ‘Azîz (717-720) : petit-fils d’Omar ibn al Khattab, on le surnomme également le 5<sup>ème</sup> calife bien guidé. Bien que chronologiquement le 12<sup>ème</sup> calife, ce surnom est du à sa façon de gérer l’Etat, proche de celle des califes bien guidés mais également à sa piété ; on rapporte que son gouverneur du Khorasan (Iran) lui demanda l’autorisation de faire usage de la force alléguant le fait qu’il avait en face de lui des gens que seuls le sabre et le fouet pouvaient corriger. Le calife lui répondit : <em>Tu as menti, c’est plutôt la justice et le droit qui peuvent les corriger. Applique-leur cela</em>. Il supprima <em>al </em><em><span style="font-family: 'Times New Roman';">jizya</span></em> sur les nouveaux convertis que l&rsquo;on percevait comme s&rsquo;ils étaient encore des <em><span style="font-family: 'Times New Roman';">dhimmis</span></em><em> [protégés]</em>.</p>
<p>C’est sous son impulsion que débutera la retranscription de la Sounnah du Prophète <em>- la prière et le salut sur lui -</em> ; dans une directive adressée au juriste Abû Bakr ibn &lsquo;Amr ibn Hazm, il lui fut ordonné d’examiner ce qu’il conviendrait de faire pour réunir et fixer par écrit les hadiths : on notera à titre indicatif le travail remarquable d’Ibn Shihâb al Zuhrî, précurseur en matière de compilation mais également celui de Mâlik ibn Anas avec son œuvre, <em>Al Muwatta</em>.</p>
<p>A travers ces trois décennies, il est légitime de dire que certains califes firent preuves d’ingéniosité et leur héritage montre le point de départ de ce que l’on appellera par la suite la culture islamique. Cette embellie ne durera malheureusement qu’un temps, laissant place à la discorde et aux révoltes que nous tenterons d’analyser dans un prochain numéro <em>In Sha’a Allah</em>.</p>
<p align="right"><em>Et Dieu sait mieux…</em></p>
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		<title>Le califat omeyade : mise en place de l’Etat dans la nouvelle société musulmane</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Feb 2013 12:07:08 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Histoire musulmane]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Mise en place de l’Etat dans la nouvelle société musulmane L’image des Omeyades telle qu’elle est présentée dans la tradition musulmane est généralement   négative ; ceci s’explique principalement dans le refus de reconnaître leur souveraineté comme un véritable califat, insistant pour en faire une simple royauté ayant trahi l’esprit de la constitution tel que le prophète Mohammad -la... <br /> <a class="meta-more" href="http://www.alkahflejournal.com/le-califat-omeyade-1/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/le-califat-omeyade-1/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/le-califat-omeyade-1/" ></div><br/><p><b>Mise en place de l’Etat dans la nouvelle société musulmane</b></p>
<p>L’image des Omeyades telle qu’elle est présentée dans la tradition musulmane est généralement   négative ; ceci s’explique principalement dans le refus de reconnaître leur souveraineté comme un véritable califat, insistant pour en faire une simple royauté ayant trahi l’esprit de la constitution tel que le prophète Mohammad <em>-la prière et le salut sur lui-</em> l’avait établi. On ne doit cependant pas oublier que c’est précisément pendant leur règne et en partie sous leur impulsion, que l’islam s’est affirmé comme religion universaliste : réunissant sous bannière de nombreux peuples. Nous tenterons dans les prochains numéros de présenter la dynastie omeyade à travers trois axes ; la mise en place de l’Etat dans la nouvelle société musulmane nous servira d’introduction à ce qui sera abordé dans un deuxième temps où nous nous arrêterons sur les réalisations au sens large du terme des différents califes, pour venir conclure sur le déclin, ses causes et l’enseignement que l’on peut en tirer nous, musulmans du 15<sup>ème</sup> siècle de l&rsquo;Hégire.</p>
<p>Le califat « bien-guidé » en arrivant à sa fin, laisse place à un tout autre système dans lequel le pouvoir se transmettra non plus par voie consultative <em>-choura- </em>mais par succession au sein d’une même famille : c’est la dynastie. Les Omeyades vont régner sur l’ensemble du territoire musulman à travers deux dynasties que sont la dynastie omeyade de Damas (661-750) et la dynastie omeyade de Cordoue (756-1031).</p>
<p>Tous les califes durant cette période descendent d’Omeyya Ibn ‘Abd-Shâms, notable de la tribu Koraish, mais ils se rattachent à deux branches distinctes au sein de son clan : les trois premiers califes, appelés Soufyânides, sont issus de la lignée d’Abou Soufyân Ibn <span style="text-decoration: underline;">H</span>arb ; les onze autres, les Marwânides, descendent de Marwân Ibn al-<span style="text-decoration: underline;">H</span>akam. Nous aurons l’occasion de revenir sur la dynastie omeyade de Cordoue dans un autre numéro <em>In Shâ’a Allah.</em></p>
<p><strong><em>Sur le plan politique</em></strong>, le premier élément caractérisant cette période est le déplacement de son centre de Médine à Damas ; en effet la province de Shâm était administrée depuis plus de vingt ans par Mou&rsquo;awiya ; d’aucuns y verront que Damas était économiquement plus riche et plus développée que Médine, qui vivait en grande partie grâce à ce qui lui venait de l’extérieur.</p>
<p><strong><em>Sur le plan géographique et administratif</em></strong><strong><em>,</em></strong> l’Empire s’étendra à son apogée, de la Chine à l’est en passant par le nord de l’Inde, la Transoxiane <em>-région de l’Ouzbékistan-</em> le nord de l’Afrique et une grande partie de l’Espagne ; chaque province de l’Empire sera administrée par un gouverneur qui gère sa région depuis des bureaux que l’on nomme<em> dîwân(s),</em> constitués dans un premier temps de trois divisions : la chancellerie, l’armée et l’impôt. Cette organisation administrative est en réalité issue de l’héritage des Byzantins et des Sassanides.</p>
<p>La société musulmane sous les Omeyades est fondée sur l’assimilation des Arabes et des non-Arabes ; en effet, des gens dont la lignée n’était pas d’origine arabe s’unirent par des liens généalogiques à des tribus ou des clans d’Arabes par une relation que l’on nommera <em>mawlâ</em> (pl) <em>mawâlî.</em> Les non-Arabes constituèrent sous les Omeyades la majorité de la population.</p>
<p><strong><em>Sur le plan fiscal</em></strong><strong><em>,</em></strong> le musulman étant soumis à la <em>zakât</em> sur ses biens, le non-musulman, quand à lui, est protégé selon les règles du pacte de <em>dhimma</em>, qui lui permet moyennant le paiement d’un impôt, <em>al jizya</em>, de bénéficier d’un ensemble de droits et de devoirs ; à cela, il faut ajouter un impôt foncier, <em>al kharâj</em> ; à juste titre nous rappelons que ces deux impôts n’étaient pas, tant s’en faut, des surprises pour les anciens sujets de Byzance et de Ctésiphon (ville en Irak) qu’ils payaient déjà bien avant la venue des Omeyades.</p>
<p>Ce qui frappe dans la civilisation arabe de l’époque omeyade, c’est la coexistence de deux mondes, l’ancien et le nouveau, qui subsistent l’un à côté de l’autre, comme il arrive d’ailleurs à toute époque de transition ; une génération qui a vécu la révélation au quotidien et une génération  n’ayant jamais rencontré le Prophète<em>-la prière et le salut sur lui-</em> qui a une autre façon d’appréhender la vie et même la religion.</p>
<p>Au demeurant, la grande réussite des Omeyades lors de la mise en place de l’État, est sans aucun doute de ne pas avoir effacés les acquis des différentes civilisations qui étaient en place avant leur arrivé mais au contraire, de les intégrer dans le moule de l’islam et de ne pas avoir réduis à l’esclavage les populations des nouvelles contrées.</p>
<p align="right"><em>Et Dieu sait mieux…</em></p>
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		<title>La fin du Califat « bien-guidé »</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Feb 2013 12:06:24 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Histoire musulmane]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>La mort d’Ali (Dieu soit satisfait de lui), en Ramadan 40H (661EC), marque la fin d’une époque. Bien que des troubles y soient survenus, la période du Califat Bien Guidé représentera toujours dans la conscience musulmane, un modèle de référence. Les premiers Califes furent des exemples parfaits de justice, d’intégrité et de piété, entièrement dévoués à... <br /> <a class="meta-more" href="http://www.alkahflejournal.com/la-fin-du-califat-bien-guide/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/la-fin-du-califat-bien-guide/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/la-fin-du-califat-bien-guide/" ></div><br/><p>La mort d’Ali <em>(Dieu soit satisfait de lui</em>), en Ramadan 40H (661EC), marque la fin d’une époque. Bien que des troubles y soient survenus, la période du Califat Bien Guidé représentera toujours dans la conscience musulmane, un modèle de référence. Les premiers Califes furent des exemples parfaits de justice, d’intégrité et de piété, entièrement dévoués à la religion de Dieu. L’époque qui s’en suivit fut riche en gloire et en puissance, mais on ne vit jamais plus de société aussi fidèle au message prophétique, mêlant si harmonieusement le temporel et le spirituel.</p>
<p><strong>Deux extrêmes au sujet de Ali-</strong><strong> </strong>L’avis correct concernant Ali, est de le considérer comme l’un des plus nobles et des plus valeureux compagnons du Prophète <em>(paix et salut sur lui).</em> Son épouse Fatima, fille du messager de Dieu, est l’une des femmes les plus pieuses de l’Humanité. Quant à ses fils, al <span style="text-decoration: underline;">H</span>assan et al<span style="text-decoration: underline;">H</span>oussein, ils sont des exemples de piété et les petits fils bien aimés du Prophète. Ainsi, aimer Ali et sa famille c’est aimer le messager d’Allah, les détester est un signe d’hypocrisie. Deux groupes s’opposèrent alors. Ceux qui comme les <em>nassibites</em> et les kharijites dénigrèrent la personne de Ali oubliant par là son mérite ; et ceux qui, à l’opposé, le considérèrent comme infaillible et comme seul digne successeur du Prophète, contestant ainsi la légitimité, pourtant indiscutable, du califat d’Abou Bakr, de Omar et de Othmân. Ali est en ce sens semblable à Jésus fils de Marie <em>(Paix sur lui)</em> : d’aucuns le traitèrent de menteur et de magicien et d’autres l’élevèrent au point de faire de lui un dieu, et de lui vouer un culte.</p>
<p><strong>Al <span style="text-decoration: underline;">H</span>assan ibn Ali ou le choix de la réconciliation- </strong>Après le martyr de Ali, les gens du <span style="text-decoration: underline;">H</span>edjaz (Arabie) se tournèrent vers Al <span style="text-decoration: underline;">H</span>assan pour assurer la fonction califale. Cependant, bien qu’il était le plus à même de devenir chef des croyants, il se désista au profit de Mou’awiya. En effet, malgré la mort de son père, il subsistait toujours une forte opposition entre les gens du Châm (Syrie, Palestine), liés à Mou’awiya et les gens du <span style="text-decoration: underline;">H</span>edjaz ; opposition qui pouvait à tout moment tourner à l’affrontement. Par cet acte noble, Al <span style="text-decoration: underline;">H</span>assan permit à Mou’awiya d’être accepté de fait comme le nouveau calife du monde musulman et d’éviter un interminable conflit pour la succession. Dieu dit dans son Livre <em>: Les croyants ne sont que des frères. Etablissez la concorde entre vos frères, et craignez Allah, afin qu&rsquo;on vous fasse miséricorde (49,10).</em>Ce retour à la stabilité politique est connu sous le nom de ‘<em>âm al jama’ah </em>: l’année de la concorde. Ainsi se réalisait le vœu du Prophète qui avait dit un jour, désignant al <span style="text-decoration: underline;">H</span>assan qui n’était alors qu’un enfant : <em>Mon fils que voici est un seigneur [sayyida]. Et peut-être que Dieu réconciliera par son intermédiaire deux groupes des musulmans (Boukhâri). </em>Le Califat de Mou’awiya dura environ vingt ans. Il fut donc le premier calife de ce qui devint la dynastie des Omeyyades ; dynastie qui allait régner sur le monde musulman pendant près d’un siècle.</p>
<p><strong>Califat Prophétique et Califat monarchique-</strong><strong> </strong>Le Califat Bien Guidé dura trente années comme l’avait attesté de son vivant  le Messager de Dieu <em>(Sounan).</em> Il prit réellement fin avec le renoncement d’al <span style="text-decoration: underline;">H</span>assan à toute prétention au califat. La différence entre les Califes Bien Guidés et ceux qui leur succédèrent, réside essentiellement dans l’exercice du pouvoir. Tout d’abord, Abou Bakr, Omar, Othmân et Ali furent tous désignés après  consultation de l’ensemble de la communauté <em>(choura)</em>. Même si Mou’awiya fut un dirigeant juste <em>(Que Dieu l’agréé)</em>, il n’est pas parvenu au califat par voie consultative. D’autre part, dans un Califat sur le modèle de la prophétie, le calife et ses gouverneurs se confondent avec le peuple, ils habitent des maisons comme tout le monde et non des palais, se montrent accessibles aux gens, n’exercent pas un pouvoir absolu et prient à la mosquée au côté du reste des croyants. Le Califat qui suivit fut emprunt du faste des rois. Les califes se firent construire des palais dans lesquels ils recevaient les «  grands » de ce monde. A l’affût des intrigues et craignant pour leur vie, ils ne côtoyèrent plus la population.</p>
<p><strong>Le retour du Califat Bien Guidé-</strong> Enfin, Ahmad et d’autres rapportent un <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith annonçant le retour dans l’Histoire d’un califat sur le modèle de la prophétie : <em>La prophétie demeurera parmi vous aussi longtemps que Dieu le voudra. Puis Dieu la reprendra lorsqu’Il voudra et elle sera remplacée par un califat qui suivra le chemin tracé par la prophétie, et qui demeurera aussi longtemps que Dieu le voudra. Puis Dieu le reprendra lorsqu’Il voudra et il sera remplacé par un pouvoir absolu qui demeurera aussi longtemps que Dieu le voudra. Puis Dieu le reprendra lorsqu’Il voudra et il sera remplacé par une tyrannie qui demeurera aussi longtemps que Dieu le voudra. Puis Dieu le reprendra lorsqu’Il voudra et il sera remplacé par un califat qui suivra le chemin tracé par la prophétie (authentifié par al ‘Iraqi).</em></p>
<br/><div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/la-fin-du-califat-bien-guide/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/la-fin-du-califat-bien-guide/" ></div><p>The post <a rel="nofollow" href="http://www.alkahflejournal.com/la-fin-du-califat-bien-guide/">La fin du Califat « bien-guidé »</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="http://www.alkahflejournal.com">Journal</a>.</p>
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		<title>La fitna : la bataille de Siffin</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Feb 2013 12:05:45 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Histoire musulmane]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Viendra une fitna [épreuve] : celui qui sera  assis agira mieux que celui qui sera debout ; celui qui sera debout agira mieux que celui qui marchera ; celui qui marchera agira mieux que celui qui courra (Tirmidhi). Sous le califat de Ali, de nombreux compagnons comprirent cette parole du Prophète (paix et salut sur lui)comme faisant... <br /> <a class="meta-more" href="http://www.alkahflejournal.com/la-fitna-2/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/la-fitna-2/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/la-fitna-2/" ></div><br/><p><em>Viendra une fitna [épreuve] : celui qui sera  assis agira mieux que celui qui sera debout ; celui qui sera debout agira mieux que celui qui marchera ; celui qui marchera agira mieux que celui qui courra (Tirmidhi).</em></p>
<p>Sous le califat de Ali, de nombreux compagnons comprirent cette parole du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em>comme faisant référence au conflit qui opposa le calife Ali à Mu’awiya, alors gouverneur de la Syrie <em>(Qu’Allah soit satisfait d’eux). </em>Néanmoins, la confusion était telle que rien ne put empêcher une tragédie, qui allait coûter la vie à un grand nombre de musulmans.</p>
<p><strong>La bataille de Siffin </strong>-<strong> </strong>Après la bataille du chameau, Ali envoie Djarîr ibn Abdallah auprès de Mu’awiya lui demandant une dernière fois de lui prêter allégeance. Ce dernier ne conteste pas l’autorité d’Ali en tant que telle, mais il continue à conditionner son allégeance au jugement immédiat des meurtriers d’Othman. Ce refus obstiné, de la part de Mu’awiya et de son entourage, s’explique en partie par le fait que de nombreuses calomnies accusant Ali de complicité dans la mort de Othmân, avaient été répandues en Syrie. Ces dires, bien que totalement infondés et propagés par des personnes malveillantes, vont ajouter un peu plus d’incompréhension à une situation déjà très confuse. Ali se décide donc à lever une armée afin de destituer Mu’awiya. Les deux camps se rencontrent à Siffin, dans l’ouest de la Syrie en Dhul Hijja 36H. Au début Mouharam, les combats sont interrompus afin de chercher une issue à la crise. Mais aucun accord n’est trouvé. Les hostilités reprennent alors avec une intensité encore plus grande. Le compagnon Ammar Ibn Yassir, rattaché au camp d’Ali, tombe au cours de la bataille. Or, de son vivant, le Prophète avait annoncé qu’Ammar serait tué par <em>la faction rebelle (Boukhâri). </em>Beaucoup de compagnons avaient connaissance de ce hadith et la mort de Ammar jeta le trouble dans le camp de Mu’awiya. L’armée d’Ali finit par prendre le dessus. Amr ibn al ‘Ass conseilla alors à Mu’awiya de demander un arbitrage sur la base du Livre de Dieu. Symboliquement, ses soldats placèrent au bout de leurs lances des exemplaires du Coran<em> (masâhif). </em>Le calife accepta leur requête et deux Compagnons furent désignés pour procéder à l’arbitrage : Abou Moussa al ‘Ach’ari pour le camp de Ali et ‘Amr ibn al ‘Ass pour celui de Mu’awiya.</p>
<p><strong>Les Kharijites -</strong><strong> </strong>L’arbitrage échoue<strong>. </strong>Ali ne pourra donc plus lever d’armée contre Mu’awiya et un groupe au sein de son camp se sépare de lui. Ils lui reprochent d’avoir eu recours à un arbitrage tandis que disent-ils <em>le jugement n’appartient qu’à Dieu. </em>Et si le jugement de Dieu est bien contenu dans le Coran, comme l’affirme ce verset, c’est aux hommes qu’il incombe de l’extraire, comme le leur rétorqua Ali. Désormais, les voici opposés à la fois au Calife et à Mu’awiya. Ils ne tardent pas à durcir leur position en déclarant apostat toute personne ayant un avis différent du leur. Tant que leur opposition demeura verbale, Ali ne tenta rien contre eux et ce          malgré leur extrémisme. En effet, il ne pouvait  pas les priver du minimum de droits que l’Islam leur garantissait. Le Calife se décida à les combattre dès lors qu’ils commencèrent à agresser la population. Il les vainquit en 38H à<em> </em>Nehrawân. Après cette défaite, les kharijites jurèrent de se venger du Calife et l’assassinèrent finalement durant le mois de Ramadan en 41H. Jusqu’à la fin, Ali aura tenté de réunifier le monde musulman. <em>Qu’Allah le comble de sa miséricorde !</em></p>
<p><strong>La divergence des savants -</strong><strong> </strong>Le conflit entre Ali et Mu’awiya n’était dû ni à une lutte pour la succession, ni à une faiblesse de foi, mais à une divergence de points de vue dont certains ont profité pour attiser la haine entre les musulmans, vivement émus par la mort d’Othmân. Les savants sont unanimes pour dire que Ali avait raison sur le fond et que Mu’awiya était sincère dans sa démarche, bien que son jugement fut erroné. Cependant, ils ont divergé sur le fait de combattre Mu’awiya. S’agissait-il d’un combat contre un groupe rebelle menaçant la concorde de la nation et qui est prescrit par le Coran, ou bien était-ce une <em>fitna</em>(épreuve) dont il fallait s’écarter, comme l’enseigne la Sounnah. Les Compagnons eux-mêmes ont divergés à ce sujet. D’aucuns comme Abdallah ibn Omar, Sa’d ibn Abî Waqqas, Mo<span style="text-decoration: underline;">h</span>ammed ibn Maslama et d’autres, n’y ont pas participé. Si certains hadiths comme celui sur la mort de Ammar, montrent que les prétentions d’Ali étaient plus fondées, d’autres montrent bien qu’il s’agissait d’une <em>fitna. </em>C’est là l’avis de grands savants, toutes générations confondues, tel Al Thawri, Abou <span style="text-decoration: underline;">H</span>anifa, A<span style="text-decoration: underline;">h</span>med, Mâlik ou Ibn Taymiyya. On peut citer par exemple le hadith où le Prophète informa Mo<span style="text-decoration: underline;">h</span>ammed ibn Maslama, qui ne prit pas part au combat, que la<em>fitna</em> ne le toucherait pas <em>(Abou Dawoud)</em>. Ainsi, Ali était le plus proche de la vérité mais cela ne signifie pas que le combat était la meilleure solution. Comme l’a dit ibn Taymiyya, cela ne pouvait qu’aggraver les choses<em>(majmou’ al fatawa). </em>Quoi qu’il en soit, nous aimons et honorons tous les Compagnons du Prophète. Nous ne pouvons que relater les faits et laisser à Dieu le jugement. Vers Lui est le retour et personne ne portera le fardeau d’un autre.</p>
<p><em>Voici une génération révolue, à elle ce qu’elle a acquis et à vous ce que vous aurez acquis ; on ne vous demandera pas compte de ce qu’ils firent. Et Allah seul sait !</em></p>
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		<title>La fitna : la bataille du chameau</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Feb 2013 12:05:17 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Histoire musulmane]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>La fin du monde ne viendra pas avant que deux factions musulmanes ne s’affrontent…pourtant leur prétention (à la vérité) est la même. (Al Boukhâri). Selon les exégètes, ce hadith fait allusion aux batailles survenues après la mort du calife Othmân et qui opposèrent les partisans de Ali à ceux de Mu’âwiya. Ces évènements marquèrent la première grande... <br /> <a class="meta-more" href="http://www.alkahflejournal.com/la-fitna-1/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p>
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<p><strong>Après la mort d’Othmân, l’heure est grave</strong> à Médine. La situation reste très instable. On propose le califat à Ali mais celui-ci refuse, encore abattu par le meurtre du calife. Il finit pourtant par accepter, conscient que l’avenir de l’Islam est en jeu. Certains compagnons ne lui font pas immédiatement allégeance préférant attendre que les choses se clarifient (<em>Al bidâya wan nihâya)</em>. En effet, les insurgés, toujours présents en masse dans la ville, ont reconnu Ali comme le nouveau calife et personne ne connaît réellement leurs intentions. La discorde va naître non pas de la nomination d’Ali, dont tout le monde connaît la valeur et la sagesse, mais de la divergence quant à l’attitude à adopter concernant les meurtriers d’Othmân. Certains comme Mu’âwiya, gouverneur de la Syrie, demandent à ce que les responsables de la mort de Othmân soient jugés et que leur soit appliquée la loi du talion. Mais pour Ali, l’heure est au rétablissement de l’ordre. L’autorité de l’Etat doit être rétablie au plus vite. D’autant plus que personne n’est en mesure d’identifier avec certitude les assassins de Othmân, pas même son épouse présente au moment du drame. D’ailleurs, lorsque Mu’âwiya deviendra calife, il ne parviendra pas à les retrouver. La demande de justice était tout à fait légitime et il est à noter que Mu’âwiya ne s’est opposé à Ali que dans cet unique but, non pour lui disputer le pouvoir. Néanmoins, bien qu’attristé par la mort de Othmân, Ali se montra plus clairvoyant. La justice ne peut être rendue dans la précipitation et l’émotion ne peut se substituer aux règles de l’Islam. Comme l’a dit le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em>, <em>au plaignant d’apporter la preuve et à l’accusé de prêter serment (Bay<span style="text-decoration: underline;">h</span>aqi).</em></p>
<p><strong>La bataille du chameau</strong><strong> - </strong>Pendant trois mois, Ali envoie plusieurs lettres à Mu’âwiya lui réclamant de se soumettre à l’autorité légitime.<strong> </strong>Ne recevant aucune réponse, il se décide à le combattre. Son fils <span style="text-decoration: underline;">H</span>assan essaie de l’en dissuader mais en vain. Sur le point de quitter Médine, il apprend qu’une délégation accompagnée de Tal<span style="text-decoration: underline;">h</span>a, Zoubayr et Aïcha  a quitté la Mecque pour Bassora dans le but de rallier des partisans à leur cause : réclamer le jugement des meurtriers d’Othmân. Ali et ses troupes se dirigent alors vers l’Irak afin d’éviter une nouvelle division. Le mot d’ordre est à la réconciliation. Sur le chemin, Aïcha pense à délaisser son action se rappelant d’un dire du Prophète, mais on la convint finalement de rester. A un homme demandant à Ali s’il pensait que Tal<span style="text-decoration: underline;">h</span>a et Zoubayr étaient dans l’erreur, il répondit plein de sagesse : <strong><em>La vérité ne peut être connue à travers les hommes, connais d’abord la vérité, ensuite tu connaîtras ses partisans</em></strong><em> (Al Dhahabbi &#8211; Sira annoubala). </em>Rappelons au passage, que Tal<span style="text-decoration: underline;">h</span>a et Zoubayr, les deux inséparables, furent parmi les premiers convertis de la Mecque, et parmi les dix biens heureux auxquels le Prophète avait promis le Paradis <em>(Tirmidhi)</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les deux groupes se retrouvent finalement et un accord est sur le point d’être conclu. Mais ceux qui portaient une responsabilité dans le meurtre d’Othmân, prirent peur d’être jugés si la situation venait à s’améliorer. A l’insu d’Ali, une attaque surprise est lancée de nuit contre le camp d’Aïcha. La bataille s’engage alors, chacun pensant se défendre légitimement. Nous sommes en <em>Djumâda al akhîra</em> 36H. Rencontrant Zoubayr, Ali lui rappelle une parole du Prophète prédisant un conflit entre eux et dans lequel Ali serait dans son droit <em>(Fat<span style="text-decoration: underline;">h</span> al bari)</em>. Zoubayr quitte alors les lieux pour retourner vers Médine mais il est suivit par Amr ibn Joumrouz qui l’assassinera dans son sommeil. Portant la nouvelle à Ali, ce dernier lui annonce l’Enfer, ayant entendu de la bouche du Prophète : <em>Celui qui tuera le fils de Safiyya (Zoubayr), annonces lui la Géhenne (Boukhâri)</em>.</p>
<p>Quant à Tal<span style="text-decoration: underline;">h</span>a hélas, il est tué alors qu’il cherchait à quitter le champ de bataille. Cette tragédie fut baptisée la bataille du chameau en référence à la monture sur laquelle se trouvait la mère des croyants, Aïcha. Finalement, l’armée d’Ali prit le dessus et Aïcha fut raccompagnée à Médine avec tout le respect dû à son rang. Après la bataille, commentant la présence de certains corps, Ali s’écrira : <em>Cette guerre a été alimentée par les assassins d’Othmân, ils ont semé le trouble et la zizanie entre les musulmans… (Rapporté par Abou Bakr Ibn Arabi d’après Ibn Kathir et Tabari)</em>. Après le départ de Aïcha, Ali envoie un dernier message à Mu’âwiya l’informant du ralliement de l’Irak sous son autorité et lui demandant une dernière fois de faire allégeance… <em>Et Allah est le plus Savant.</em></p>
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		<title>Apparition des troubles : l&#8217;assassinat d’Othman</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Feb 2013 12:04:27 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Histoire musulmane]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Voyez-vous ce que je vois ? Je vois les épreuves, telle la pluie, tomber à travers vos demeures (Al-Boukhâri). Les exégètes, tel Al-Nawawi, interprètent cette parole du Prophète (paix et salut sur lui), comme une prédiction des batailles fratricides et des troubles survenus après sa mort,  qui telle la pluie, frappèrent toute  la communauté, sans exception. Ainsi, nous aborderons ici... <br /> <a class="meta-more" href="http://www.alkahflejournal.com/apparition-des-troubles/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p>
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<p><strong>Les prémisses d’une crise </strong><strong>:</strong> c’est à la fin du Califat de Othmân, qui dura douze ans, que se manifestèrent les premiers troubles dont l’issue tragique, l’assassinat du calife, affectera l’unité des musulmans. Selon lbn khaldoun, la crise apparut tandis que l’expansion territoriale <em>[foutou<span style="text-decoration: underline;">h</span>at]</em> touchait à sa fin et que les Arabes s’installaient dans les régions ouvertes à l’Islam. Parmi eux, se trouvaient les compagnons du Prophète, qui constituaient le noyau dur de la communauté des croyants. Lorsque ces derniers moururent et que leur nombre devint de plus en plus réduit, de nombreux musulmans, n’ayant pas vécu avec le Prophète, oublièrent le respect et le mérite dus aux premiers croyants. Ils se mirent à contester leur autorité et à critiquer de manière exagérée leurs gouverneurs. Ces critiques se transformèrent peu à peu en calomnies, jusqu’à se répandre et viser directement la personne du calife. Othmân dépêcha des émissaires à travers les provinces musulmanes afin de s’enquérir de la situation, et pour savoir si la colère du peuple était fondée. Aucune injustice réelle ne fut trouvée <em>(tarikh).</em> Néanmoins, il est évident que seul le Prophète était infaillible et aucune politique ne peut faire l’unanimité. Ainsi, certains compagnons avaient effectivement exprimés de forts désaccords concernant quelques aspects de la politique de Othmân. Mais éduqués par la prophétie, leurs critiques, aussi sévères soient-elles, étaient empreintes d’éthique et n’avaient pour seul but que de conseiller le calife et relevaient de leur droit à la libre expression. Le danger venait en réalité de ceux qui exploitaient ces désaccords afin d’attiser la révolte et la destitution du calife.</p>
<p><strong>Des facteurs aggravants</strong><strong> : </strong>Deux éléments de la politique du calife aggravèrent la crise. Tout d’abord, sa politique financière. Connu pour sa générosité qui s’était exprimée à maintes reprises du temps du Prophète, Othmân débuta son califat par une augmentation des dons publiques. Il mena également une politique économique plus libérale que son prédécesseur, Omar, l’Etat exerçant un contrôle moins prononcé, notamment sur l’origine des richesses. D’aucuns purent ainsi s’enrichir et multiplier leurs capitaux, y compris les gouverneurs. Mais habitués au scrupule <em>(al wara)</em> et à l’ascétisme du califat de Omar, certains y virent un mal, tandis que Othmân ne cherchait qu’à améliorer la vie des gens avec ce  que Dieu avait permis ; et faire de la prospérité économique un élément de stabilité. Ceci étant, cela engendra de la frustration au sein d’une partie de la population ; frustration par ailleurs toute relative puisque le Trésor Public dispensait des dons vis-à-vis des plus pauvres.</p>
<p>Deuxième élément : la nomination des gouverneurs. Selon Tabarî, dès la deuxième année de son califat (25H), Othmân se mit à destituer et remplacer quelques uns des anciens agents établis par Omar <em>(târikh)</em>. C’était là son droit le plus légitime. Mais on lui reprocha d’avoir placer trop de gouverneur de sa tribu, les Bani Oumayya, qui était en fait la plus grande tribu arabe. Ils n’en firent pas moins preuve de savoir faire dans la gestion des affaires, et cela n’empêcha pas Othmân de demander des comptes à ses gouverneurs qu’il convoquait d’ailleurs tous les ans à l’occasion du pèlerinage. Il destitua par exemple le gouverneur Sa’îd Ibn Al ‘Ass à la demande de la population de Koufa. Néanmoins, le fait qu’il se soit entouré des gens de sa tribu donna l’impression qu’il n’était pas entouré des compagnons. Cela favorisa, malheureusement, et malgré lui, le retour de l’esprit tribal.</p>
<p><strong>L’assassinat d’Othman :</strong><strong> </strong>En 35H, une révolte éclata. Les révoltés venaient de Koufa, de Bassora et d’Egypte et  se dirigèrent vers Médine. Ils cherchèrent à rallier Alî et Tal<span style="text-decoration: underline;">h</span>a à la sédition mais tous deux refusèrent. La situation se dégrada jusqu’à ce que la maison du calife soit assiégée. Les insurgés finirent par y pénétrer et assassinèrent le calife qui lisait alors le Coran tandis qu’il jeûnait. Othmân aurait pu combattre ses opposants mais il voulut éviter un bain de sang et chercha jusqu’au bout à repousser la guerre civile. Il ne voulut pas non plus démissionner de la fonction de calife à laquelle il avait été librement élu. Cela aurait introduit un précédent, favorisant l’instabilité politique dans un Etat encore tout jeune. A<span style="text-decoration: underline;">h</span>mad rapporte avec une chaîne authentique que le Prophète lui avait dit : <em>Allah te vêtira d’un vêtement (le califat), que des gens de ma communauté essaieront de t’arracher. N’y renonce pas, jusqu’à ce que tu me retrouves. </em>Sa mort laissa perplexe les Compagnons qui n’avaient pas imaginé que la crise puisse aboutir à  un terme aussi tragique. Cependant, il est important de ne pas réduire le califat d’Othmân uniquement à ces troubles. La plus grande partie de son califat se déroula dans la prospérité et  il fut tué en pure injustice !</p>
<p><em>Que Dieu soit satisfait de lui ! Et Dieu seul sait</em> !</p>
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		<title>Les apports du califat « bien-guidé »</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Feb 2013 12:04:11 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Histoire musulmane]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Précédemment, nous nous étions intéressés à la période du califat bien guidé, qui conformément à la prédiction du Prophète (paix et salut sur lui), s&#8217;étendit sur une durée de trente années : deux ans et demi avec Abou Bakr, dix ans avec Omar, douze années avec Othman, cinq ans avec Ali et six mois pour al-Hassan.... <br /> <a class="meta-more" href="http://www.alkahflejournal.com/les-apports-du-califat-bien-guide/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p>
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<p><strong>L’affirmation de l’autorité de l’État : </strong>Après la mort du Prophète, certaines tribus d’Arabie se refusèrent à verser l’aumône légale (zakât) la considérant comme un impôt et non comme une obligation religieuse. Or la zakât est non seulement le troisième pilier de l’Islam mais elle est aussi un moyen de lutter contre l’injustice sociale, et de servir des causes d’utilité publique. Le calife Abou Bakr décida alors d’appeler les tribus à revenir sur leur décision. Si ces dernières refusaient, alors elles seraient combattues. Certains compagnons conseillèrent au calife de renoncer à cette décision, de peur de voir des musulmans s’affronter. Mais, outre la nécessité de la zakât pour la société musulmane, Abou Bakr savait bien que si l’une des colonnes de l’édifice venait à s’effriter, ce dernier ne tarderait pas à s’effondrer. La clairvoyance du calife permit donc d’affirmer l’autorité de l’État dans toute l’Arabie et la suprématie de la Loi, dans une région qui avait été gouverné des siècles durant par l’esprit tribal.</p>
<p><strong>L’assemblage du Coran : </strong>Le Prophète reçut la Révélation durant vingt trois années. Il enseigna aux musulmans, hommes et femmes, le Coran, qui fut mémorisé, récité dans les prières, mais aussi mis par écrit sur divers matériaux (feuillets, peaux…). De nombreux compagnons le mémorisèrent  complètement. On les appelle al-qourra’. Durant le califat d’Abou Bakr, beaucoup d’entre eux moururent dans des guerres pour la défense de l’Islam. De peur de voir le Coran se perdre, le Calife ordonna à Zayd ibn Thâbit, anciennement scribe du Prophète et fin connaisseur du Livre de Dieu, de réunir tous les écrits coraniques et de les assembler. La Sainte Écriture fut ensuite recopiée sur des feuillets et conservée sous la forme d’un volume (mous<span style="text-decoration: underline;">h</span>af) pour les générations futures. Par ailleurs, il faut savoir que le Prophète a dit : ‘Ce Coran m’a été révélé selon sept lettres’<strong> </strong>[Boukhari &amp; Mouslim] signifiant par là que Dieu a révélé Son Livre à Son Messager et lui a permit de l’enseigner en fonction des différents dialectes de la langue arabe, pour en faciliter la compréhension. Ainsi, d’une ‘lettre à l’autre’, certains mots ou expressions pouvaient variés compte tenu des particularités de chaque dialecte, tout en ayant la même signification, ce qui ne changeait pas le sens des versets. Sous le Califat de Othmân, la terre de l’Islam s’était considérablement étendue. Les nouveaux musulmans, parfois non arabes, qui n’avaient pas connu le Prophète, pouvaient avoir parfois du mal à accepter l’existence de ces nuances. Certains se mirent à se disputer pensant que leur lecture était plus juste que celle des autres. Othmân ordonna alors de réaliser des copies du Coran à partir du mou<span style="text-decoration: underline;">sh</span>af d’Abou bakr. Ces copies furent rédigées selon le dialecte de la principale tribu arabe (al Qouraich). Le Coran fut d’ailleurs révélé en grande partie dans ce dialecte.</p>
<p>La copie obtenue fut envoyée aux quatre coins du monde musulman. Tout autre exemplaire ou feuillet faisant référence à un autre dialecte fut brûlée. Ainsi l’unité des musulmans autour du Coran fut préservée et le dessein de Dieu accompli : En vérité c&rsquo;est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c&rsquo;est Nous qui en sommes les gardiens (15,9).</p>
<p><strong>L’organisation de l’État et de ses institutions : </strong>C’est sous le Califat de Omar en premier lieu, puis de Othman, que se consolida l’organisation de l’État et des institutions : mise en place d&rsquo;une administration par secteur, organisation de l&rsquo;armée et de la magistrature, recensement, choix de l&rsquo;Hégire comme origine du nouveau calendrier, mouvement d&rsquo;urbanisation, dotations foncières, développement des voies maritimes…</p>
<p><strong>L&rsquo;expansion de l&rsquo;Islam (Al foutou<span style="text-decoration: underline;">h</span>at) : </strong>En quelques décennies, l&rsquo;Islam se répandit sur de vastes territoires : du nord-est (Irak, Iran), en passant par les portes de l&rsquo;Asie, à l&rsquo;ouest en Syrie, en Égypte puis en Afrique. Ces conquêtes n&rsquo;avaient pas pour but le pillage des richesses, ou l’avilissement de leurs populations. Leur unique objectif était de transmettre le Message Divin, sans pour autant chercher à l&rsquo;imposer. D&rsquo;ailleurs, certaines <strong> </strong>régions accueillirent plutôt bien les musulmans, notamment en Perse et en territoire Byzantin où les populations croulaient sous les impôts, exploitées par l&rsquo;aristocratie urbaine. L&rsquo;attachement du Coran au principe de justice allait clairement améliorer leur situation. De plus, le message de l&rsquo;Islam apportait des réponses claires quant au sens de l&rsquo;existence. Devant l&rsquo;ambiguïté de certaines croyances, de nombreux peuples furent donc séduits par la clarté et la fraîcheur du Message Divin.</p>
<p>Et Allah sait mieux !</p>
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