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	<title>Journal &#187; Les Compagnons</title>
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		<title>Ali Ibn Abi Taleb</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Jun 2017 12:00:42 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Les Compagnons]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/ali-ibn-abi-taleb-2/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/ali-ibn-abi-taleb-2/" ></div><br/><p>Comme nous l’avons dit, Ali fut présent, au premier rang, lors de tous les évènements cruciaux de la genèse de l’Islam. Il fut présent à Badr et à Ohoud où il fit montre d’une bravoure et d’une témérité devenues légendaires. Lors de la négociation de la trêve de Houdaybiya, Ali eut le rôle de scribe chargé de rédiger le traité d’armistice avec Quraysh. Il n’accepta pas de se plier aux directives de Souhayl Ibn Amr qui refusait les mentions de Clément et de Miséricordieux pour qualifier Allah, et le titre d’Envoyé d’Allah pour désigner Mohammad.</p>
<p>La veille de la prise de Khaybar, le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> annonça qu’il remettrait pour l’occasion l’étendard de la foi à un homme aimant et aimé d’Allah et de son Prophète. Tout le monde espérait être l’heureux élu, et ce fut Ali qui fut finalement désigné. Il souffrait alors d’une conjonctivite que le Prophète guérit en appliquant un peu de sa salive sur les yeux du malade et en invoquant pour lui.</p>
<p>Ali fut encore désigné pour administrer Médine durant l’expédition de Tabouk en l’an 9H. Il fut énormément déçu d’être relégué à une tâche administrative et préférait largement partir au front. Le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> maintint sa décision et le consola en lui disant : « <em>ne te satisfaits-tu pas d’être pour moi ce qu’Aaron fut pour Moïse, si ce n’est qu’il n’y aura plus de prophète après moi ? » (Al Boukhari). </em>Aaron était l’adjoint de Moïse et fut chargé de veiller sur le peuple pendant que Moïse se rendait au Sinaï pour recevoir les dix commandements. Pour ne pas laisser place au doute le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> jugea utile de préciser, qu’Ali, à la différence de Aaron, n’était pas et ne serait jamais un prophète.</p>
<p>En l’an 10, Ali fut mandaté par le Prophète pour aller enseigner l’Islam au Yémen et y faire office de préfet. Ali chercha à se dérober de cette responsabilité qui lui paraissait trop lourde : « <em>Ô Envoyé d’Allah, tu m’envoies gouverner des gens plus âgés que moi, et je ne me sens pas compétent à juger entre les gens ».</em> Le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> posa alors la main sur la poitrine de son jeune cousin et fit cette prière : « <em>Ô Allah, affermis sa langue et guide son cœur », </em>puis il dit : « <em>Ô Ali, ne juge jamais un différend sans prendre le temps d’écouter la version de chaque parti ! Si tu fais ainsi, alors ton jugement sera juste ». </em>Ali confirma par la suite qu’en mettant en pratique cette consigne prophétique, il n’eut jamais de difficulté à arbitrer les conflits.</p>
<p>La même année, Ali eut la triste responsabilité de procéder à la toilette mortuaire du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em>, avec son cousin Al Fadl Ibn Al Abbas et Oussama Ibn Zayd. Ali dira : « <em>j’ai procédé à la toilette mortuaire du Prophète et l’ai vu aussi beau et pur mort, qu’il l’était de son vivant ».</em></p>
<p>Ali eut ensuite fort à faire pour consoler son épouse Fatima, la fille du Prophète. D’autant plus que celle-ci tomba vite gravement malade. Elle allait rejoindre son père quelque six mois plus tard.</p>
<p>C’est la raison pour laquelle, nous l’avons déjà dit, Ali donna une première fois son allégeance au successeur du Prophète, que fut Abou Bakr, avec quelques jours de retard, et en cercle restreint. Après le décès de son épouse, Ali jugea utile de répéter publiquement et officiellement son geste pour faire taire les rumeurs propagées par les personnes « aux cœurs malades » qui prétendaient qu’Ali était fâché de ne pas avoir été choisi pour cette responsabilité.</p>
<p>Fidèle à son engagement, Ali accompagnera les trois successeurs <em>(khoulafa)</em> de l’Envoyé d’Allah, les conseillera, les épaulera et les soutiendra autant que faire se peut ; tant il reconnaissait à la fois leur mérite et la légitimité de leurs élections respectives au poste de Calife. Al Boukhari rapporte dans son <em>Sahih</em>que Mohammed Ibn Hanafi, l’un des fils les plus célèbres d’Ali, interrogea son père en ces termes : « <em>Quel était le meilleur homme après le Prophète ? – Abou Bakr, répondit Ali. – Puis qui ? – Omar, dit-il – j’eus honte d’insister, dit Mohammed, mais Ali le comprit et ajouta : puis Othman. Alors je demandai : « puis toi ? », ce à quoi Ali répondit humblement : « je ne suis quant à moi rien d’autre qu’un simple musulman ».</em></p>
<p>Nous avons déjà abordé la position d’Ali lors de la <em>fitna </em>qui conduisit à l’assassinat d’Othman et sa proposition de venir en aide à ce dernier. Il répondait aux détracteurs d’Ibn ‘Affan en disant : « <em>Cessez donc de dire du mal d’Othman. Ne dîtes de lui que du bien. Ce qu’il a fait (la normalisation du Coran et la destruction des exemplaires hors-norme), il l’a fait avec le consentement de plusieurs compagnons, et j’aurais agis de même si j’avais été à sa place ».</em></p>
<p>Les marques d’amour et de respect d’Ali vis-à-vis des trois premiers Califes sont nombreuses. Il maria sa fille Oum Kalthoum à Omar, nomma deux de ses garçons Omar et Othman en hommage aux Califes du même nom, et rapportait avoir entendu le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> vanter Abou Bakr et Omar les qualifiant de princes parmi les gens du paradis <em>(Ahmad).</em></p>
<p>Après l’assassinat d’Othman, l’ensemble des compagnons encore présents à Médine se mirent d’accord pour élire Ali au poste de Calife.</p>
<p>Le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> avait annoncé : « <em>La gouvernance qui me succédera (khilafa) demeurera droite durant trente ans, puis Allah donnera la royauté (moulk) à qui Il veut » (Ibn Hibban, Al Tabarani / Sahih).</em> Comme le remarque Ali Al Salabi et d’autres avant lui, ce hadith prouve qu’Ali était l’un de ces successeurs légitimes et justes étant donné que sa prise de fonction s’est faite environ vingt-cinq ans après le décès du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> et qu’il mourut un peu moins de cinq années plus tard.</p>
<br/><div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/ali-ibn-abi-taleb-2/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/ali-ibn-abi-taleb-2/" ></div><p>The post <a rel="nofollow" href="http://www.alkahflejournal.com/ali-ibn-abi-taleb-2/">Ali Ibn Abi Taleb</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="http://www.alkahflejournal.com">Journal</a>.</p>
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		<title>Ali Ibn Abi Taleb (1ère partie)</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jun 2017 10:00:18 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/ali-ibn-abi-taleb/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/ali-ibn-abi-taleb/" ></div><br/><p>Abou Al Hassan, Ali Ibn Abi Taleb Ibn Abd Al Moutaleb Al Hachimi, fils de Fatima Bent Asad Al Hachimiya, est né dix ans avant le début de la mission prophétique (Ibn Hajar). Afin de soulager un peu son oncle Abou Taleb, qui l’avait lui-même recueilli durant sa jeunesse, et qui avait la charge de six enfants, Mohammad proposa de prendre le jeune Ali sous son toit, tandis que le grand frère d’Ali, Ja’far, grandirait dans la maison de son oncle Al ‘Abbas.</p>
<p>Quelques jours après le début de l’apostolat, Ali surprit son grand cousin, devenu Prophète et son épouse Khadija en train de prier. Surpris, il demanda : « <em>Que faites-vous donc, Mohammad ? ­– Ceci est la religion d’Allah, répondit le Prophète </em><em>(paix et salut sur lui)</em><em>, qu’Il a choisi pour Lui-même et pour laquelle Il a suscité ses messagers. Je t’invite à adorer Allah seul et rejeter le culte de Lat et de ‘Ouzza. – C’est là quelque chose dont je n’ai jamais entendu parler, reprit le jeune Ali. Je ne m’engagerai pas sans avoir demandé l’avis de (mon père) Abou Taleb ». </em>Le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> qui ne souhaitait pas que la nouvelle de son apostolat se diffuse trop vite lui dit alors : « <em>à toi de voir si tu veux te convertir ou non, mais de grâce, n’en parle à personne ». </em>Ali profita de la nuit suivante pour réfléchir à la proposition qui lui avait été faite. Le lendemain matin, il vint trouver le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> et lui demanda comment embrasser la foi nouvelle. « <em>Atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah, Seul, sans associé, rejette le culte de Lat et de ‘Ouzza, et ne donne point d’égaux à Allah ». </em>Ali s’exécuta, puis commença dès lors à pratiquer secrètement l’Islam avec son grand cousin, le Prophète, et sans éveiller le soupçon de son père. Il fut dès lors le premier enfant à embrasser l’Islam et eut la chance et l’honneur immense de vivre au sein du foyer prophétique.</p>
<p>Ali sera par la suite de tous les évènements, vivra avec les musulmans toutes les épreuves et sera de toutes les batailles. Lors de la tentative d’assassinat du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em>, la nuit de l’émigration de ce dernier vers Médine, c’est Ali qui accepta de jouer le rôle de leurre, pour prendre la place du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> dans son lit afin de tromper l’équipe chargée de commettre le crime. Le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> lui avait assuré qu’il ne lui arriverait rien. Cependant, on imagine comme la foi d’Ali devait être grande pour accepter cette mission dans laquelle il risquait sa vie conformément à la Parole du Très Haut : « <em>Parmi les hommes il en est qui sont prêts à donner leur vie pour obtenir la satisfaction Divine, et Allah est Bon envers ses serviteurs » [2;207]. </em>Le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> avait de plus demandé à Ali de restituer à leurs propriétaires tous les biens qui lui avaient été confiés et ce, sans regard à l’inimitié que lui portaient certains d’entre eux : le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> tenait absolument à ne rien dérober à qui que ce soit, y compris à ses ennemis jurés qui le contraignaient à l’exil ! Nous voyons quelle place l’Islam et la Sounnah donnent à l’éthique et au bon comportement, à l’honnêteté, vis-à-vis des gens, fussent-ils des ennemis acharnés de l’Islam !</p>
<p>Lorsque les incroyants qurayshites découvrirent qu’ils avaient été trompés et que le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> leur avait échappé, ils s’en prirent violemment à Ali, qui fut interrogé et battu. Dès qu’il fut libéré et qu’il eut terminé de restituer les dépôts du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> à leurs ayants droit, Ali profita d’une nuit obscure pour quitter sa terre natale de Mekka. Il fit le trajet vers Médine de nuit et à pied. Il était alors un jeune homme de 23 ans.</p>
<p>Deux ans plus tard, peu après la bataille de Badr, le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> maria Ali avec sa plus jeune fille Fatima, qui était alors âgée d’une vingtaine d’années. Ali nous a rapporté l’histoire de ce mariage béni : « <em>Plusieurs prétendants étaient venus demander la main de Fatima. Une de mes domestiques m’en informa et m’encouragea vivement à aller moi aussi demander sa main. J’objectai que j’étais sans le sou, mais ma servante insista pour que j’y allasse quand même, m’assurant que le Prophète </em><em>(paix et salut sur lui)</em><em> me l’accorderait. Je me rendis donc chez le Prophète </em><em>(paix et salut sur lui)</em><em> et entrai chez lui. Je m’assis. Par Allah, je ne pus rien dire tant j’avais le trac. Le Prophète </em><em>(paix et salut sur lui)</em><em> se mit alors à m’interroger : « Quel bon vent t’amène ? As-tu besoin de quoi que ce soit ? ». Je demeurai silencieux et n’arrivai pas à lui répondre. Alors il reprit : « Peut-être es-tu venu demander la main de Fatima ? – Oui, répondis-je. – Qu’as-tu donc à lui offrir, me demanda-t-il. – Par Allah, je ne possède rien, ô Envoyé d’Allah. – N’as-tu plus cette cuirasse que je t’avais offerte et dont la valeur avoisinait les 400 Dirhams ? – Si, je l’ai encore en ma possession, dis-je. – J’accepte donc que tu l’épouses à condition que tu lui en offres le montant, conclut l’Envoyé ». </em>Voilà donc quelle était l’attitude du Prophète vis-à-vis d’un jeune homme qu’il avait vu grandir et dont il connaissait la foi et le bon comportement. Voilà comment devraient se comporter les parents musulmans vis-à-vis des prétendants de leurs enfants, plutôt que faire obstacle à leur mariage avec des personnes vertueuses pour des motifs inavouables, et les laissant vieillir seuls et exposés aux tentations de toutes sortes !</p>
<p>Ali eut avec son épouse trois enfants : Al Hassan, Al Houssayn et Oum Kalthoum. C’est le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> qui choisit les noms des deux premiers. Ali voulut à chaque fois prénommer ses fils Harb <em>(lit. Guerre)</em> puisqu’il les eut en l’an 4, au lendemain des batailles de Badr et de Ohoud, qui avaient échaudé les musulmans. Cependant le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> n’apprécia pas ce prénom pour ces petits-fils, car il était un homme de nature pacifique. Aussi, les renomma-t-il Hassan et Houssayn, prénoms qui sous-entendent bonté et générosité.</p>
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		<title>Othman Ibn ‘Affan (3)</title>
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		<pubDate>Fri, 05 May 2017 10:00:13 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/othman-ibn-affan-3/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/othman-ibn-affan-3/" ></div><br/><p style="text-align: center;"><strong>Le siège de Médine</strong></p>
<p>4000 opposants, venus d’Égypte et d’Iraq, fédérés par Ibn Saba, se mirent d’accord pour profiter de la période du pèlerinage pour rejoindre Médine et assiéger la maison d’Othman. Ils prirent d’assaut la mosquée du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> et y imposèrent leur imam, Oubaydallah Ibn Adiy pour y diriger la prière à la place d’Othman.</p>
<p>Les fidèles du Calife demandèrent à celui-ci s&rsquo;ils devaient ou non prier derrière l’imam des insurgés. Othman eut cette réponse tout à fait extraordinaire au vue de la situation : « <strong><em>La prière est sans conteste la meilleure chose que puissent faire les gens, associez-vous donc à eux dans ce qu’ils font de bien </em></strong>» <em>[Al Boukhari]</em>.</p>
<p>Du haut de l’estrade de l&rsquo;Envoyé d&rsquo;Allah <em>(paix et salut sur lui)</em>, Ibn Adiy dénigra Othman dans le prêche du Joumou’a. Othman fut choqué lorsqu’on lui rapporta les calomnies répandues à son encontre et ne put s’empêcher de s’exclamer : « <em>j&rsquo;étais le 4ème homme dans l&rsquo;Islam et le Prophète m&rsquo;a donné en mariage tour à tour ses deux filles !</em> ».</p>
<p style="text-align: center;"><strong>La position des compagnons </strong></p>
<p>Ibn Asakir rapporte qu&rsquo;Ali envoya une missive à Othman pour lui proposer de lever un contingent de 500 hommes afin de lui porter secours, ce à quoi répondit le Calife : « <em>puisses-tu être récompensé généreusement mais <strong>je ne veux pas que le sang soit versé à cause de moi </strong>et ne veux pas être non plus le premier successeur de Mohammad à user de violence contre sa population ».</em></p>
<p>D&rsquo;autres compagnons proposèrent au Calife de l&rsquo;exfiltrer à Mekka ou au Cham, mais cela ne lui convenait pas non plus : quitter la terre dans laquelle il avait émigré avec le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em>, abandonner la capitale aux insurgés, ou risquer de déporter le conflit dans le <em>haram</em>, ces solutions n’étaient pas acceptables à ses yeux.</p>
<p>Othman trouva finalement le conseil qu’il attendait du sage compagnon Abdallah Ibn Salam qui lui dit : « <strong><em>abstiens-toi de toute violence, tes détracteurs n’auront rien à arguer (le jour du jugement)</em></strong><em> » [Ahmad].</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Patience</strong></p>
<p>Céder à la pression en renonçant à sa fonction était tout aussi hors de question. Le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> l’avait en effet exhorté des années plus tôt : « <em>Allah te revêtira d’une parure dont les hypocrites chercheront à te dépouiller, ne l’enlève sous aucun prétexte » [Al Tirmidhi].</em></p>
<p>Ibn Taymiyya apporte le témoignage suivant : « <strong><em>il est établi qu’Othman fut le dirigeant le plus pacifique, qu&rsquo;il fut le plus patient face aux calomnies et à la haine de ses détracteurs. Il avait conscience que sa vie était en danger, pourtant il s’interdit l’option répressive bien qu’il en eut les moyens</em></strong><em> ».</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong>L’assaut</strong></p>
<p>Othman mandata Ibn ‘Abbas pour conduire à sa place le pèlerinage en lui demandant d&rsquo;informer les pèlerins de la situation. Le cousin de l’Envoyé <em>(paix et salut sur lui)</em> objecta que sa place était auprès du Calife pour combattre les insurgés, mais il obtempéra finalement à la volonté d’Othman qui tenait à ce que le rite du pèlerinage soit accompli.</p>
<p>On rapporte que le matin du jour où il allait être assassiné Othman confia à sa famille avoir vu le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> en rêve lui recommander de jeûner, lui annonçant qu&rsquo;il romprait son jeûne auprès de lui, d’Abou Bakr et de ‘Omar (au Paradis).</p>
<p>Le 18/12/35H. Othman fut lâchement assassiné alors qu’il lisait le Coran. Il avait 82 ans. Deux de ses fils périrent également durant l’assaut. La maison califale et le Trésor public furent pillés par les assaillants.</p>
<p>L&rsquo;Imam Al Nawawi confirme qu&rsquo;aucun compagnon ne prit part à l&rsquo;insurrection et à plus forte raison au meurtre du Calife.</p>
<p>Aïcha fut interrogée au sujet d’Othman, sur qui continuait à circuler de nombreuses calomnies même après sa mort. Fidèle à elle-même et à son caractère entier, la mère des croyants s’exclama : « <em>Maudit soit qui le maudit ! J&rsquo;étais présente lorsque le Prophète </em><em>(paix et salut sur lui)</em><em> recevait la révélation puis qu’il dictait celle-ci à Othman. Seule une personne aimée d’Allah et de son Prophète </em><em>(paix et salut sur lui)</em><em> a pu avoir cet honneur ».</em></p>
<p>Ali dit quant à lui : « <em>cet homme était connu comme l&rsquo;homme aux deux lumières ; il fut deux fois le gendre du Prophète </em><em>(paix et salut sur lui)</em><em> qui lui promit le paradis ».</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Le Coran dans la vie d’Othman</strong></p>
<p>Othman était un « amoureux du Coran ». Ibn Hajar rapporte qu&rsquo;il fut de ceux qui mémorisèrent et récitèrent intégralement le Coran au Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> avant la mort de celui-ci. C&rsquo;est aussi lui qui nous a rapporté cette parole de l&rsquo;Envoyé d&rsquo;Allah <em>(paix et salut sur lui)</em> : « <em>Le meilleur des hommes est celui qui a appris le Coran puis qui l&rsquo;enseigne à son tour ». </em></p>
<p>On rapporte de lui ces paroles : « <strong><em>si nos cœurs étaient purs, jamais nous ne pourrions nous lasser du Coran</em></strong><em> ». </em>Il dit encore : <em>« <strong>combien détestable serait un jour passé sans lire le Coran </strong>». </em>Il concédait également aimer trois choses en cette vie :<em> « nourrir un affamé, vêtir une personne dénudée, et psalmodier le Livre d&rsquo;Allah Exalté ». </em></p>
<p>Parmi les paroles de sagesse que l&rsquo;on rapporte d’Othman, nous pouvons citer celle-ci : « <strong><em>il y a quatre choses qui ne paraissent que méritoires tandis qu&rsquo;en fait elles sont obligatoires : il est bien de côtoyer les personnes vertueuses mais les prendre pour modèle est vital ; il est bien de lire le Coran, mais le traduire dans la pratique est nécessaire, il est bien de visiter les tombes, mais se préparer à la mort est obligatoire ; visiter le souffrant est bien, mais lui réclamer une exhortation est primordial </em></strong><em>».</em></p>
<p>Rapportons enfin de lui qu&rsquo;il considérait comme autant <strong>d&rsquo;occasions ratées : « <em>un savoir qui n&rsquo;est pas mis en pratique, un exemplaire du Coran que l&rsquo;on possède mais qu&rsquo;on ne lit pas, et une longue vie dont on ne profite pas pour préparer le long voyage qui nous attend ensuite vers l&rsquo;au-delà »</em></strong><em>. </em></p>
<p><em>Ô Allah accorde à Othman ta pleine satisfaction !</em></p>
<br/><div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/othman-ibn-affan-3/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/othman-ibn-affan-3/" ></div><p>The post <a rel="nofollow" href="http://www.alkahflejournal.com/othman-ibn-affan-3/">Othman Ibn ‘Affan (3)</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="http://www.alkahflejournal.com">Journal</a>.</p>
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		<title>Othman Ibn ‘Affan (2ème partie)</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Apr 2017 10:00:33 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Le Califat Après avoir été poignardé et sachant qu&#8217;il ne lui restait plus que quelques heures à vivre, Omar Ibn Al Khattab proposa six personnes pour reprendre le flambeau de la gouvernance juste : Ali, Othman, Ibn Awf, Talha, Al Zoubayr et Ibn Abi Waqas ; tous ceux à qui le Prophète (paix et salut... <br /> <a class="meta-more" href="http://www.alkahflejournal.com/othman-ibn-affan-2/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p>
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<p>Après avoir été poignardé et sachant qu&rsquo;il ne lui restait plus que quelques heures à vivre, Omar Ibn Al Khattab proposa six personnes pour reprendre le flambeau de la gouvernance juste : Ali, Othman, Ibn Awf, Talha, Al Zoubayr et Ibn Abi Waqas ; tous ceux à qui le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> avait promis le paradis dans les premiers jours de l&rsquo;Islam, hormis Ibn Al Jarrah qui était mort pendant le califat de ‘Omar et Saïd Ibn Zayd. On pense qu’Omar n&rsquo;a pas proposé ce dernier car étant de sa famille, les béni Adiy. En effet, ‘Omar ne voulait surtout pas prendre le risque de voir une famille s&rsquo;accaparer le pouvoir. C&rsquo;est aussi pour cette raison qu&rsquo;il exhorta ses propres enfants à ne pas briguer le commandement. Les six personnes désignées se mirent alors d&rsquo;accord pour élire ‘Othman. Ibn Awf et Ali furent les premiers à faire acte d&rsquo;allégeance.</p>
<p>Othman fut un dirigeant juste et libéral, qui poursuivit l&rsquo;entreprise d&rsquo;essor territorial. L&rsquo;Afrique du Nord, une partie du Khorassan, et de l&rsquo;Inde furent rattachés à cette époque au royaume de la foi.</p>
<p>L&rsquo;une ou la plus grande réalisation d&rsquo;Othman, celle qui restera dans la postérité, fut très certainement le travail d’uniformisation du recueil coranique. Abou Bakr avait lancé le premier volet de ce projet qui consistait en la compilation du Coran mettant bout-à-bout l’ensemble des sourates révélées dans l’ordre. Othman est allé plus loin en ordonnant que l&rsquo;écriture du Coran soit normalisée et uniformisée. Les différences liées aux dialectes et aux prononciations ne devraient pas être mises par écrit et ce pour ne plus laisser la place aux divergences dans l&rsquo;écriture du Livre et aux conflits que cela entraînait dans des populations souvent tout juste converties et non-arabophones.</p>
<p><img class="wp-image-4351 aligncenter" src="http://www.alkahflejournal.com/wp-content/uploads/2017/04/Aya-Sofya-interior1.jpg" alt="Aya-Sofya-interior1" width="226" height="138" /></p>
<p><strong>La sédition <em>(la fitna)</em></strong></p>
<p>Al Zouhry dit : « <em>‘Othman gouverna douze ans. Les six premières années se déroulèrent sans problème. Les qurayshites préféraient même ‘Othman à son prédécesseur du fait de son caractère plus libéral. La seconde partie de son règne, qui conduira à son assassinat, sera marquée par ce que les historiens ont appelé la fitna</em> ».</p>
<p>Nous avons déjà évoqué le sujet de la <em>fitna </em>dans notre rubrique sur l’histoire musulmane accessible en ligne<em>.</em> Ce que nous retenons c’est qu’une opposition violente et aux arguments relativement faibles s’est développée dans plusieurs villes du Califat sous l’instigation d’agitateurs politico-religieux, notamment un certain Ibn Saba.</p>
<p>Les accusations des détracteurs d’Othman paraissent totalement grotesques aujourd’hui ; pourtant elles trouvèrent un écho et demeurent révélatrices de la méthode <em>kharijite</em>. Celle-ci a consisté à décrédibiliser Othman religieusement, via l’accusation d’innovation, et politiquement, via l’accusation de favoritisme, puis de l’accuser d’infidélité à Dieu pour finalement légitimer la violence et le meurtre.</p>
<p>Les rebelles taxèrent ainsi ce grand compagnon et gendre du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> d’être un innovateur en lui reprochant d’interpréter des directives du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> et de ne pas les observer littéralement. Ainsi ciblèrent-ils Othman pour les prières qu’il ne raccourcit pas lors de ses séjours à La Mecque, pour les enclos qu’il fit bâtir pour abriter les chameaux abandonnés et pour l’uniformisation de l’écriture du Coran. Or Othman était plus à même de comprendre les objectifs et les circonstances des textes, l’évolution du contexte et l’intérêt général, qui permettait de prendre du recul vis-à-vis d’une approche littérale., et il était soutenu dans ses décisions par la majorité des compagnons.</p>
<p>Sur le plan politique, les principaux griefs des rebelles étaient la nomination par Othman de jeunes à des postes à responsabilité et le fait que celui-ci faisait des dons importants à sa famille. Pour ce qui est des nominations, Othman faisait primer le critère de compétence sans regard à l’âge des responsables ; et pour ce qui est des dons, ceux-ci provenaient des fonds personnels d’Othman acquis à l’époque où il était commerçant et jamais du trésor public.</p>
<p>Nous voyons que les arguments des détracteurs du calife étaient infondés. Par ailleurs, nous voyons que la foi de ceux-ci était pour le moins défaillante. En effet, comment croire que le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> était préservé par Allah et guidé par Lui, et qu’il ait pu choisir un si mauvais compagnon et un si mauvais gendre ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Les facteurs ayant favorisé la fitna</em></strong></p>
<p>Le chaykh et historien Ali Al Salabi considère que l’agitation politique ou <em>fitna </em>a pu prendre de l’ampleur du fait de six facteurs que sont :</p>
<p>1) L&rsquo;accroissement des richesses dues aux conquêtes, celles-ci encourageant les convoitises d’opportunistes,</p>
<p>2) Les changements brutaux de la société provoqués par l&rsquo;élargissement très rapide du royaume, et qui aurait nécessité une adaptation aussi rapide du système politique,</p>
<p>3) L&rsquo;émergence d&rsquo;une nouvelle génération qui n’a pas connu le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em>, ce qui a créé une forme de clivage générationnel et un problème de communication,</p>
<p>4) Le décès et l’expatriation d’une majorité de compagnons, qui de ce fait n’ont pu être présent dans la capitale, Médine, pour soutenir Othman et faire front commun face aux opposants,</p>
<p>5) Le retour de l&rsquo;esprit clanique/tribal qui était en vogue dans la <em>Jahiliya</em> et que le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> avait pourtant combattu farouchement, ouvrant la porte aux divisions et aux tensions intertribales,</p>
<p>6) La montée en puissance d’un leader radical de l’opposition en la personne d’Ibn Saba.</p>
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		<title>Othman Ibn ‘Affan (1)</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Mar 2017 10:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Compagnons]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Othman Ibn Affan, de la famille de Beni Abdal Manaf, est né à Mekka, six ans après l&#8217;épisode dit de l’Éléphant. Apprécié de tous, Othman était un commerçant prospère et honnête. Influencé par le courant hanifite qui visait à maintenir la tradition abrahamique ismaélite parmi les Quraychites, Othman s’abstenait des pratiques païennes de son peuple.... <br /> <a class="meta-more" href="http://www.alkahflejournal.com/othman-ibn-affan-1/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/othman-ibn-affan-1/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/othman-ibn-affan-1/" ></div><br/><p>Othman Ibn Affan, de la famille de Beni Abdal Manaf, est né à Mekka, six ans après l&rsquo;épisode dit de l’Éléphant. Apprécié de tous, Othman était un commerçant prospère et honnête. Influencé par le courant <em>hanifite</em> qui visait à maintenir la tradition abrahamique ismaélite parmi les Quraychites, Othman s’abstenait des pratiques païennes de son peuple. Il observait par ailleurs une certaine &laquo;&nbsp;hygiène de vie&nbsp;&raquo;, ne buvait pas et s’interdisait les rapports extra-conjugaux.</p>
<p>Ami et proche d&rsquo;Abou Bakr, Othman ne tardera pas à rallier les disciples du Prophète mecquois. Il était alors âgé de 34 ans. On dit même qu&rsquo;il fut le deuxième &laquo;&nbsp;homme libre&nbsp;&raquo; à avoir embrassé l&rsquo;Islam.</p>
<p>Le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> aimait Othman pour sa pudeur et son bon caractère. Il dira qu&rsquo;Othman était <em>celui qui lui ressemblait le plus du point de vue du caractère [Al Tabarani, auth. Al Haythami]</em>. Othman était, comme nous l’avons dit, de plus un homme habile en affaires, intelligent, et qui présentait bien. C’est en raison de ces qualités que le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> le présenta à sa fille Rouqaya, tout juste séparée de ‘Otba fils d&rsquo;Abou Lahab.</p>
<p>En conflit avec une partie de sa famille, notamment l&rsquo;un de ses oncles, qui n&rsquo;acceptait pas sa conversion à l&rsquo;Islam, Othman dut se résoudre à prendre, avec sa famille, le chemin de l&rsquo;exil. Le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> leur avait en effet conseillé, ainsi qu&rsquo;à ceux de ses disciples qui le pouvaient de se rendre en Abyssinie. Ce pays, leur avait dit le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em>, était alors gouverné par un homme juste et accordant à ses sujets la liberté<em>.</em> Au moment du départ de sa fille et de son gendre, le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> leur fit ses vœux et nota le parallèle historique avec l’histoire de la foi : &laquo;&nbsp;<em>Qu’Allah soit avec vous. Othman est le premier à émigrer avec sa famille pour la cause d&rsquo;Allah depuis l&rsquo;émigration de Loth et de sa famille&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>Othman et sa famille revinrent en Arabie au moment de l’Émigration du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> à Médine. Othman ne put être présent à Badr, car il était au chevet de son épouse Rouqaya. Celle-ci décéda quelques jours avant le retour de son père. À son retour, celui-ci consola Othman qui souffrait de la perte de son épouse et regrettait de ne pas avoir pu être présent à la première bataille de l’Islam. Pour autant, la sincérité d&rsquo;Othman et les dépenses auxquelles il avait consenti lui firent mériter la remarque suivante du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> : &laquo;&nbsp;<em>tu as la récompense de ceux qui ont participé à Badr&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Très vite, le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> proposa à son gendre devenu veuf de prendre pour épouse son autre fille, Oum Kalthoum. Al Houssayn Ibn Ali Al Ja’fi dit : &laquo;&nbsp;<em>jamais dans l&rsquo;histoire un homme n’eut le privilège d&rsquo;épouser dans sa vie deux filles de prophète, hormis Othman Ibn ‘Affan&nbsp;&raquo;. </em>À partir de ce moment, Othman héritera du qualificatif de  <em>dhou al nourayn, </em>l’homme aux deux lumières. Quand quelques années plus tard Oum Kalthoum décédera le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> dira : &laquo;&nbsp;<em>si j&rsquo;avais encore une fille à marier, je la marierai à Othman&nbsp;&raquo; [Al Haythami, hassan].</em></p>
<p>Lors de la bataille d&rsquo;Ohoud, Othman fut, comme beaucoup, pris de panique à l&rsquo;annonce de la mort de l&rsquo;Envoyé d&rsquo;Allah <em>(paix et salut sur lui)</em> et suivra le mouvement de repli. Pour autant nul ne peut lui reprocher puisqu’Allah a dit : « <em>Et si certains parmi vous ont battu en retraite le jour de la rencontre des deux armées, c’est uniquement parce qu’ils avaient cédé aux instigations de Satan, en raison de quelques péchés qu’ils avaient commis. Néanmoins, Dieu leur a pardonné, car Il est Plein de miséricorde et de mansuétude » [3;155].</em></p>
<p>En l&rsquo;an 4 de l&rsquo;Hégire, Othman perdit son fils Abdallah fils de Rouqaya, qui était alors âgé de 6 ans.</p>
<p>Quand le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> et ses compagnons partirent en direction de Mekka en vue d&rsquo;accomplir la Omra, c&rsquo;est Othman qui fut choisi pour négocier avec les Qurayshites l&rsquo;entrée des musulmans dans la ville. Il devait les rassurer quant aux intentions pacifiques des siens. Les Qurayshites proposèrent à Othman de lui laisser accomplir son rite mais refusèrent de donner cette autorisation au Prophète et aux musulmans. Othman déclina cette offre.</p>
<p>N&rsquo;ayant pas de nouvelles de leur ambassadeur pendant plusieurs jours, les musulmans en vinrent à penser qu&rsquo;il avait été assassiné. L&rsquo;occasion pour le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> de manifester toute l’estime et l’amour qu&rsquo;il portait à son compagnon : il prit l’engagement de l&rsquo;ensemble des 1400 musulmans présents de se battre pour libérer ou venger Othman, et tendant sa main il dit : &laquo;&nbsp;<em>voici la main d&rsquo;Othman&nbsp;&raquo;</em> avant de serrer celle-ci dans sa main libre. Othman ne tarda pas à réapparaître après ce serment qui restera célèbre pour l’éternité comme <em>bay’at al radwan.</em></p>
<p>Reparti de zéro suite à son exil de Mekka, Othman ne tarda pas à se reconstituer à Médine un capital dont il sut tirer profit. À plusieurs reprises, Othman consentit à des dépenses importantes pour améliorer les conditions de vie de ses concitoyens et pour accroître leur sécurité. Ainsi racheta-t-il le puits de Rouma pour permettre aux musulmans d&rsquo;accéder gratuitement à l&rsquo;eau potable. Il acheta également un terrain pour permettre l&rsquo;agrandissement de la mosquée de Médine. Il équipa enfin l&rsquo;expédition de Tabouk qui allait enclencher le début de l&rsquo;essor de l&rsquo;Islam au-delà des frontières de l&rsquo;Arabie. À chaque fois le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> félicitait ces dépenses pieuses en annonçant qu&rsquo;elles permettraient à Othman d&rsquo;entrer quoi qu&rsquo;il arrive au paradis.</p>
<p>Othman sera sa vie durant parmi les plus fidèles partisans du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> et après sa mort il occupera une position éminente au sein du <em>majlis alchoura</em> auprès des khalifes Abou Bakr et Omar.</p>
<p><em>Source principale : Sirat Othman, A. Al Salabi</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L’Envoyé </strong><em>(paix et salut sur lui)</em><strong> a dit : </strong></p>
<p>Un jour que le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> était avec Abou Bakr, ’Omar et Othman sur le mont Ohoud celui-ci se mit à trembler. Le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> s&rsquo;exclama alors : « <em>calme-toi Ohoud tu ne portes qu&rsquo;un prophète, un homme véridique et deux martyrs</em> ».</p>
<p>Une autre fois, tandis qu’Othman vint rendre visite à l&rsquo;Envoyé d&rsquo;Allah <em>(paix et salut sur lui)</em> celui-ci se couvrit soudainement le bas des cuisses et les genoux se justifiant : <em>« ne ferais-je point preuve de pudeur vis-à-vis d&rsquo;un homme vis-à-vis de qui les anges eux-mêmes ont de la pudeur ? »</em>.</p>
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		<title>Omar Ibn Al Khattab (3)</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Feb 2017 10:08:21 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Omar prit la succession du califat selon le souhait d’Abou Bakr et en accord avec un grand nombre de compagnons. À ceux qui semblaient s’inquiéter du caractère sévère et rude d’Omar, Abou Bakr rétorqua qu’il était certain qu’une fois au pouvoir, Omar s’adoucirait. Omar prit à cœur sa mission. Toute sa politique était empreinte de... <br /> <a class="meta-more" href="http://www.alkahflejournal.com/omar-ibn-al-khattab-3/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/omar-ibn-al-khattab-3/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/omar-ibn-al-khattab-3/" ></div><br/><p>Omar prit la succession du califat selon le souhait d’Abou Bakr et en accord avec un grand nombre de compagnons. À ceux qui semblaient s’inquiéter du caractère sévère et rude d’Omar, Abou Bakr rétorqua qu’il était certain qu’une fois au pouvoir, Omar s’adoucirait. Omar prit à cœur sa mission. Toute sa politique était empreinte de la crainte de Dieu. Aussi, le verra-t-on déployer tout son génie durant son règne en s’impliquant dans toutes les affaires de la communauté et en œuvrant pour l’épanouissement de l’Islam.</p>
<p>On lui doit notamment la conquête de Hims et de la Syrie. La ville Sainte de Jérusalem ouvrit ses portes aux musulmans durant la même période et Omar tint à s’y déplacer personnellement. Il accorda la sécurité à tous les habitants, sans distinction de religion, et établit le respect des libertés et des propriétés de chaque communauté. À l’heure de la prière musulmane, il déclina même la proposition que lui fit le patriarche de la ville, d’accomplir sa prière dans l’église dite <em>de la résurrection</em>, de peur que plus tard des musulmans ne revendiquent un droit sur ce lieu. Cette tolérance fut la marque de toutes les conquêtes musulmanes expliquant ainsi la rapide expansion de l’Islam en seulement quelques années après la mort du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em>. Le grand Royaume de Perse abdiqua pour venir se greffer au nouveau Royaume de la foi, confirmant ainsi les dire du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> qui avait prédit lors du siège des coalisés, la future prise de la Perse et des palais de Chosroes. L’Egypte enfin, fut gagnée par le stratège et visionnaire général Amr Ibn Al As.</p>
<p>Au-delà de sa politique d’expansion territoriale, Omar s’illustra dans les rôles de bâtisseur et de gestionnaire à mesure que le monde musulman s’élargissait. Pour aménager et organiser cet immense territoire, il fit fonder de nombreuses villes qui allaient devenir de grandes capitales telles que Bassora, Al Koufa ou Mossoul en Irak, Al Foustat (Le Caire) en Egypte ou Tawaj en Perse. Il nomma des gouverneurs tout en laissant les anciens fonctionnaires en poste. Les gouverneurs/préfets nommés par le Calife avaient pour mission de diriger les prières du Vendredi et des deux fêtes, de veiller à la bonne application des lois, de protéger les frontières et faire régner la justice et l’équité, sans égard à la confession des citoyens.</p>
<p>Loin d’être obnubilé par les campagnes militaires en cours, Omar avait le souci d’exercer la justice. Il se montrait équitable avec tous. Citons, en exemple, la plainte déposée par un jeune copte chrétien contre le fils d’Amr Ibn Al ‘As, général et gouverneur d’Égypte. Le jeune homme avait gagné une course de cheval disputée avec le fils d’Amr, qui déçu de perdre s’en prit violemment à lui. Omar fit alors immédiatement convoquer son gouverneur, le fils de celui-ci, et la partie plaignante (le jeune copte). Après avoir vérifié les dires de ce dernier, Omar fit punir publiquement le musulman qui avait fauté. Il proposa même, à la stupéfaction générale, de punir son père dont le statut et l’immunité supposée, avaient permis à son fils de s’enhardir pour commettre cette bavure ! Il prononça ensuite cette sentence qui allait demeurer dans la postérité<em> : « Voudriez-vous asservir des hommes alors que ceux-ci sont nés libres ?! ».</em></p>
<p>Il était si scrupuleux dans l’application de la justice qu’il écrivit à l’un de ses gouverneurs : <em>« Ouvre ta porte à tes administrés et veille personnellement à résoudre leurs problèmes, car en vérité, tu n’es qu’un citoyen comme eux, à qui Dieu a simplement donné une responsabilité plus lourde à porter ».</em> Le Calife se souciait de ses administrés et arpentait quotidiennement les rues de la capitale du califat, Médine, avec son compagnon Aslam. Il ne cherchait pas par-là à se faire voir ou à se donner une image comme le font les rois et politiciens de nos jours. Au contraire les récits nous rapportent des marches nocturnes, dans des habits modestes et sans escorte, durant lesquelles Omar ne dévoilait pas son identité. Omar voulait prendre le pouls du peuple et le sonder au plus près pour ne pas laisser de place aux biais et aux manipulations. Très souvent, il profitait de ces « promenades » pour venir en aide aux désœuvrés. Sa préoccupation pour le bien-être de ses concitoyens était réelle et vérifiable. On sait qu’il refusa de consommer de la viande et des mets précieux durant une période de disette que vécurent les habitants du Hedjaz. On lui connaît aussi cette parole révélatrice de son degré de crainte et d’attention : <em>« Si un mulet trébuche en Irak, Dieu m’en demandera des comptes en me disant : Pourquoi, Ô Omar, ne lui as-tu pas aplani la route ?! ».</em></p>
<p>L’Emir des croyants savait se remettre en question et pouvait se rétracter lorsqu’il avait tort. Tout citoyen pouvait quant à lui, et devait même, exprimer son opposition et son désaccord, dans le respect, bien sûr, du système en place. Nous connaissons le célèbre exemple de Fatima Bent Qayyis, qui contesta au milieu d’un discours public, le décret d‘Omar qui visait à fixer un seuil maximal pour la dot du mariage. Face à l’argumentation de cette dernière, Omar se ravisa immédiatement et répondit humblement devant son auditoire : <em>« Cette femme a raison et Omar s’est trompé ! »</em>.</p>
<p>Durant les dix années que dura le gouvernement d’Omar, les musulmans vécurent la stabilité et la sécurité grâce à son grand sens des responsabilités et à ses grandes qualités. Il était au service des hommes, se souciait de leur bien-être et était d’une grande modestie avec le peuple. Son humilité en surprenait plus d’un, quand bien même il était le Calife. À un homme qui lui conseilla de prendre un domestique pour l’aider à nettoyer sa chamelle, Omar répondit : <em>« celui qui prend en charge les affaires des musulmans est considéré comme leur domestique, ils ont sur lui le droit qu’à le maître sur son domestique, celui de donner des conseils et bien gérer ses affaires ».</em></p>
<p>Ce grand homme de l’Islam sera finalement assassiné lâchement alors qu’il dirigeait la prière de sobh dans la mosquée du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em>. Certains l’avaient entendu quelques jours auparavant demander à Dieu la faveur du martyr dans la ville du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em>. C’est auprès de ce dernier et de son compagnon Abou Bakr qu’il repose depuis.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><em>Puisse Allah lui faire miséricorde et le rétribuer de la meilleure façon !</em></p>
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		<title>Omar Ibn Al Khattab (2)</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2017 10:30:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Compagnons]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Bien que s’étant converti relativement tard par rapport à d’autres compagnons &#8211; parmi lesquels ses propres frère et sœur, Zayd et Fatima &#8211; Omar n’eut de cesse de chercher tous les moyens possibles pour rattraper son retard et réparer les erreurs commises durant les cinq premières années de la Révélation. Omar, qui, hier persécutait les... <br /> <a class="meta-more" href="http://www.alkahflejournal.com/omar-ibn-al-khattab-2/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/omar-ibn-al-khattab-2/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/omar-ibn-al-khattab-2/" ></div><br/><p>Bien que s’étant converti relativement tard par rapport à d’autres compagnons &#8211; parmi lesquels ses propres frère et sœur, Zayd et Fatima &#8211; Omar n’eut de cesse de chercher tous les moyens possibles pour rattraper son retard et réparer les erreurs commises durant les cinq premières années de la Révélation.</p>
<p>Omar, qui, hier persécutait les nouveaux convertis, était devenu un partisan assumé, appelant les siens à la foi en Dieu et en Son Messager.</p>
<p>Lorsque l’exode <em>(hijra) </em>fut prescrit, comme au moment de sa conversion, Omar répugna l’idée de devoir fuir en se cachant, il préféra annoncer publiquement son départ et défia quiconque de l’en empêcher. Personne ne tenta de s’interposer.</p>
<p>Omar sera de tous les évènements, répondant toujours présent à l’appel de Dieu et de Son Messager. Il est établi qu’Omar était un homme de grande lucidité et très sagace. Cela lui valut d’ailleurs d’être surnommé « le génie » <em>[al abqari]</em> par l’Envoyé de Dieu (saws). Les exégètes rapportent qu’à au moins quatre reprises Omar anticipa des prescriptions qui allaient être révélées, notamment en ce qui concerne la prohibition de l’alcool ou la prescription du <em>hijab </em>des femmes du Prophète (saws)</p>
<p>Pour autant, nul n’est infaillible après l’Envoyé de Dieu (saws). La <em>sira</em> retient au moins deux erreurs d’appréciation de notre compagnon. La première se déroula à l’issu du pacte d’Al Houdaybiya, au cours duquel le Prophète (saws) fit plusieurs concessions à ses adversaires de Quraysh, représentés en la personne de Souhayl Ibn Amr. Le Prophète (saws) et ses compagnons devaient ainsi renoncer à la Omra, qu’ils étaient pourtant venus accomplir cette année-là ; ils devraient de plus renvoyer tout converti qui aurait fui La Mecque et rejoint Médine sans le consentement de sa famille, sans pour autant pouvoir réclamer l’inverse : l’extradition de musulmans qui auraient fait marche arrière pour retourner à La Mecque. Omar n’était pas d’accord avec ce qu’il estimait être l’<em>ijtihad </em>du Prophète (saws). Déçu, il tardera, comme le reste des musulmans à obéir à la directive du Prophète (saws) de sacrifier les offrandes. Il comprendra cependant bien vite que cette humiliation apparente allait finalement s’avérer être une grande victoire pour la foi. Omar n’aura de cesse de donner des aumônes et de jeûner pour expier son jugement trop hâtif et sa précipitation.</p>
<p>Le second évènement eut lieu au moment du décès du Prophète (saws). Pris d’une très vive émotion qui le poussa d’abord à nier l’évidence, Omar s’écria : <em>« Le Prophète n’est pas mort,</em><em>Dieu l’a simplement convoqué pour un entretien comme Il l’a fait avec Moïse »</em>. Abou Bakr intervint alors pour le ramener à lui en rappelant cette évidence : « <em>Quiconque adorait Mohammad doit savoir qu’il est mort. Quant à celui qui adore Dieu, qu’il sache que Dieu est Vivant et ne mourra jamais ».</em></p>
<p>Omar fut le premier à proposer aux musulmans Abou Bakr pour succéder au Prophète (saws) dans la charge de gouverner la communauté musulmane. Il fut le premier à lui donner l’allégeance. Il sera également l’instigateur et l’initiateur du projet de compilation du Coran qui permettra sa sauvegarde éternelle. Pour cela, il mérite certes, la reconnaissance de toutes les générations musulmanes qui ont pu connaître la parole de leur Seigneur consignée dans les <em>Masahif.</em></p>
<p>Avant de mourir, Abou Bakr réunit les plus grands compagnons, notamment ceux qui avaient été désignés comme « les dix élus du Paradis », afin de leur soumettre son souhait de voir Omar investi du commandement après lui. La proposition emporta vite l’unanimité. Seul l’intéressé, Omar, qui se faisait alors discret craignant justement d’être chargé de cette responsabilité, contesta le choix du Calife en place.</p>
<p>Abou Bakr réussit cependant à l’issue d’un long échange, à convaincre Omar qu’il s’agissait là d’un devoir auquel celui-ci n’avait pas le droit de se dérober.</p>
<br/><div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/omar-ibn-al-khattab-2/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/omar-ibn-al-khattab-2/" ></div><p>The post <a rel="nofollow" href="http://www.alkahflejournal.com/omar-ibn-al-khattab-2/">Omar Ibn Al Khattab (2)</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="http://www.alkahflejournal.com">Journal</a>.</p>
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		<title>‘Omar Ibn Al Khattab</title>
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		<pubDate>Fri, 06 May 2016 11:30:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Samir]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Compagnons]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>‘Omar Ibn Al Khattab, de la tribu des Bani ‘Adiy, naquit à La Mecque, treize ans après le Prophète (paix et salut sur lui). Venant d’une famille pauvre, il dût dès son jeune âge travailler pour le compte de son père Al Khattab, qui était un homme dur et sévère. Arrivé à l’âge adulte, ‘Omar... <br /> <a class="meta-more" href="http://www.alkahflejournal.com/omar-ibn-al-khattab/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/omar-ibn-al-khattab/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/omar-ibn-al-khattab/" ></div><br/><p>‘Omar Ibn Al Khattab, de la tribu des Bani ‘Adiy, naquit à La Mecque, treize ans après le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em>. Venant d’une famille pauvre, il dût dès son jeune âge travailler pour le compte de son père Al Khattab, qui était un homme dur et sévère. Arrivé à l’âge adulte, ‘Omar deviendra commerçant, puis sera sollicité par Qoraysh pour jouer le rôle de diplomate dans les conflits avec les tribus alentour.</p>
<p>‘Omar avait hérité du caractère dur de son père, qui allait de pair avec son allure colossale. Il était, ce que certains appellent, un « bon vivant » et « un patriote », toujours prêt à défendre son peuple et ses traditions. C’est ce dernier trait de caractère qui poussera d’ailleurs ‘Omar à persécuter ceux des siens qui avaient osé remettre en cause la religion de son peuple en suivant le nouveau Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em>.</p>
<p>Un jour, n’en pouvant plus d’entendre parler de nouvelles conversions et des conflits que celles-ci entraînaient dans les familles, ‘Omar se ceignit de son épée et partit fou de rage avec la ferme intention d’assassiner l’Envoyé de Dieu <em>(paix et salut sur lui) </em>! Ainsi, pensait-il qu’il deviendrait le héros de son peuple, celui qui rétablirait par son geste la concorde et la paix, quand bien-même serait-il condamné lui-même par la suite.</p>
<p>En chemin, il croisa Nou’aym Ibn Abdallah, à qui il confia son dessein. Ce dernier, qui cachait lui-même sa foi musulmane, lui suggéra de commencer par « balayer devant sa porte » puisque, sa propre sœur, Fatima et son beau-frère Saïd, s’étaient eux-mêmes convertis. Toujours dominé par sa rage, ‘Omar changea de direction, pour se précipiter chez sa sœur. Une réunion spirituelle s’y tenait alors. On y récitait et expliquait les derniers versets tout juste révélés. ‘Omar frappa brutalement à la porte, Khabbab, qui lisait les versets, se cacha aussitôt, tandis que Fatima vint ouvrir la porte. ‘Omar pénétra à l’intérieur de la demeure et demanda à sa sœur et à son beau-frère s’il était vrai qu’ils avaient tous deux renoncé à la religion de leurs pères. Zayd chercha vainement à tempérer sa réponse : « <em>Et si ton père n’était pas sur la bonne voie ?&#8230; »</em>. ‘Omar se jeta alors sur lui. Fatima chercha à s’interposer pour secourir son époux. Elle fut alors très violemment projetée à terre. C’est à ce moment seulement, qu’Omar retrouva ses esprits et comprit qu’il était allé trop loin sous l’effet de la colère. Voyant sa sœur blessée, il tenta de s’excuser et demanda qu’on l’informe simplement du discours qui se tenait juste avant son arrivée. Fatima saisit l’occasion exigeant d’Omar qu’il se lave avant car « <em>seuls les purifiés peuvent toucher » </em>le Livre Saint. ‘Omar obtempéra. Le parchemin sur lequel étaient écrits les premiers versets de <em>Ta-Ha </em>lui fut remis : « <em>Ta-Ha. Nous ne t’avons pas révélé le Coran pour te faire du mal. Ce n’est qu’un rappel pour ceux qui craignent. Révélation de Celui qui créa la Terre et les cieux auparavant. Le Miséricordieux qui siège sur Son Trône. Qui lorsque tu élèves la voix, t’entend aussi bien que les murmures et les secrets. Allah, nul divinité que Lui. À Lui les Noms les plus beaux ». </em>La traduction ici ne nous permet pas de retranscrire la profondeur et la beauté de ces paroles qui eurent sur ‘Omar un puissant effet. En effet, le voile qui couvrait jusqu’alors son cœur et son intellect, venait de se déchirer pour laisser y pénétrer les premières lueurs de la foi.</p>
<p>Aussitôt, ‘Omar demanda qu’on le conduise auprès de celui qu’il était d’abord parti pour assassiner afin qu’il puisse témoigner de sa foi ! N’est-ce pas là un miracle &#8211; comme il s’en produisit d’autres du vivant du Messager et après sa mort &#8211; de voir comment, en un laps de temps, l’ennemi acharné peut devenir un partisan zélé ! Par ailleurs, autre signe de la prophétie, l’Envoyé de Dieu <em>(paix et salut sur lui)</em>, avait quelques jours plus tôt annoncé l’évènement à venir, puisqu’il avait formulé devant les musulmans la prière suivante : <em>« Ô Seigneur Dieu… renforce l’Islam par la conversion de celui de ces deux hommes que Tu aimes le plus : ‘Omar Ibn Al Khattab ou Al Hakam Ibn Hicham ».</em> C’est dire que pour le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em>, ‘Omar avait le même degré d’hostilité et de dangerosité pour le message qu’Abou Jahl ; et espérait donc que la conversion de l’un de ces deux individus entraînerait un changement dans le rapport de force entre la foi et ses détracteurs.</p>
<p>Le réveil de ‘Omar ne se fit pas à moitié. Dès lors qu’il eut prononcé l’attestation de foi, il eut la réflexion suivante : <em>« Ô Envoyé d’Allah… n’est-ce pas l’Islam qui est la vérité ? N’est-ce pas que nos concitoyens sont dans l’erreur ? Pourquoi alors devrions-nous cacher notre foi ? ». </em>Il est vrai qu’Omar était un homme fier qui en imposait et pour qui courber l’échine était impensable. Aussi, joignant l’acte à la parole, il partit frapper aux portes des <em>leaders</em> Qorayshites, pour leur annoncer fièrement sa conversion. Ceci lui valut d’être violemment pris à parti par un groupe de jeunes intrépides qui durent finalement reculer face à lui et se disperser.</p>
<p><em>À suivre si Dieu le veut&#8230;</em></p>
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		<title>Abou Bakr le Véridique 2ème partie</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Apr 2016 11:00:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Compagnons]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Allah le Très Haut dit : « Qui vint avec la vérité et qui crut en elle sont certes parmi les pieux… » [39;33]. ‘Ali Ibn Abi Taleb interprétait ce verset en disant : « Mohammad (paix et salut sur lui) est venu avec la vérité et c’est Abou Bakr qui crut en lui » [Tafsir Al Tabari], rappelant ainsi la... <br /> <a class="meta-more" href="http://www.alkahflejournal.com/abou-bakr-le-veridique-2eme-partie/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/abou-bakr-le-veridique-2eme-partie/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/abou-bakr-le-veridique-2eme-partie/" ></div><br/><p>Allah le Très Haut dit : « <em>Qui vint avec la vérité et qui crut en elle sont certes parmi les pieux… » [39;33].</em> ‘Ali Ibn Abi Taleb interprétait ce verset en disant : <em>« Mohammad </em><em>(paix et salut sur lui)</em> <em>est venu avec la vérité et c’est Abou Bakr qui crut en lui » [Tafsir Al Tabari], </em>rappelant ainsi la prééminence de ce grand compagnon dont nous avons abordé le mois dernier la vie à La Mecque avant et après la Révélation.</p>
<p>Durant l’émigration Abou Bakr va à nouveau pouvoir manifester son courage, n’hésitant pas à mettre plusieurs fois sa propre vie en danger pour protéger celle du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em>. Il confessera même à ce dernier : « <em>Qu’importe si je meurs car je ne suis qu’un homme ordinaire, tandis que si tu venais à mourir, ce serait alors cette religion qui disparaîtrait avec toi ».</em> Arrivé à Médine, notre compagnon reprendra son activité commerciale et reconstruira rapidement son capital. Pour autant, son travail ne l’a jamais détourné de la pratique de la prière, de l’acquisition du savoir ou de l’enseignement. Au contraire, Abou Bakr tirait avantage et force de sa compétence dans le commerce. Celle-ci lui garantissait indépendance et lui permettait de se rapprocher davantage de Dieu en dépensant ses biens dans les projets les plus utiles à la société croyante.</p>
<p>Abou Bakr veillait par ailleurs à diversifier au maximum ses bonnes œuvres afin que celles-ci soient les plus complètes possible. Ainsi, rapporte-t-on qu’un jour à l’issue d’une prière, l’Envoyé d’Allah <em>(paix et salut sur lui)</em><em>(paix et salut sur lui)</em>demanda qui parmi ses compagnons avait formulé l’intention de jeûner durant la journée. Seul Abou Bakr répondit positivement. Le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> demanda ensuite qui avait nourri un pauvre ? Qui avait visité un malade ? Qui avait accompagné un cortège funèbre ? Et à chaque fois, Abou Bakr répondait par l’affirmative. Le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> dit alors : « <em>Un individu ne peut pratiquer à la fois tout cela sans entrer au Paradis » [Mouslim]</em>. Une autre fois, le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> évoqua les portes du Paradis, celle par laquelle entreront les dévots priant beaucoup, celle par laquelle entreront les dévots jeûnant beaucoup, etc… Abou Bakr demanda alors s’il était possible qu’un homme ait le choix d’accéder au Paradis par toutes ces portes, le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> lui répondit : <em>« Oui, et je pense bien que tu en seras » [Al Boukhari &amp; Mouslim]. </em>Abou Bakr ne négligeait en effet aucune action.</p>
<p>Lorsque sa dernière maladie l’empêcha de diriger la prière, le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> exigea qu’Abou Bakr, et personne d’autre, le remplace. Comment en serait-il autrement, alors qu’Abou Bakr est celui au sujet duquel le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> dit : « <em>J’ai pu rendre la pareille à toute personne m’ayant rendu service, sauf Abou Bakr. Je n’ai pu le faire. Je laisse à Dieu le soin de le rétribuer comme il se doit le Jour de la Résurrection. Nul n’a été aussi utile pour l’Islam qu’Abou Bakr. S’il m’était possible de prendre un meilleur ami, il serait alors mon meilleur ami. Il est cependant mon ami et compagnon » [Al Tirmidhi, Sahih]. </em>Lorsqu’on demanda au Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> qui il aimait le plus, il évoqua son épouse Aïcha, avant de préciser que parmi les hommes, c’est le père de cette dernière qui lui était le plus cher <em>[Al Boukhari &amp; Mouslim]</em>. Bien que doté d’une grande sensibilité, incapable qu’il était de retenir ses larmes lorsqu’il récitait les Paroles du Très Haut, Abou Bakr demeurait avant tout un homme de foi et de raison. Dans la vie quotidienne, il ne se laissait guère déborder par son émotion. Cela se manifesta notamment lorsque mourut le Messager <em>(paix et salut sur lui)</em>, qu’il aimait pourtant plus que tout. Il sut comment réagir et comprit l’impératif de lui désigner un successeur pour gouverner la jeune &#8211; et encore fragile &#8211; communauté. Les compagnons, chefs de tribus, représentants des <em>Mouhajiroun </em>et des <em>Ansars,</em> furent unanimes pour désigner celui qui eut l’honneur d’accompagner le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> dans toutes les situations et aussi de le remplacer pour diriger la prière en commun. Ali et Fatima lui prêtèrent également allégeance <a href="http://www.alkahflejournal.com/fatima-fille-du-prophete/">comme nous l’avons déjà signalé.</a></p>
<p>Le « règne » d’Abou Bakr &#8211; qu’il conviendrait plutôt d’appeler « mission », tant on est loin des fastes des rois &#8211; durera deux ans et demi, soit le laps de temps qui séparait sa naissance de celle de l’Envoyé d’Allah <em>(paix et salut sur lui)</em>. Sa gouvernance fut caractérisée par la justice et l’équité. Abou Bakr sut prendre très vite les décisions qui s’imposaient pour affirmer l’autorité du nouvel État, et surtout pour préserver la religion, n’hésitant pas à faire preuve d’une certaine fermeté.</p>
<p>Abou Bakr sur le conseil d’Omar, et bien que quelque peu hésitant au prime abord, lança le projet de compilation du Coran, dont il confia la responsabilité à Zayd Ibn Thabit, le scribe du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> et lui-même mémorisateur du Coran. Cette idée géniale lancée moins de deux ans après l’interruption de la Révélation permit la sauvegarde du Coran tel que nous le connaissons aujourd’hui ! Nous avons déjà abordé ce sujet en détail et invitons les lecteurs à se référer à nos publications sur le sujet (Cf. Histoire Musulmane &amp; Sciences Coraniques).</p>
<p>On dit qu’au moment de l’investiture d’Abou Bakr, une dame âgée, qu’il avait l’habitude d’aider, se lamenta en demandant qui désormais l’aiderait ! Et notre compagnon de la rassurer en lui promettant qu’il continuerait de l’assister dans ses tâches quotidiennes. Jamais sa responsabilité de chef d’état ne le détourna de sa modestie, de son ascétisme, de ses lectures nocturnes du Coran.</p>
<p>Abou Bakr mourut à l’âge de 63 ans comme le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> auprès duquel il eut l’honneur d’être enterré.</p>
<p><em>Que Dieu l’élève davantage et accroisse sa récompense.</em></p>
<h2 style="text-align: center;">رضي الله عنه وأرضاه</h2>
<br/><div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/abou-bakr-le-veridique-2eme-partie/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/abou-bakr-le-veridique-2eme-partie/" ></div><p>The post <a rel="nofollow" href="http://www.alkahflejournal.com/abou-bakr-le-veridique-2eme-partie/">Abou Bakr le Véridique 2ème partie</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="http://www.alkahflejournal.com">Journal</a>.</p>
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		<title>Abou Bakr le Véridique</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Mar 2016 11:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Samir]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Compagnons]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Allah l’Exalté dit : « [de l’Enfer] le pieux Sera préservé / qui donne de sa fortune afin de se purifier / Par ceux qui profitent de sa générosité, il n’attend pas d’être rétribué / mais ne cherche que la Face de son Seigneur Élevé / Il sera certes satisfait » [92;17-21]. Ce verset fut révélé... <br /> <a class="meta-more" href="http://www.alkahflejournal.com/abou-bakr-le-veridique-1/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/abou-bakr-le-veridique-1/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/abou-bakr-le-veridique-1/" ></div><br/><p><a href="http://www.alkahflejournal.com/wp-content/uploads/2016/02/ABOU-BAKR.png"><img class="alignleft size-medium wp-image-4134" src="http://www.alkahflejournal.com/wp-content/uploads/2016/02/ABOU-BAKR-300x153.png" alt="ABOU BAKR" width="300" height="153" /></a>Allah l’Exalté dit : «<em> [de l’Enfer] le pieux </em>S<em>era préservé / qui donne de sa fortune afin de se purifier / Par ceux qui profitent de sa générosité, il n’attend pas d’être rétribué / mais ne cherche que la Face de son Seigneur Élevé / Il sera certes satisfait » [92;17-21]</em>. Ce verset fut révélé au sujet du fidèle compagnon du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em>, Abou Bakr Al Siddiq. Il est un témoignage Divin du statut de cet homme, de sa piété, de sa générosité, de sa sincérité, du fait qu’il fut agréé par Allah et qu’il sera préservé dans l’au-delà comme il le fut ici-bas.</p>
<p>Abou Bakr fils de Abou Qouhafa, surnommé ‘Atiq &#8211; en raison de sa générosité et de sa beauté &#8211; naquit à La Mecque un peu plus de deux ans après le Prophète <em>(paix et salut sur lui). </em>Issu de la famille des Bani Taym, il partage avec l’Envoyé d’Allah <em>(paix et salut sur lui) </em>un aïeul en commun, en la personne de Murrah Ibn Ka`b.</p>
<p>Abou Bakr était un gentilhomme. Réservé et discret, on ne l’a jamais entendu déclamé quelque vers en public, comme cela se faisait à l’époque ; pas plus qu’on ne l’a vu boire la moindre goutte de vin, dont il avait remarqué quelques-uns des méfaits et desquels il voulait se préserver. On rapporte également qu’il se tenait à l’écart des superstitions et croyances des siens et que jamais il ne pratiqua le culte des idoles. Au contraire, son vif intellect l’avait fait s’intéresser aux anciennes religions révélées, sans pour autant adhérer à l’une d’elles. Habile commerçant, il était un homme aisé, honnête et apprécié des siens. Il connaissait déjà dans la période préIslamique, celui qui allait devenir le dernier Prophète. Ils avaient déjà eu à voyager ensemble pour le commerce et s’appréciaient l’un l’autre.</p>
<p>Abou Bakr fut la première personne à laquelle le Prophète <em>(paix et salut sur lui) </em>se confia, en dehors de son cercle familial proche, lorsqu’il reçut la Révélation ; celui-ci le crut aussitôt. Il était un homme intelligent et réfléchi, absolument pas superstitieux ; et pourtant il fut le seul – avec Khadija &#8211; à croire de façon immédiate et spontanée. Le Prophète <em>(paix et salut sur lui) </em>confirmera cela en disant : « <em>Je n’ai invité personne à l’Islam sans qu’il n’hésita un moment excepté mon frère Abou Bakr qui n’hésita pas un instant ».</em> C’est dire qu’Abou Bakr avait remarqué les qualités morales particulières du Prophète avant sa mission, comme il voyait l’incohérence des croyances et des religions de ses contemporains dont il connaissait le manque de moralité. À partir de ce moment Abou Bakr va devenir le premier et le plus fidèle compagnon du Prophète <em>(paix et salut sur lui) </em>et ce jusqu’à sa mort et même après celle-ci, puisqu’il en deviendra le successeur pour diriger la nouvelle communauté.</p>
<p>Abou Bakr va parler de la nouvelle religion autour de lui et faire de nombreux émules dans la bourgeoisie mecquoise. Il fut ainsi directement à l’origine de la conversion d’Othman Ibn ‘Affan, d’Abd Al Rahman Ibn ‘Awf, d’Abou Oubayda Ibn Al Jarrah, de Sa’ad Ibn Abi Waqqas ainsi que de Talha Ibn Oubayd Allah et Al Zoubayr Ibn Al ‘Awwam, tous ces individus auxquels le Paradis fut promis. Sa droiture, son intelligence, son bon caractère et son courage deviendront également des ambassadeurs de la nouvelle foi dans une société païenne qui ne tolérait pas un discours public remettant en cause ses fondements. C’est dire que même sans parler, par sa seule attitude, Abou Bakr posait des questions à ses concitoyens. Nombre d’entre eux ont été touchés par Abou Bakr et devinrent réceptifs par la suite au Message qu’ils avaient d’abord rejeté. ‘Omar Ibn Al Khattab fut parmi ces gens.</p>
<p>Abou Bakr, en sa qualité de gentilhomme, d’arabe et de mecquois, fut relativement préservé des persécutions qui frappèrent les plus démunis, parmi les réfugiés, les étrangers, et les convertis issus des classes sociales les plus modestes. La souffrance de ses coreligionnaires lui était insupportable. Aussi se ruina-t-il afin de libérer tous ceux qu’il pouvait du joug de ses concitoyens incroyants. Il libéra au total sept individus, parmi lesquels le célèbre Bilal Ibn Rabah, qui n’était pas loin de mourir du fait des actes de barbarie que lui faisait subir son patron, Oumaya Ibn Khalaf.</p>
<p>Nous disons qu’Abou Bakr fut relativement préservé, car il devait tout de même subir au quotidien tout genre d’humiliations, de moqueries et d’intimidations. Il fut même un jour passé à tabac et défiguré par un groupe de fanatiques mecquois, après qu’il soit intervenu pour défendre le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em>. Ayant repris connaissance, sa première réaction fut de demander des nouvelles de l’Envoyé afin de s’assurer que celui-ci était sain et sauf !</p>
<p>Abou Bakr qui avait été habitué dans la première partie de sa vie à être respecté des siens et à vivre dignement, supportait mal le fait de se voir méprisé et raillé où qu’il allât. L’humiliation est en effet plus dure à supporter lorsqu’on la découvre tardivement. C’est certainement cette ambiance délétère et morose qui poussa notre compagnon à prendre la route de l’expatriation quand l’occasion se présenta. En effet, Abou Bakr, bien qu’il aimait tendrement le Prophète <em>(paix et salut sur lui) </em>se résigna à rejoindre ses compatriotes et coreligionnaires réfugiés dans le royaume chrétien d’Abyssinie. Mais en chemin, il renonça finalement à son dessein et décida de revenir parmi les siens.</p>
<p>Suite à l’évènement du Voyage Nocturne, et alors que les incroyants se gaussaient, certains musulmans se trouvèrent quelque peu perplexes. Abou Bakr quant à lui s’illustra une fois de plus par sa spontanéité et prêta foi immédiatement en l’évènement extraordinaire. « <em>En effet</em>, <em>dit-il, je crois déjà en quelque chose de bien plus fantastique : je crois que Mohammad reçoit des informations du haut des cieux matin et soir ! ». </em>Cette position ferme et singulière lui valut de mériter le titre de Véridique, <em>Al Siddiq, </em>pour l’éternité.</p>
<p>Abou Bakr fut finalement choisi pour accompagner le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em>, lorsque l’exode devint nécessaire pour la communauté opprimée, comme l’immortalise le Coran : « <em>Si vous ne lui portez pas secours, Allah l’a d’ores et déjà secouru lorsqu’expulsé par les incroyants, il trouva refuge, deuxième de deux, dans la grotte, et qu’il dit à son compagnon : « N’aies crainte, Allah est avec nous » … » [9;40]. </em></p>
<p><em>La suite dans le prochain numéro.</em></p>
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