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	<title>Journal &#187; Bien comprendre la Sounnah</title>
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		<title>Ne pas exagérer dans l’interprétation</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Jun 2015 11:00:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Samir]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Bien comprendre la Sounnah]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/ne-pas-exagerer-dans-interpretation/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/ne-pas-exagerer-dans-interpretation/" ></div><br/><p><a href="http://www.alkahflejournal.com/wp-content/uploads/2015/05/jujubier.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3881" src="http://www.alkahflejournal.com/wp-content/uploads/2015/05/jujubier-300x225.jpg" alt="jujubier" width="300" height="225" /></a>Allah le Très Haut dit : <em>Obéissez à Allah, et obéissez au Messager, et si jamais vous vous détournez, certes Dieu n’aime pas les négateurs… [3;32] </em>Arrivant à la fin de notre rubrique pour une bonne compréhension de la Sounnah du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em>, il nous paraît important de rappeler le but que nous nous étions fixés au départ. Le principe de notre rubrique n’est en aucun cas de dévaloriser la Sounnah, bien au contraire, ni de mettre à disposition de l’individu passionné les outils de contestation systématique des hadiths de l’Envoyé de Dieu <em>(paix et salut sur lui)</em>. La règle de base concernant notre relation à la Sounnah authentique demeure à tout jamais l’obéissance, une fois le sens des textes et leur authenticité bien établis. C’est ce qu’énoncent les versets suivants : <em>et ce que le Messager vous donne prenez-le, et ce qu’il vous interdit, écartez-vous en [59;7] ; il n’appartient pas au croyant ou à la croyante, une fois que Dieu ou son Prophète ont statué sur un sujet d’avoir encore latitude de choisir dans ses affaires… [33;36]. </em>Le seul principe de notre rubrique de cette année a été de redorer la Sounnah et de la revaloriser, en montrant qu’il y a des règles à connaître pour aborder celle-ci correctement. Il ne suffit pas de dire : « L’Envoyé a dit… » pour déduire des prescriptions (<em>halal, haram</em> etc…) et prendre le contrepied des savants et des institutions. N’importe qui ne peut interpréter les Textes n’importe comment. Lire la Sounnah à la lumière du Coran, réunir les textes portant sur un même thème, s’assurer de l’authenticité du hadith que l’on analyse, connaître le contexte dans lequel il a été énoncé, s’assurer du sens des mots utilisés, distinguer l’abrogeant de l’abrogé, ce qui doit être pris au sens propre ou au sens littéral, ce qui a une portée générale et ce qui a une portée restreinte… tout cela constitue autant de règles avec lesquelles l’étudiant ou savant doit être relativement à l’aise pour tenter d’extraire des règles et des principes des textes. Nous ne disons pas non plus que seul un savant peut accéder ou comprendre les Textes. Dieu merci, la majorité des textes restent accessibles aux gens ordinaires que nous sommes. Encore une fois, ce qui n’est pas à la portée du premier venu c’est l’exercice de déduction des règles, c’est le fait de dire de façon catégorique : « voici la Sounnah, et voici la <em>bid’a</em> » en s’appuyant sur une lecture simpliste, réductrice ou sélective des paroles de l’Envoyé d’Allah <em>(paix et salut sur lui)</em>.</p>
<p>Nous terminerons donc notre exposé avec une illustration de ce que peut constituer l’exagération dans l’interprétation des textes et le fait de s’éloigner cette fois de la lettre. Le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> dit que <em>quiconque coupe un jujubier, Dieu lui plongera (pour cela) la tête dans le feu. </em>Ce hadith est rapporté par Abou Dawoud et par Al Bayhaqi ; Al Albani considère que sa chaîne de transmetteurs est bonne. Certains savants ont interprété cette parole arguant que la menace ne concerne que le fait de couper cet arbre dans le territoire sacré <em>(al haram) </em>dans lequel il n’est pas permis de toucher à la végétation. Le problème est, que cette interprétation est restrictive, tandis que l’énoncé du texte a une portée générale. Abou Dawoud, le Cheikh qui rapporte ce hadith dans ses <em>Sounan</em> lui donne quant à lui une interprétation plus large, en expliquant que la menace s’applique à ‘<em>celui qui, dans un désert, coupe un jujubier dont l’ombre profite aux voyageurs et aux bestiaux, sans raison et en toute injustice’. </em>Sans étendre le spectre de la menace du feu, qui ne vise jusqu’à preuve du contraire, que ceux qui, sans raison valable, coupent un jujubier dans le désert, ce hadith nous montre également l’importance que l’Islam accorde au <a href="http://www.alkahflejournal.com/respecter-la-nature/">respect de l’environnement</a>, comme nous l’évoquions le mois dernier.</p>
<br/><div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/ne-pas-exagerer-dans-interpretation/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/ne-pas-exagerer-dans-interpretation/" ></div><p>The post <a rel="nofollow" href="http://www.alkahflejournal.com/ne-pas-exagerer-dans-interpretation/">Ne pas exagérer dans l’interprétation</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="http://www.alkahflejournal.com">Journal</a>.</p>
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		<title>S’assurer du sens des mots utilisés dans un hadith</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Apr 2015 11:30:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Samir]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Bien comprendre la Sounnah]]></category>

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				<content:encoded><![CDATA[<div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/sens-des-mots-hadith/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/sens-des-mots-hadith/" ></div><br/><p>Parmi les règles à respecter pour parvenir à une compréhension juste des textes de la Sounnah – mais cela est également vrai pour le Coran -, il y a le fait de s’assurer que l’on comprenne bien le sens des termes employés. Ceci sous-entend d’avoir une connaissance suffisante de la langue arabe littéraire ancienne, une bonne culture du hadith, et également de savoir se référer aux ouvrages clés pour comprendre les sens anciens de certains mots que le temps et l’usage ont pu modifier, car le propre d’une langue vivante est d’évoluer avec le temps. Nous pouvons citer en exemples les hadiths du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> : <em>les gens qui subiront le pire châtiment le jour du jugement sont les mousawwiroun [Al Boukhari &amp; Mouslim], tout  moussawir est en enfer [Mouslim], ceux qui font ces « souwar » seront punis le jour du jugement, on leur dira ‘donnez-donc vie à vos œuvres’ [Al Boukhari]. </em>Tous ces hadiths mettent en garde les sculpteurs d’idoles ou de figurines susceptibles d’être divinisées. Le <em>mousawwir (mousawwiroun </em>au pluriel) est celui qui réalise la <em>souwar, </em>dont la traduction exacte serait ‘sculpture’. C’est ainsi qu’interprétait ces hadiths, le grand savant de Médine, l’élève de notre mère Aïcha, Al Qassim Ibn Mohammad Ibn Abi Bakr Al Siddiq : <em>al souwar </em>est « la forme qui a une ombre », il s’agit d’un objet palpable en trois dimensions, représentant une créature vivante. Le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> nous a défendu ce type précis de représentation pour couper court à tout genre d’idolâtrie, et a autorisé les dessins qu’il peut y avoir sur certains tissus comme les coussins ou les vêtements <em>[cf. Al Boukhari n°7559, Mouslim n°2111]</em>.</p>
<p>Plus récemment dans l’histoire humaine, lorsque sont apparues la photographie et la vidéo, certains Arabes ont donné comme nom à cette nouvelle technique <em>‘al taswir’, </em>en se contentant de constater le résultat. C’est ce qui a poussé certains savants contemporains, dont quelques célébrités, à se prononcer contre la photographie et la vidéo, en considérant que l’interdiction formulée par le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> concernait ces nouvelles techniques. Or on voit bien qu’ici et là, <em>taswir </em>désigne deux choses différentes : sculpter une statue représentant un être vivant – ce qu’a interdit le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> – et figer sur image une reproduction exacte de la création d’Allah à un instant donné – ce qui n’a à priori pas été interdit par le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> – même si le même terme est employé. L’usage moderne fait qu’on appelle désormais le sculpteur en arabe <em>nihat, </em>pour autant le fabricant d’idoles demeure concerné par l’interdiction prophétique, quand bien même on ne l’appellerait pas <em>mousawwir.</em></p>
<p>Parfois, le sens du mot ne change pas avec le temps, mais celui-ci revêt différents sens selon la manière dont on l’utilise. Ainsi les imams Al Tabarani et Ibn Majah rapportent d’après ‘Oubada Ibn Al Samit cette invocation de l’Envoyé de Dieu <em>(paix et salut sur lui)</em> : <em>ô mon Dieu, fais que je vive ‘miskine’, que je meure ‘miskine’ et ressuscite-moi parmi les ‘masakine’ (pluriel de miskine).</em> Cette version du hadith est authentique. Le sens courant, commun et connu du terme ‘miskin’ dans la langue arabe est ‘pauvre’. Dans cette invocation, le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> aurait donc demandé à Dieu d’être pauvre toute sa vie si l’on s’en tient au sens premier du terme ‘<em>miskin</em>’. Il est vrai que le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> ne fut jamais riche et qu’il n’aurait pas aimé posséder l’équivalent du mont Ouhoud en or pendant plus de trois nuits sans le dépenser en aumône. Pour autant, il est rapporté dans d’autres hadiths plus authentiques que le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> demandait matin et soir à Dieu de le préserver de <em>l’épreuve de la pauvreté</em> <em>[Al Boukhari &amp; Mouslim], </em>de le mettre <em>à l’abri du besoin [Mouslim], </em>et de le garder <em>de la mécréance et de la pauvreté [Al Hakim, Al Bayhaqi : Sahih]. </em>Doit-on comprendre le premier hadith comme certains l’ont compris, comme un éloge et un encouragement pour les musulmans à rechercher la pauvreté ? Mais dans ce cas nous serions bien en contradiction avec le second groupe de hadiths et bien d’autres mettant en valeur le fait de gagner sa vie, de s’enrichir honnêtement, et de bien dépenser son argent, à l’instar des grands compagnons. Aussi, le terme « miskine » revêt une autre signification qui est le fait d’être humble. Ibn Al Athir dit que le Prophète au travers de cette invocation demandait à Dieu de faire qu’il demeure humble toute sa vie et qu’Il le préserve de verser dans la tyrannie ou dans l’orgueil.</p>
<p>Dernier exemple, dans la parole du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em>, rapportée par Abou Hourayra et authentifiée par Al ‘Iraqi et Al Soyouti : <em>Dieu enverra au début de chaque siècle (celui/ceux) qui renouvellera (youjadid) la religion [Abou Dawoud, Al Hakim].</em> Comment donc peut-on comprendre littéralement ce hadith alors que Dieu dit dans Son Livre : <em>aujourd’hui J’ai rendu parfaite pour vous votre religion [5;3] </em>et que le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> a dit que <em>quiconque veut apporter quelque chose de nouveau dans notre affaire (l’Islam) doit être rejeté [Mouslim] </em>? En vérité, le sens de cette parole a été expliqué par nos savants. Il ne s’agit pas d’apporter une nouvelle religion, de moderniser ou modifier celle-ci. Il s’agit simplement de la revivifier, de lui redonner son mouvement, sa force, son souffle, dans le cœur et les esprits des gens ; d’expliquer le sens de ses prescriptions avec le langage adapté à l’époque, en apportant de nouvelles interprétations pertinentes pour l’époque, en conformité avec l’esprit et la lettre des textes.</p>
<p>Tâchons-donc de ne pas nous empresser à interpréter les textes sans être certains du sens des mots employés, et encore plus lorsqu’on les aborde au travers de traductions ! <em>et demandez aux gens de science lorsque vous ne savez pas !</em></p>
<br/><div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/sens-des-mots-hadith/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/sens-des-mots-hadith/" ></div><p>The post <a rel="nofollow" href="http://www.alkahflejournal.com/sens-des-mots-hadith/">S’assurer du sens des mots utilisés dans un hadith</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="http://www.alkahflejournal.com">Journal</a>.</p>
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		<title>Le hadith entre sens littéral et sens figuré</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Mar 2015 11:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Samir]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/hadith-sens-litteral-sens-figure/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/hadith-sens-litteral-sens-figure/" ></div><br/><p>Allah Glorifié soit-Il dit au sujet du jeûne de Ramadan : <em>mangez et buvez jusqu&rsquo;à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l&rsquo;aube du fil noir de la nuit. Puis accomplissez le jeûne jusqu&rsquo;à la nuit [2;187].</em> Suite à la révélation de ce verset, le compagnon ‘Adi Ibn Abi Hatim mit sous son oreiller deux fils, l’un de couleur blanche et l’autre de couleur noire, puis les comparait durant la nuit. Il ne démarrait finalement son jeûne que lorsqu’il y avait suffisamment de lumière pour qu’il puisse les distinguer. ‘Adi alla trouver le Prophète <em>(paix et salut sur lui) </em>pour le tenir informé de ce qu’il avait entrepris pour se conformer à la directive Divine. L’Envoyé de Dieu <em>(paix et salut sur lui) </em>lui dit alors : <em>ton oreiller est donc bien large ! ce verset évoque simplement la distinction entre la clarté du jour et l’obscurité de la nuit [Al Boukhari].</em> Dans ce hadith, nous voyons comment le noble compagnon, Ibn Abi Hatim, a pris au sens littéral un texte du Coran qui avait en fait un sens figuré, imagé. En effet, ce verset, comme d’autres, au sein du Coran, utilise un sens métaphorique, car la séparation entre le jour et la nuit au moment de l’aube, laisse comme un fil qui occupe tout l’espace du ciel, d’où la remarque ‘<em>ton oreiller est donc bien large’.</em></p>
<p>Ceci dit, le sens figuré ou <em>majaz </em>en arabe est utilisé parfois dans le Coran, et également dans la Sounnah. Être capable de distinguer quand le Prophète <em>(paix et salut sur lui) </em>utilise un sens figuré, participe à la bonne compréhension de notre religion. À l’inverse, il faut bien prendre garde de ne pas considérer comme métaphore tout ce qui dépasse la raison ou à trait aux réalités de l’au-delà ; comme l’ont fait certains courants de pensée, les moutazilites notamment. Notre présent article ne traitera que de certains exemples de sens figurés dans la Sounnah. Nous tâcheronsde revenir ultérieurement sur le sujet du sens figuré dans le Coran et sur celui des mutazilites, <em>incha Allah</em>.</p>
<p>Parfois, le sens figuré est subtil, comme lorsque l’Envoyé de Dieu <em>(paix et salut sur lui) </em>annonça que la première des mères des croyants qui mourrait après lui était celle qui avait le bras le plus long. Les femmes prirent alors cette parole à la lettre et se mirent à comparer la longueur de leur bras afin de savoir laquelle d’entre elles aurait la chance de retrouver la première le Prophète <em>(paix et salut sur lui) </em>Or c’était Sawda qui avait le bras le plus long, pourtant ce fut Zaynab Bint Jahch qui mourut la première après le Prophète <em>(paix et salut sur lui). </em>C’était à ce moment que ces femmes comprirent le sens réel de la parole du Prophète <em>(paix et salut sur lui) </em>qui évoquait en fait la générosité. En effet, Zaynab était connue pour être la mère des pauvres et la plus généreuse des femmes, elle était la plus prompt à tendre la main pour aider autrui et avait donc le bras plus long que les autres femmes. C’était une métaphore de la part de l’Envoyé de Dieu <em>(paix et salut sur lui).</em></p>
<p>Certains se sont également trompés quant au sens du hadith <em>Qoudousi</em>, dans lequel le Très Haut <em>Glorifié soit-Il </em>dit : <em>Si Mon Serviteur se rapproche de Moi d’un empan, Je me rapproche alors de lui d’une coudée ; s’il se rapproche de moi d’une coudée, Je me rapproche de lui d’une brasse ; s’il vient vers Moi en marchant, J’irai vers lui en toute hâte [Al Boukhari &amp; Mouslim]. </em>Si l’on prend le hadith au sens littéral, on pourrait croire que Dieu se déplace physiquement vers cet individu qui s’efforce de Lui plaire en pratiquant de bonnes actions et en faisant le bien autour de lui. C’est ce qui a conduit certains esprits trop rationalistes (l’Islam est rationnel), parmi les musulmans, à rejeter ce hadith et d’autres du même genre, en dépit de son authenticité incontestable. Or ce hadith a un sens spirituel imagé, et signifie que comme Dieu multiplie la valeur et le mérite des bonnes actions, de dix à sept cent fois et plus encore, Il élèvera en degrés celui qui chemine vers Lui plus que ce qu’aurait mérité l’effort consenti, comme un ascenseur ou un escalator permet à celui qui fait l’effort de se placer dessus de s’élever sans se fatiguer.</p>
<p>Dans le même esprit, le Prophète <em>(paix et salut sur lui) </em>nous a appris que le <em>Paradis est sous les pieds de nos mères [Ahmad &amp; Al Nassaï : Sahih]</em> signifiant que le fait de prendre soin de sa mère, et d’être à son service, et ce quelle que soit sa religion, fait partie des œuvres qui font rentrer au Paradis. Le Prophète <em>(paix et salut sur lui) </em>nous a également dit qu’entre sa chambre et sa tribune <em>(minbar)</em>, il y avait un jardin d’entre les jardins du Paradis <em>[Al Boukhari &amp; Mouslim]</em>, et que le Tigre et l’Euphrate prenaient leur source au Paradis <em>[Al Boukhari]</em>. Ibn Hazm – pourtant connu pour son penchant au littéralisme &#8211; dit en commentant ces hadiths : <em>le Coran et l’évidence constatée par les sens prouvent clairement que l’on ne peut pas comprendre ces hadiths au sens littéral. </em>Ces hadiths visent à mettre en valeur cet endroit, et le mérite qu’il y a à y prier, et le mérite de ces fleuves dans ce qu’ils apportent de bienfaits aux gens des régions qu’ils traversent. Tout bien licite dans cette vie est comme un échantillon de ce qu’il y a au Paradis, et tout malheur est comme un échantillon de ce qu’il y a en Enfer.</p>
<p>Dans un autre registre, on rapporte que l’Envoyé de Dieu <em>(paix et salut sur lui) </em>a dit : <em>être transpercé avec une aiguille en fer vaut mieux pour vous que de toucher une femme qui ne vous est pas licite [Al Tabarani: hassan]. </em>Nombreux sont les savants qui se sont appuyés sur ce hadith pour déclarer illicite le moindre contact physique entre homme et femme, non marié et non lié par un lien de parenté. S’il n’y a aucun débat sur la prohibition de ce genre de contact dès lors qu’il peut être accompagné par un désir de l’un ou de l’autre, peut-on s’appuyer sur ce seul hadith pour dire qu’une simple poignée de main parfaitement cordiale, dans un contexte familial ou professionnel est interdite ? Que cela ne se fasse pas dans certaines cultures cela est entendu ; mais peut-on considérer que cela est interdit religieusement dans tous les cas, lorsque l’on sait par exemple que <em>n’importe quelle servante de Médine pouvait prendre le Prophète </em><em>(paix et salut sur lui) </em><em>par la main et l’emmener là où elle le voulait [Al Boukhari] ?</em> Pour nous, la réponse est non. En général, il vaut mieux s’abstenir de tout contact, et l’on peut très bien se contenter d’un geste de la tête ou de la main pour se saluer respectueusement, comme le font certains peuples asiatiques par exemple. Pour autant, formuler l’interdiction sur la base d’une compréhension littérale du hadith nous paraît ici abusif. En effet, le ‘<em>toucher’ </em>dont il est question dans ce hadith et qui justifie la menace du Prophète <em>(paix et salut sur lui) </em>vise plutôt le rapport extra-conjugal comme cela est confirmé par de nombreux versets coraniques, comme cette parole de Marie : <em>comment enfanterais-je alors qu’aucun homme ne m’a touchée [3;47]</em>.</p>
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		<title>Comprendre les Textes dans leur contexte</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Feb 2015 11:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Samir]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Bien comprendre la Sounnah]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Nous avons vu le mois dernier l’importance qu’il y a, à analyser le contexte entourant un hadith, à déterminer les causes, circonstances et objectifs qui peuvent y être liés, et ce, afin de ne pas nous tromper dans la manière de le traduire dans nos vies. Ainsi, est-il rapporté de sources sûres, dans les deux... <br /> <a class="meta-more" href="http://www.alkahflejournal.com/comprendre-les-textes-contexte/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/comprendre-les-textes-contexte/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/comprendre-les-textes-contexte/" ></div><br/><p>Nous avons vu le mois dernier l’importance qu’il y a, à analyser le contexte entourant un hadith, à déterminer les causes, circonstances et objectifs qui peuvent y être liés, et ce, afin de ne pas nous tromper dans la manière de le traduire dans nos vies. Ainsi, est-il rapporté de sources sûres, dans les deux <em>Sahihs, </em>que lorsque l’Envoyé de Dieu <em>(paix et salut sur lui)</em> et ses compagnons se rendirent à La Mecque, l’année suivant le pacte d’Al Houdaybiya, afin d’y accomplir la <em>‘omra</em> de compensation<em>, </em>les incroyants mecquois se mirent à parler d’eux en disant : <em>les voilà épuisés par le climat de Yathrib.</em> C’était là une manière de dénigrer l’Islam puisque selon eux la <em>hijra </em>(Emigration) avait causé des problèmes de santé aux musulmans originaires de La Mecque. Les entendant, l’Envoyé de Dieu <em>(paix et salut sur lui)</em> eut à cœur de les contredire, et de leur prouver que ni Dieu ni sa religion ne font de tort au croyant ; alors ordonna-t-il à l’ensemble de ses compagnons de faire les trois premières circumambulations autour de la Ka’ba en trottinant – on appelle cela le <em>raml –</em> et n’interdit pas à qui le voulait de faire ainsi les sept tours <em>[Al Boukhari &amp; Mouslim]</em>. Ce rite lié à la base à une circonstance bien particulière est cependant demeuré dans l’histoire musulmane, lors du pèlerinage d’adieu, et lors des visites des quatre khalifes à la Ka’ba, pour le pèlerinage ou la ‘<em>omra.</em> On peut dire la même chose lors du <em>sa’yi</em> entre <em>Al Safa et Al Marwa,</em> et du fait d’accélérer le pas entre les deux stèles, en souvenir de la course de Hajar, mère d’Ismaïl. Ceci dit, aujourd’hui, à certaines heures et certaines périodes de l’année, il y a plusieurs milliers de personnes qui pratiquent au même moment les rites du <em>tawaf </em>ou du <em>sa’yi, </em>parmi eux des personnes à mobilité réduite – enfants, personnes âgées, handicapées. Que dit la Sounnah à ce moment précis ? S’abstenir de trottiner est préférable, voire obligatoire ; car bousculer autrui, le blesser ou le faire tomber, est un péché. Néanmoins, lorsqu’il y a moins de monde, et pas de risque d’incommoder qui que ce soit, alors le rite demeure.</p>
<p>Nous pouvons trouver d’autres exemples à l’époque des quatre khalifes. ‘Omar était présent lorsque le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> décida de partager les terres de Khaybar entre ceux de ses compagnons qui avaient participé avec lui à cette expédition. Pourtant des décennies plus tard, lorsque les musulmans dominèrent l’Iraq, ‘Omar opta pour le fait de laisser les gens de ce pays propriétaires de leurs terres et ce pour différentes raisons qui relèvent toutes de l’intérêt général. En apparence, on pourrait croire qu’il n’a pas suivi la Sounnah du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em>, mais dans le fond, il s’y est conformé à la perfection, car le but était de ne pas s’aliéner ces populations qui ne connaissaient pas encore l’Islam, et aussi de ne pas ralentir la production qui allait profiter à tous, et de laisser la culture de ces terres à ceux qui la maîtrisaient.</p>
<p>Concernant le pèlerinage, il est rapporté authentiquement que le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> raccourcissait ses prières et les assemblait lors du jour de ‘Arafat et à Mouzdalifah. Pourtant le khalife ‘Othman décida une année durant laquelle il dirigeait le pèlerinage de ne pas raccourcir les prières, et ce, parce qu’il craignait que les derniers convertis pensent que la prière se faisait ainsi toute l’année (le cas s’était produit). Malik rapporte aussi à son sujet dans son Mouwata, que ‘Othman ordonna que soient capturés et vendus les chameaux errants, alors que le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> avait ordonné qu’on ne les capture pas en disant : <em>ils sont pourvus de sabots et de pattes, ils s’abreuveront et se nourriront d’arbustes jusqu’à ce que leurs propriétaires les retrouvent.</em> ‘Othman a-t-il ici contredit la Sounnah de l’Envoyé de Dieu <em>(paix et salut sur lui)</em> ? Oh que non ! Il a simplement considéré que la situation était différente à son époque, et que le phénomène des chameaux errants avait pris une telle ampleur que cela devenait un problème d’ordre public ; aussi a-t-il opté pour l’esprit de la Sounnah plutôt que pour sa stricte lettre.</p>
<p>Les exemples sont très nombreux. Ceci étant, l’idéal reste tant que faire se peut de respecter à la fois l’esprit et la lettre du texte. Ensuite, ce n’est pas à tout un chacun de déterminer s’il y a conflit entre l’esprit et la lettre dans un contexte donné. Cela est l’affaire des ‘<em>oulama</em> au fait des textes et des réalités de leur époque.</p>
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		<title>Remettre le texte dans son contexte</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Jan 2015 11:00:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Samir]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Bien comprendre la Sounnah]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Allah le Très Haut fait dire à Son Prophète (paix et salut sur lui) : voici ma voie, j’appelle à Dieu avec clairvoyance, moi et ceux qui me suivent. Et gloire à Dieu, je ne suis point du nombre des idolâtres [12;108]. Si l’obéissance au Prophète (paix et salut sur lui) et l’observance de sa Sounnah... <br /> <a class="meta-more" href="http://www.alkahflejournal.com/remettre-texte-contexte/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p>
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<p>Prenons le cas de l’aumône obligatoire sur la monnaie. À l’époque du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em>, deux monnaies étaient utilisées pour les échanges commerciaux : le <em>dirham</em> d’argent et le <em>dinar </em>d’or, avec un rapport d’un à dix entre les deux, ce qui signifie qu’un dinar or avait la même valeur que dix dirhams argent. C’est pour cela que le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> a fixé un seuil <em>(nissab)</em> équivalent pour déterminer qui était redevable de l’aumône obligatoire dite <em>zakat al maal, </em>à savoir : deux cent dirhams ou bien vingt dinars. Si 1 dinar = 10 dirhams alors 20 dinars = 200 dirhams, le <em>nissab</em> est donc le même que l’on se base sur l’argent ou l’or. Ceci dit, avec le temps, les cours des deux métaux précieux ont évolué et le rapport entre les deux n’est plus le même : le cours de l’or est désormais bien plus élevé que celui de l’argent. Pour l’exemple, à l’heure où nous écrivons ces lignes, la valeur du <em>nissab </em>basée sur le cours de l’or est de 2 643€, tandis que si l’on se base sur le cours de l’argent, le <em>nissab </em>serait de 280 €. Le <em>nissab </em>est désormais dix fois plus élevé lorsqu’on se base sur le cours de l’or plutôt que sur le cours de l’argent ! Le principe de la <em>zakat</em> est, de la bouche même de l’Envoyé de Dieu <em>(paix et salut sur lui)</em> de <em>prendre aux plus riches pour reverser aux plus pauvres [Al Boukhari &amp; Mouslim].</em> Peut-on considérer aujourd’hui, dans notre société et notre contexte qu’une personne est riche, parce qu’elle a réussi à épargner 280 € après une année ? Il est évident que non ! Par ailleurs, nous savons bien que les monnaies modernes ont pour origine l’indexation sur l’or, même si celle-ci a depuis été abandonnée. C’est ce qui a poussé nombre de savants à statuer que le <em>nissab</em> basé sur la valeur de l’or est à notre époque le meilleur indicateur de la richesse d’une personne pour déterminer si elle doit ou non verser la <em>zakat.</em></p>
<p>Nous pouvons aussi parler de la <em>zakat el fitr, </em>que le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> avait fixée à un <em>sa’</em> (unité de mesure) <em>de nourriture, de dattes, d’orge, de fromage ou de raisins secs </em>et qui devait être versée le jour de l’<em>aïd el fitr</em> avant la prière. Mou’awiya est parmi les premiers à s’être éloigné de la stricte lettre du texte pour continuer à en respecter l’esprit, et parce qu’il avait saisi le contexte et le but de cette prescription. En effet, lorsque le blé commença à devenir une marchandise répandue dans le monde musulman, Mou’awiya établit que la <em>zakat </em>sur ce produit serait non pas d’un <em>sa’</em> mais de deux, car le blé avait moins de valeur que les autres produits cités par le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em>. D’autres compagnons autorisèrent également à cette époque le fait de verser la <em>zakat</em> <em>el fitr </em>un ou deux jours avant l’<em>aïd, </em>bien que le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> ne l’ait pas fait, parce qu’ils avaient saisi que le but de cette aumône était qu’elle parvienne aux pauvres le jour de l’<em>aïd, </em>or les musulmans gouvernaient à cette époque des provinces lointaines et pauvres, et il fallait du temps pour transférer les richesses dans ces régions. Plus tard, l’Imam Ahmad autorisa que l’on verse la <em>zakat al fitr </em>à la mi-Ramadan et Al Shafi’i autorisa même à la verser au début du mois béni. Abou Hanifa permit quant à lui que l’on verse l’équivalent de la <em>zakat</em> en monnaie plutôt qu’en produits agricoles. D’autres grands savants comme l’Imam Al Boukhari, Soufian Al Thawri ou encore le cinquième khalife bien-guidé, ‘Omar Ibn ‘Abd El ‘Aziz adoptèrent également cet avis. En Arabie, à l’époque du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> la monnaie n’était pas le principal moyen de transaction, les gens procédaient fréquemment au troc, en échangeant des marchandises, et beaucoup de Médinois étaient agriculteurs. Plus tard, la monnaie se répandit et devint le principal moyen d’échange, le troc disparut petit à petit, d’où la position juste et intelligente de ces grands savants qui avaient compris le principe de la prescription, ses objectifs, et qui avaient conscience du contexte dans lequel elle avait été formulée, et du contexte différent dans lequel les gens vivaient à leur époque.<em> </em></p>
<p><em>À suivre, incha Allah&#8230;</em></p>
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		<title>Réunir les hadiths portant sur un même thème</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Dec 2014 11:00:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Samir]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Bien comprendre la Sounnah]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Énoncé des textes Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : Il est trois catégories d’individus auxquels Dieu n’adressera pas la parole le jour de la résurrection, sur lesquels Il ne portera pas un regard, qu’Il ne purifiera pas et qui subiront un supplice douloureux (…) celui qui laisse traîner son manteau, celui qui... <br /> <a class="meta-more" href="http://www.alkahflejournal.com/reunir-les-hadiths-portant-meme-theme/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p>
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<p>Le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> a dit : <em>Il est</em> t<em>rois catégories d’individus auxquels Dieu n’adressera pas la parole le jour de la résurrection, sur lesquels Il ne portera pas un regard, qu’Il ne purifiera pas et qui subiront un supplice douloureux (…) celui qui laisse traîner son manteau, celui qui se vante de ses bonnes actions et celui qui écoule sa marchandise avec de faux serments [Mouslim]. </em>Il dit aussi que <em>celui dont le izar </em>(pièce de tissu que les Arabes utilisaient alors pour couvrir le bas du corps)<em> dépasse la cheville, cela est dans le feu [Al Boukhari]. </em>Une autre fois, l’Envoyé de Dieu <em>(paix et salut sur lui)</em> ordonna par deux fois à un homme qui venait de faire sa prière et dont le vêtement descendait sous la cheville de refaire ses ablutions. Lorsqu’on l’interrogea à ce sujet, le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> dit : <em>il priait en laissant traîner par terre son vêtement, et Dieu n’accepte pas la prière de quiconque prie et dont les vêtements dépassent la cheville [Aboud Dawoud : daïf].</em></p>
<p>Selon ces hadiths d’apparence clairs et explicites, il semble évident qu’il est interdit &#8211; pour l’homme musulman &#8211; de porter un vêtement qui dépasse la cheville. Pourquoi donc ? Et bien parce qu’à l’époque du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em>, les Arabes païens se pensant nobles de par leur lignée ou leur fortune, avaient coutume de porter des vêtements trainant derrière eux sur le sol, et ce pour montrer leur rang important.</p>
<p><strong>Une priorité dans la religion ?</strong><em> </em></p>
<p>Aussi, certains parmi nos jeunes ont pris ces hadiths au pied de la lettre et ont donné à ce sujet une importance capitale, au point de faire de cette question &#8211; est-ce que le musulman porte ou non des vêtements qui dépassent ses cheville ? &#8211; un critère de distinction des vrais musulmans, ceux qui suivent le chemin des pieux anciens <em>(minhaj al salaf al salih),</em> et qui suivent vraiment la Sounnah. On a même vu parfois certains d’entre eux accueillir celui que Dieu a guidé et qui revient tout juste à la religion, en l’abordant avec ce sujet et en lui expliquant qu’il allait devoir (faire) rapiécer tout ses vêtements pour qu’il se conforme à la Sounnah !!! Est-ce que Dieu a abordé l’humanité avec ce genre de sujet ?! Ô que non ! Ce commandement n’est pas mentionné dans le Coran, ce qui prouve qu’il ne s’agit aucunement d’un thème majeur ou prioritaire. Quant à la Sounnah, outre les quelques hadiths cités plus haut, d’autres hadiths viennent apporter plus de précisions à la règle mentionnée juste au-dessus.</p>
<p><strong>Ce que visent ces textes ?</strong></p>
<p>Notre religion est loin d’être stupide, et Dieu est loin de toute injustice &#8211; Exalté soit-Il ! &#8211; pour châtier une personne sous le seul prétexte de la longueur excessive de l’habit qu’elle porte. Ce qui est visé dans ces textes et qui justifie la menace du châtiment ou la non-acceptation de la prière, c’est l’orgueil, la vanité, l’arrogance, l’attitude hautaine vis-à-vis de son prochain qui peuvent accompagner celui qui dans ce contexte et cette époque portait ainsi ces vêtements. Celui qui a nettoyé son cœur de ces tares et qui, pour une nécessité, un besoin, ou tout simplement pour suivre la coutume des gens de l’époque et du milieu dans lequel il vit, laisse traîner son vêtement sous la cheville, n’est pas concerné par cette menace.</p>
<p><strong>Réunir les textes pour les comprendre</strong></p>
<p>Qu’est-ce qui nous permet de dire cela ? D’autres hadiths plus détaillés sur le sujet et qui mentionnent la vanité et l’ostentation comme les raisons de l’interdiction. Citons par exemple celui-ci : <em>Celui qui laisse traîner son vêtement par vanité et orgueil, Dieu ne le regardera pas le jour de la résurrection [Al Boukhari].</em> L’Imam Al Nawawi dit ainsi : <em>l’homme qui fait traîner son habit désigne l’homme qui le fait par vanité, comme le confirme le hadith [rapporté par Mouslim] : ‘Dieu ne regardera pas celui qui laisse traîner son habit par vanité’, c&rsquo;est-à-dire par orgueil. Cette précision restreint la portée générale de l’expression ‘l’homme qui fait traîner son habit’ et démontre que ceux qui sont concernés par la menace du châtiment sont les gens qui font traîner leur vêtement par vanité. En effet, le Prophète </em><em>(paix et salut sur lui) a explicitement permis à Abou Bakr Al Siddiq de laisser traîner son vêtement en lui disant : ‘Tu n’es pas parmi ceux qui le laissent traîner par vanité’ [Charh Sahih Mouslim]. </em>Le <em>hafidh </em>Ibn Hajar dit dans <em>Fath el Bari (commentaire du Sahih d’Al Boukhari) </em>: <em>ces hadiths indiquent que faire traîner son vêtement sous la cheville par vanité est un péché majeur. Quant à le faire traîner pour une autre raison, le sens littéral des hadiths paraît indiquer que c’est également illicite, mais Al Boukhari s’appuie sur les précisions apportées par les autres hadiths liant cela à la vanité pour comprendre que la condamnation formulée en des termes généraux du fait de laisser traîner son vêtement doit être interprétée comme étant liée à une condition de sorte que laisser traîner son habit n’est pas illicite si cette action est exempte de vanité. </em>L’érudit malikite,Ibn ‘Abd El Barr, dit quant à lui : <em>on comprend que la menace du châtiment ne concerne pas celui qui laisse traîner son vêtement pour une autre raison que la vanité…</em><em> </em></p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>Il ne faut pas baser son jugement ou tirer des conclusions hâtives sur un sujet sans avoir réuni au préalable tous les textes qui s’y rapportent, afin de parvenir à une compréhension correcte et de découvrir la sagesse et la profondeur qui se cachent derrière les prescriptions Divines. Nous voyons au travers de cet exemple que ce qui est condamné au-delà du morceau de tissu qui dépasse la cheville, c’est bien l’orgueil et la vanité. Ayant bien compris le sens profond du hadith, nous serions désormais en droit de nous poser la question suivante : qu’en est-il de celui qui raccourcit son vêtement et qui, parce qu’il pense être le partisan de la Sounnah, marche avec vanité, et se montre hautain vis-à-vis d’autrui ? Dieu acceptera-t-Il la prière d’une telle personne et la regardera-t-Il le Jour du Jugement ?</p>
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		<title>Des contradictions entre les textes ?</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Nov 2014 11:00:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Samir]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Bien comprendre la Sounnah]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Allah le Très Haut dit : Ne méditent-ils donc pas sur le Coran ? S&#8217;il provenait d&#8217;un autre que Dieu, ils y trouveraient certes maintes contradictions ! [4;82]. Il n’y a au sein des textes du Coran ou de la Sounnah aucune contradiction sur un quelconque point de fondement. Sur d’autres sujets, secondaires, il peut arriver... <br /> <a class="meta-more" href="http://www.alkahflejournal.com/contradictions-les-textes/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/contradictions-les-textes/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/contradictions-les-textes/" ></div><br/><p>Allah le Très Haut dit : <em>Ne méditent-ils donc pas sur le Coran ? S&rsquo;il provenait d&rsquo;un autre que Dieu, ils y trouveraient certes maintes contradictions ! [4;82].</em> Il n’y a au sein des textes du Coran ou de la Sounnah aucune contradiction sur un quelconque point de fondement. Sur d’autres sujets, secondaires, il peut arriver que l’on soit confronté à une contradiction entre des hadiths. Le plus souvent ces contradictions ne sont qu’apparentes et ne résistent pas à l’analyse critique. Al Souyouti a recensé plus de cent règles d’analyse des textes en apparence contradictoires dans son livre <em>Tadrib al rawi.</em> Pour faire simple nous pouvons dire qu’en général, les contradictions peuvent être dues à :</p>
<p>- différents niveaux d’authenticité (authentique/non-authentique ou authenticité controversée),</p>
<p>- une différence chronologique (un texte est un abrogé par autre plus tardif),</p>
<p>- une différence de contexte (un texte est valable dans un contexte et un autre dans un autre contexte),</p>
<p>- une différence quant au niveau d’application (un texte a une portée générale et un autre une portée restrictive).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Illustrons ces règles par deux exemples.</p>
<p>La mère des croyants, Oum Salama relate ainsi qu’un jour qu’elle était en compagnie du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> et de son épouse Maymouna, arriva Ibn Oum Maktoum, qui était non-voyant. Cela se passait après la prescription du <em>hijab.</em> Le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> demanda alors à ses épouses de se cacher de lui, ce à quoi elles objectèrent qu’il s’agissait d’un homme aveugle et donc incapable de les reconnaître. Le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> leur aurait alors répondu : ‘<em>êtes-vous vous aussi aveugles et incapables de le voir ?’.</em> Al Tirmidhi et Abou Dawoud rapportent chacun ce hadith et le considèrent comme bon et authentique. Ce hadith paraît indiquer qu’il n’est pas permis pour la femme de regarder un homme. Un autre hadith rapporte pourtant que le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> a recommandé à Fatima Bent Qays d’aller passer sa période de viduité suite à son divorce, chez ce même Ibn Oum Maktoum, en précisant qu’elle serait plus à l’aise chez lui du fait qu’il ne pouvait pas la voir. Ce second hadith rapporté par Al Boukhari dans son Sahih montre, contrairement au premier, qu’il n’y a pas de mal à ce que la femme voit un homme sans arrière-pensées. L’Imam Al Boukhari confirme cela dans un chapitre qu’il a intitulé : <em>Le fait pour la femme de regarder les Abyssins ou autres sans arrière-pensées, </em>et dans lequel il rapporte cette parole de la mère des croyants Aïcha : <em>j’ai vu le Prophète </em><em>(paix et salut sur lui) me cacher de son manteau tandis que je regardais les Abyssins danser dans la mosquée.</em> Mouslim rapporte également ce dernier hadith. Le Qadi Iyad commente ce hadith en disant <em>qu’il est permis aux femmes de regarder les actions d’hommes étrangers, et qu’il est réprouvé uniquement qu’elles regardent leurs attraits ou qu’elles aient des arrière-pensées. </em>Comment arbitrer alors entre le premier hadith et les deux suivants ? Le premier arbitrage peut être fait selon la règle d’authenticité. En effet, le premier hadith comporte une faiblesse de taille &#8211; un rapporteur inconnu &#8211; dans sa chaîne de transmission. C’est pour cela que l’Imam Al Dhahabi considère que le hadith d’Oum Salama est faible. Si l’on considère cet avis, ce sont les deux autres hadiths qui l’emportent. Si l’on suppose maintenant, que le premier hadith est authentique comme l’ont estimé Al Tirmidhi et Abou Dawoud, on peut alors concilier les textes en disant que la prescription qui en ressort &#8211; la réprobation de regarder la personne de sexe opposé &#8211; ne s’applique qu’aux épouses du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> de par leur statut particulier, tandis que la seconde &#8211; l’autorisation du regard sans arrière-pensées &#8211; est générale et s’applique au reste des femmes. C’est l’interprétation qu’a fait l’Imam Al Qourtoubi dans son <em>Tafsir </em>du Coran, après avoir lui aussi émis des doutes sur l’authenticité du hadith d’Oum Salama.</p>
<p>Un autre exemple pourrait illustrer notre thème de ce mois. Il s’agit de l’autorisation ou non, pour les femmes de visiter les tombes et/ou de suivre les cortèges funéraires. Certains hadiths semblent établir qu’il est interdit pour les femmes de visiter les cimetières ou de suivre les cortèges funéraires. Abou Hourayra rapporte par exemple que <em>le Prophète </em><em>(paix et salut sur lui) a maudit les visiteuses des tombes [Ahmad, Ibn Majah, Al Tirmidhi, Ibn Hibban].</em> Al Tirmidhi juge ce hadith bon et authentique. Dans un autre hadith le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> a dit : <em>je vous avais interdit de visiter les tombes, visitez-les désormais [Mouslim].</em> Le degré d’authenticité de ce second hadith est supérieur à celui cité juste avant. Par ailleurs, l’énoncé prouve qu’il est postérieur au premier : je vous avais interdit auparavant, et vous y autorise désormais. Dans un autre hadith rapporté aussi par Mouslim, Aïcha a demandé au Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> quelle invocation devait-elle formuler en visitant le cimetière, ce à quoi le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> répondit : <em>dis : que la paix soit sur les croyants…</em> et ne confirmant absolument pas une quelconque interdiction. Anas rapporte également qu’un jour le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> passa auprès d’une femme qui se lamentait auprès d’une tombe. Le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> l’enjoint à faire preuve de patience et ne réclama pas qu’elle s’en aille. Ce dernier hadith est rapporté par Al Boukhari et Mouslim.</p>
<p>D’autres textes pourraient appuyer l’un ou l’autre des avis, mais les textes démontrant qu’il est permis aux femmes de visiter les tombes de leurs proches sont plus nombreux et plus authentiques. Ce qu’il ressort de cette analyse, est que le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> a dans un premier temps réprouvé que les femmes visitent les cimetières, et ce du fait, de la fâcheuse habitude qu’avaient les femmes arabes de la Jahiliya d’exagérer dans les pleurs et les cris lors des enterrements et en visitant les tombes de leurs proches. Oum Attiya confirme <em>qu’il nous avait été interdit de suivre les cortèges funéraires mais l’interdiction n’était pas formelle [Al Boukhari &amp; Mouslim].</em> Il s’agissait donc d’une réprobation dans les premiers temps de l’Islam, le temps pour les musulmanes de changer leurs habitudes. Dans un second temps, le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> a autorisé aux femmes ce genre de visites occasionnelles afin qu’elles aussi puissent méditer et se souvenir de la mort.</p>
<p>Nous avons donc vu au travers de ces deux exemples comment une contradiction apparente entre des textes est aisément levée par une analyse plus approfondie.</p>
<p>Bien entendu, il faut avoir une bonne connaissance des textes pour effectuer ce genre d’étude. Raison pour laquelle, il nous est demandé de nous référer aux savants en matière d’interprétation : <em>demandez aux gens du savoir ce que vous ignorez <em>[</em>16;43<em>]</em>.</em></p>
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		<title>Comprendre La Sounnah à la lumière du Coran</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Oct 2014 11:30:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Samir]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Bien comprendre la Sounnah]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Allah &#8211; Exalté et Glorifié &#8211; dit : Sur toi (ô Mohammad) Nous fîmes descendre le Coran, afin que tu exposes clairement aux gens ce qu&#8217;on leur a révélé afin qu&#8217;ils réfléchissent [16;44]. Si le Coran et la Sounnah, sont comme nous l’avons déjà dit les deux sources indissociables de toute guidance, le Coran garde néanmoins... <br /> <a class="meta-more" href="http://www.alkahflejournal.com/comprendre-sounnah-lumiere-du-coran/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/comprendre-sounnah-lumiere-du-coran/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/comprendre-sounnah-lumiere-du-coran/" ></div><br/><p>Allah &#8211; Exalté et Glorifié &#8211; dit : <em>Sur toi (ô Mohammad) Nous fîmes descendre le Coran, afin que tu exposes clairement aux gens ce qu&rsquo;on leur a révélé afin qu&rsquo;ils réfléchissent [16;44].</em> Si le Coran et la Sounnah, sont comme nous l’avons déjà dit les deux sources indissociables de toute guidance, le Coran garde néanmoins une prééminence sur la Sounnah. C’est la Sounnah qui vient expliquer et détailler le Coran et non l’inverse. C’est pour cette raison entre autres, que le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> avait dans un premier temps interdit la consignation par écrit du hadith, avant de l’encourager à la fin de sa mission ; et que les premiers savants ont d’abord réprouvé la constitution de recueils de hadiths, avant que cela ne devienne une nécessité évidente pour la préservation de la religion ; à chaque fois, le Coran avait la prééminence. Ceci étant dit, <strong>il est évident qu’on ne peut parvenir à une bonne compréhension de la Sounnah, sans avoir au préalable acquis une bonne connaissance du Coran</strong>. Ainsi, la Sounnah n’a pour but que de détailler, confirmer, développer, expliquer les enseignements coraniques, et ne peut en aucun cas les contredire. Ainsi, lorsqu’un individu rapporte un hadith qui dit au sujet des femmes : <em>demandez-leur leur avis et faites l’inverse, </em>la personne connaissant le Coran s’interrogera immédiatement sur l’authenticité d’une telle parole, puisque Dieu dit au sujet de l’éducation des enfants : <em>…et si, après s&rsquo;être consultés, tous deux (homme et femme) tombent d&rsquo;accord pour décider le sevrage (de l’enfant), nul grief a leur faire… [2;233], …et concertez-vous [à ce sujet] de façon convenable… [65;6], </em>ou ce sage conseil donné par la fille du <em>cheikh </em>de Madyan : <em>Ô mon père, engage-le [à ton service] moyennant salaire, car le meilleur à engager c&rsquo;est celui qui est fort et digne de confiance [28;26].</em> Il s’avère ensuite que même de par sa chaîne de transmission ce hadith est faux, et n’est absolument pas la parole du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> ou d’un quelconque savant, comme l’on démontré Al Chawkani et Al Sakhawi, et qui en plus d’aller à l’encontre du Coran, contredit des hadiths authentiques comme celui dans lequel l’Envoyé <em>(paix et salut sur lui)</em> a demandé conseil à Oum Salama le jour d’Al Houdaybiya.</p>
<p>Considérons un autre exemple illustrant la nécessité de lire la Sounnah à la lumière du Coran, et l’intelligence profonde de nos savants. Le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> a fixé le seuil de la <em>zakat </em>pour chaque denrée récoltée en Arabie à son époque (dattes, blé, orge…). Certains de nos éminents savants ont préféré s’en tenir aux propos du Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> en limitant les biens redevables de la <em>zakat</em>, aux produits mentionnés explicitement par le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em>. D’autres ont fait l’analogie en disant que sont concernés par la <em>zakat</em> tous les produits comparables à ceux mentionnés par le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em>, c’est-à-dire secs et non périssables ; ou d’autres ont fait l’analogie avec tout produit de base. Mais sur ce sujet, il semble que c’est l’avis d’Abou Hanifa qui soit le plus solide, et le plus proche de l’esprit du Coran, car Dieu dit : <em>C&rsquo;est Lui qui a créé les jardins, treillagés et non treillagés ; ainsi que les palmiers et la culture aux récoltes diverses ; [de même que] l&rsquo;olive et la grenade, d&rsquo;espèces semblables et différentes. Mangez de leurs fruits, quand ils en produisent ; et acquittez-en les droits le jour de la récolte [6;141]</em>. Or ici le verset évoque bien le fait de s’acquitter de la <em>zakat </em>sur tous les produits de la terre et ce qui semble le plus pertinent, car sinon les pays et contrées dont la production principale a été mentionnée par le Prophète <em>(paix et salut sur lui)</em> (dattes, blé…) seraient défavorisés par rapport à d’autres pays dont la production principale n’a pas été mentionnée (café, cacao, oranges, fraises etc…), et cela ne serait juste pour personne : riches et pauvres seraient tous lésés ! Le grand Qadi de Séville, et grand juriste malikite du 5<sup>ème</sup> siècle de l’Hégire, Abou Bakr Ibn Al ‘Arabi fut obligé, dans le contexte andalous qui était le sien- et qui différait du contexte de l’Imam Malik trois siècles et demi plus tôt à Médine -, d’adopter l’opinion d’Abou Hanifa et de reconnaître sa supériorité. Il dit dans son jugement d’une grande objectivité et d’une grande clairvoyance : <em>Quant à Abou Hanifa, il prit pour référence ce verset [6;141] et vit clairement la vérité en déclarant la zakat obligatoire sur tout ce qui se mange, qu’il s’agisse ou non d’aliments de base. Le Prophète </em><em>(paix et salut sur lui) l’a montré par la formulation générale de son affirmation : « et sur tout ce que le ciel arrose, le dixième est dû.. » [Al Boukhari]. Quant à l’avis d’Ahmad affirmant que la zakat porte sur les produits que l’on met en sac, sur la base du hadith : ‘elle n’est pas due sur moins de cinq charges…’ cet avis est faible, car le sens littéral du hadith est qu’il définit la quantité minimale de dattes ou de grains sur laquelle est due la zakat, sans pour autant affirmer que la zakat n’est pas due sur les autres produits. Quant à l’avis (d’Al Shafii) selon lequel la zakat ne porte que sur les aliments de base, c’est une affirmation sans fondement : or toute affirmation quant à une prescription doit être fondée sur une preuve, comme nous l’avons montré dans notre livre sur le raisonnement analogique (Al Qiyas). Dieu n’a-t-Il pas mentionné les bienfaits qu’Il nous a accordés dans les aliments de base et les fruits et ordonné d’acquitter les droits sur tout cela, qu’il s’agisse de ce qu’on peut manger de frais ou sec comme les figues et les dattes, des diverses sortes de grains, et de ce qui s’ajoute aux aliments de base, comme les vignes en treillage, où le bienfait de la nourriture est allié à celui du plaisir des yeux ? (…) Si l’on demande pourquoi aucun récit ne relate que le Prophète (paix et salut sur lui) ait perçu la zakat sur les légumes de Médine ou de Khaybar, nous répondrons que c’est ce qu’ont avancé nos savants, mais cela ne constitue pas une preuve mais une absence de preuve. Si l’on objecte en disant : ‘s’il l’avait perçue cela aurait été rapporté’, nous répondrons : ‘pourquoi aurait-on eu besoin de le rapporter alors que le Coran le prouve suffisamment ?!’. </em>On ne peut enfin objecter contre l’avis d’Abou Hanifa en s’appuyant sur le hadith : <em>il n’y a pas de zakat sur les légumes, </em>car ce hadith n’est pas authentique comme le mentionne l’Imam Al Tirmidhi en le rapportant.</p>
<p>Tout ceci étant dit, le Coran fixe l’esprit de la <em>zakat, </em>à savoir réclamer aux riches propriétaires terriens de verser une aumône purificatrice sur leur production, afin de témoigner leur reconnaissance à Dieu et d’aider les plus pauvres. Aucun hadith ne peut aller à l’encontre de ce principe. C’est la raison pour laquelle les savants les plus avertis étendent aujourd’hui la prescription de la <em>zakat </em>à d’autres formes de production non comestibles comme le coton ou le caoutchouc qui génèrent chaque année des centaines de millions de chiffre d’affaire.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, nous comprenons au travers de cet exemple la nécessité qu’il y a à comprendre la Sounnah à la lumière des principes établis dans le Noble Coran.</p>
<p><em>Et Allah sait mieux.</em></p>
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		<title>Bien comprendre la Sounnah</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Sep 2014 11:30:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Samir]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Bien comprendre la Sounnah]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Allah le Très Haut dit : En effet, vous avez dans le Messager de Dieu un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Dieu et au Jour dernier et invoque Dieu fréquemment [33;21], Prenez ce que le Messager vous donne ; et ce qu&#8217;il vous interdit, abstenez-vous en ; et craignez Dieu car Dieu est... <br /> <a class="meta-more" href="http://www.alkahflejournal.com/bien-comprendre-sounnah/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/bien-comprendre-sounnah/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/bien-comprendre-sounnah/" ></div><br/><p>Allah le Très Haut dit : <i>En effet, vous avez dans le Messager de Dieu un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Dieu et au Jour dernier et invoque Dieu fréquemment [33;21], Prenez ce que le Messager vous donne ; et ce qu&rsquo;il vous interdit, abstenez-vous en ; et craignez Dieu car Dieu est dur en punition [59;7]. </i>À travers ces versets &#8211; et d’autres -, Dieu nous rappelle l’obligation de suivre et de nous conformer strictement au modèle prophétique que constitue la Sounnah. La Sounnah ou Tradition prophétique recense l’ensemble des faits et gestes de l’Envoyé de Dieu <i>(paix et salut sur lui)</i>, ainsi que ses approbations silencieuses. Chaque évènement relatif au Prophète <i>(paix et salut sur lui)</i> et rapporté par ses compagnons constitue un <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith. Dès les premiers temps de l’Islam, de grands savants, de vrais imams, qui ont consacré leur vie à l’étude et à la transmission, se sont évertués à recenser, filtrer, analyser, authentifier, commenter et interpréter les <span style="text-decoration: underline;">h</span>adiths du Messager <i>(paix et salut sur lui)</i> réalisant ainsi la parole Divine : <i>C’est Nous certes qui avons fait descendre le Rappel, et c’est Nous qui le préserverons [15;9].</i> Le Rappel évoqué dans ce verset désigne ensemble le Coran et la Sounnah, les deux sources intarissables, complémentaires, indissociables qui viennent abreuver l’ensemble des sciences islamiques : croyance, éthique, pratique, relations interpersonnelles etc. Dieu a voulu que ces deux sources demeurent pures à tout jamais : <i>Le faux ne l&rsquo;atteint d&rsquo;aucune part : c&rsquo;est une révélation émanant d&rsquo;un Sage, Digne de louange [41;42].</i> Nous invitons nos lecteurs à relire nos articles sur <a href="http://www.alkahflejournal.com/les-references-du-musulman/"><i>les références du musulman</i></a><i> (édité en Déc. 2007) </i>et sur l’histoire du <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith <i>(</i><a href="http://www.alkahflejournal.com/le-hadith-de-la-codification-a-la-terminologie-1/"><i>Déc. 2008</i></a><i>, </i><a href="http://www.alkahflejournal.com/le-hadith-de-la-codification-a-la-terminologie-2/"><i>Jan. 2009</i></a><i>)</i> en ligne sur le site du journal pour plus d’éléments sur le sujet.</p>
<p>Tout ceci rappelé, nous souhaitons cette année, poursuivre l’entreprise entamée dans notre article <a href="http://www.alkahflejournal.com/sounnah-fin-et-moyens/"><i>La Sounnah : la fin et les moyens</i></a><i> (Sept. 2010). </i>Celui-ci mettait en lumière le fait que le <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith peut nous fixer un objectif invariable, en nous proposant un moyen, qui pourra tantôt être lui aussi invariable, mais qui pourra tantôt varier avec l’époque, le lieu, les moyens etc. Nous avions alors pris l’exemple du <i>siwak,</i> ce petit bâton qui servait de brosse à dents naturelle à l’époque du Prophète <i>(paix et salut sur lui)</i> et dont nombre de <span style="text-decoration: underline;">h</span>adiths nous vantent les mérites.<i> </i>Nous avions rapporté l’avis de l’Imam Al Nawawi qui considère que quel que soit l’instrument qu’on utilise pour se nettoyer la bouche, on accomplit bien la Sounnah, car l’objectif est bien ici, le fait de préserver l’hygiène buccale, et pas l’utilisation du bâtonnet lui-même. Nous avions pris dans un second temps, l’exemple de la détermination du début des mois lunaires, et rapporté les avis autorisant ou encourageant même l’usage des sciences exactes et modernes à cette fin. Cela remonte à quatre ans. Le débat sur le sujet fait maintenant rage chaque année depuis 2013 à l’approche du mois de Ramadan, et permet à certains de se présenter comme les « défenseurs de la Sounnah » et dénonçant leurs opposants comme étant « les ennemis de la Sounnah »… Il y aurait beaucoup à dire, sur ce sujet, mais nous préférons laisser chacun à ses responsabilités, et Dieu suffit à tenir les comptes.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, il apparait évident que la bonne compréhension de la Sounnah est devenue 15 siècles après la fin de la mission prophétique un enjeu majeur pour une approche correcte de l’Islam, pour panser les plaies de notre communauté et tenter de lui faire reprendre la place qui lui revient. L’objectif de notre rubrique sera, <i>incha Allah, </i>de présenter à nos lecteurs des <span style="text-decoration: underline;">h</span>adiths précis, à partir desquels nous déduirons des règles pour une bonne interprétation et une saine compréhension, ceci dans le but de vivre et de pratiquer la Sounnah comme il se doit dans l’époque et le contexte qui sont les nôtres. Quel est le rapport entre le Coran et la Sounnah ? Comment s’assurer de l’authenticité d’un <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith et du sens des termes qu’il emploie ? Comment arriver à cerner un sujet en réunissant les <span style="text-decoration: underline;">h</span>adiths portant sur un même thème ? Comment arbitrer entre des textes présentant une contradiction réelle ou supposée ? Comment savoir si une prescription est liée à un contexte particulier ou bien si elle a une portée générale ? Quand le <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith a-t-il valeur de prescription et quand concerne-t-il uniquement le Prophète <i>(paix et salut sur lui)</i> ?</p>
<p>C’est à toutes ces questions et d’autres que nous tenterons de répondre cette année dans cette nouvelle rubrique <i>incha Allah.</i></p>
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		<title>« Ma communauté se divisera en 73 factions »</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Sep 2014 11:30:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Samir]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Bien comprendre l'Islam]]></category>
		<category><![CDATA[Bien comprendre la Sounnah]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Allah le Très Majestueux dit : Ceux qui émiettent leur religion et se divisent en sectes, de ceux-là tu n&#8217;es responsable en rien : leur sort ne dépend que de Dieu. Puis Il les informera de ce qu&#8217;ils faisaient [6;159]. À travers ce verset éloquent, Dieu le Très Haut désavoue et affirme l’innocence du Prophète (paix... <br /> <a class="meta-more" href="http://www.alkahflejournal.com/communaute-se-divisera-en-73-factions/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/communaute-se-divisera-en-73-factions/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/communaute-se-divisera-en-73-factions/" ></div><br/><p>Allah le Très Majestueux dit : <i>Ceux qui émiettent leur religion et se divisent en sectes, de ceux-là tu n&rsquo;es responsable en rien : leur sort ne dépend que de Dieu. Puis Il les informera de ce qu&rsquo;ils faisaient [6;159]. </i>À travers ce verset éloquent, Dieu le Très Haut désavoue et affirme l’innocence du Prophète <i>(paix et salut sur lui)</i>, vis-à-vis de ceux qui, avant et après lui, ont tenté et tenteront d’utiliser la religion comme un instrument de division entre les musulmans, et un moyen de fonder des groupes sectaires ; tandis que l’un des objectifs affirmé de la religion est bien d’unir les gens autour du Message Divin :<i> Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu&rsquo;Il avait enjoint à Noé, ce que Nous t&rsquo;avons révélé, ainsi que ce que Nous avons enjoint à Abraham, à Moïse et à Jésus : établissez la religion ; et n&rsquo;en faites pas un sujet de division ! … [42;13].</i></p>
<p align="center"><b>Soixante-treize factions</b></p>
<p>Ceci étant dit, un <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith nous apprend que les anciennes communautés s’étaient divisées chacune dans le passé, en respectivement soixante-et-onze et soixante-douze factions ; puis le <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith continue en disant : <i>Ma communauté quant à elle divergera et se décomposera en soixante-treize groupes. </i>Abou Dawoud, Al Tirmidhi, A<span style="text-decoration: underline;">h</span>mad, Al <span style="text-decoration: underline;">H</span>akim, Ibn Majah rapportent cette parole du Prophète <i>(paix et salut sur lui)</i> selon différentes variantes. Ibn Taymiya, Ibn Rajab et Al Albani, parmi les contemporains, considèrent sa chaîne de transmetteurs <i>[sanad] </i>comme étant authentique <i>[sa<span style="text-decoration: underline;">h</span>i<span style="text-decoration: underline;">h</span>]</i>. Une version du <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith ajoute au sujet de ces soixante-treize groupes : <i>tous iront en enfer sauf un.</i></p>
<p align="center"><b>L’authenticité du <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith</b></p>
<p>Tout d’abord, il faut savoir que même si de grands spécialistes s’accordent sur l’authenticité de cette parole ; tous ne sont pour autant pas unanimes sur le sujet. Remarquons simplement que les deux plus grands imams du <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith, Al Boukhari et Mouslim, ont fait le choix de ne pas faire figurer ce <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith, dont ils avaient pourtant connaissance, dans leurs recueils considérés comme les plus sûrs et les mieux préservés après le Coran. Ceci, car ce <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith ne répondait pas à leurs critères plus strictes et plus rigoureux d’authentification. En effet, toutes les versions rapportées de ce <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith mentionnent parmi les transmetteurs de cette narration Mo<span style="text-decoration: underline;">h</span>ammad Ibn Amr Al Alqama. Ibn <span style="text-decoration: underline;">H</span>ajar &#8211; qui estime que la chaîne de ce <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith est bonne <i>[djayyid]</i>- note malgré tout qu’<i>Ibn Amr bien que sincère, avait des problèmes de mémorisation</i>. L’Imam Mouslim ne rapportait les <span style="text-decoration: underline;">h</span>adiths dans la chaîne desquels figurait Ibn Amr qu’en appuie et en confirmation d’un <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith plus sûr, jamais pour en tirer une règle fondamentale. Quant à l’ajout <i>‘tous iront en Enfer sauf un’</i>, Ibn Al Wazir le commente en disant qu’il s’agit <i>d’un ajout pervers sans fondements </i>qui pourrait être l’œuvre des gens hostiles à l’Islam. C’est également l’avis d’Ibn <span style="text-decoration: underline;">H</span>azm, reprit par Al Shawkani.</p>
<p align="center"><b>Le sens du <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith</b></p>
<p>Outre la chaîne de transmission, les savants spécialistes, <i>mou<span style="text-decoration: underline;">h</span>adithoun,</i> analysent également l’expression et le sens portés par le texte pour juger de son authenticité. Or à ce niveau aussi, ce <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith fait l’objet de débats et est remis en cause. En effet, la prééminence de la dernière communauté, celle de Mo<span style="text-decoration: underline;">h</span>ammad <i>(paix et salut sur lui)</i>, sur les communautés l’ayant précédée, est établie par un grand nombre de textes authentifiés dans les deux <i>sa<span style="text-decoration: underline;">h</span>i<span style="text-decoration: underline;">h</span>, </i>et au sens clair. Nous pourrions nous contenter de la parole d’Allah : <i>Vous êtes la meilleure communauté qu&rsquo;on ait fait surgir pour les hommes… [3;110].</i> Pourtant, si on se base sur une compréhension littérale de ce <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith, et si on considère l’émiettement de la communauté comme un mal, alors plus on se divise moins on est bon. Donc d’après la lettre de ce <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith, nous sommes la pire des communautés, car la plus divisée ! Mais ceci n’est pas vrai, et un texte équivoque, comme celui que nous évoquons aujourd’hui, ne peut à lui seul remettre en cause un principe fondamental établi par un grand nombre de textes sûrs. Les savants anciens qui considéraient comme authentique cette tradition, l’interprétaient en considérant que chez les anciennes communautés le groupe bien-guidé était minoritaire, tandis que dans notre communauté ce groupe est majoritaire : il s’agit des gens qui se réfèrent au Coran et à la Tradition prophétique. À ce groupe se rattachent les quatre grandes écoles, ainsi qu’un grand nombre de courants ou mouvements, anciens et contemporains, visant la revivification de la religion, et qui n’ont strictement rien à voir avec les factions mentionnées dans ce <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith. Ainsi ces courants de l’Islam ne peuvent être considérés comme sectes, même si parfois certains adeptes de ces courants exagèrent ou transgressent.</p>
<p align="center"><b>Utiliser ce <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith pour accentuer les divisions</b></p>
<p>Enfin, si on considère ce <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith comme juste, il n’en reste pas moins que l’éclatement de la communauté est la résultante de l’errance des musulmans et de leur non mise en pratique des préceptes divins. Cette division n’est pas voulue proprement par Dieu <i>(irada al char’iya) </i>qui nous a ordonné <a href="http://www.alkahflejournal.com/de-la-division-a-la-fraternite/">l’union et interdit la division</a> <i>(Et cramponnez-vous tous ensemble à la corde de Dieu et ne soyez pas divisés&#8230; 3;103)</i>, si celle-ci survient, cela se produit alors selon <a href="http://www.alkahflejournal.com/des-interpretations-erronees-de-la-predestinee/">sa volonté prééternelle</a> <i>(irada al qadariya) </i>du fait de la négligence des musulmans. Comment peut-on alors utiliser ce texte pour justifier et accentuer les divisions et le sectarisme ?! Comment peut-on utiliser ce <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith comme prétexte pour désigner les groupes supposés égarés, tandis que le Prophète <i>(paix et salut sur lui)</i> ne l’a pas fait, en dehors des <i>khawarij,</i> et que cela constitue une innovation <i>(bid’a)</i> comme l’a démontré l’Imam Al Chatibi !</p>
<p align="center"><b>Aborder l’Islam par ce <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith est une erreur</b></p>
<p>Aborder ou présenter l’Islam par ce <span style="text-decoration: underline;">h</span>adith, et plus généralement par des textes équivoques, qui font l’objet de divergence, quant à leur sens ou à l’authenticité de leurs chaînes de garants. Dieu dit au sujet des textes équivoques : <i>Les gens, donc, qui ont dans le cœur une inclinaison vers l&rsquo;égarement, mettent l&rsquo;accent sur l’équivoque, cherchant la dissension en essayant d’interpréter, alors que nul n&rsquo;en connaît l&rsquo;interprétation, à part Dieu [3;7].</i> Et le Prophète <i>(paix et salut sur lui)</i> de nous dire : <i>lorsque vous voyez ceux qui polémiquent sur les textes équivoques, prenez garde, car ils sont ceux que Dieu a blâmés [Al Boukhari &amp; Mouslim].</i></p>
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