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	<title>Journal &#187; chafi&rsquo;i</title>
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		<title>L’Imam Al Shafi&#8217;i : une vie dédiée au savoir</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Dec 2013 11:00:55 +0000</pubDate>
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<p>Alors qu&rsquo;il n&rsquo;était qu&rsquo;un enfant, sa famille quitta Gaza pour s&rsquo;installer à <a title="Mekke" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Mecque" target="_blank">la Mecque</a>, où il put parfaire son éducation. Il mémorisa très vite le Coran avant de se concentrer sur les <span style="text-decoration: underline;">h</span>adiths du Prophète <i>(paix et salut sur lui)</i>. A l&rsquo;âge de dix ans, il accompagna une tribu bédouine dans le désert, les <span style="text-decoration: underline;">H</span>ouhaylites, connu pour la pureté de leur langue et leur grande éloquence. Son séjour prolongé parmi eux lui permit de perfectionner sa maîtrise de la langue arabe et de s&rsquo;imprégner de leurs coutumes, mêlant ainsi le meilleur de la vie urbaine au meilleur de la vie rurale.</p>
<p>À son retour à la Mecque il put mettre à profit les aptitudes dont Dieu l&rsquo;avait comblé dans l&rsquo;étude approfondie du <i>fiqh (droit musulman)</i>, qu&rsquo;il maîtrisa à une vitesse prodigieuse, à tel point qu&rsquo;il fut très rapidement en mesure d&rsquo;émettre ses propres avis juridiques <i>(fatawa)</i>. Il donnait une importance capitale à l’acquisition de la science, qui devait être, selon lui, impérativement accompagnée de la crainte d&rsquo;Allah : &lsquo;<i>La valeur de celui qui a étudié le Coran augmente, l&rsquo;argumentation de celui qui mémorise les <span style="text-decoration: underline;">h</span>adiths est renforcée, le rang de celui qui maîtrise le fiqh est ennobli, la nature de celui qui s&rsquo;est instruit en langue est plus sensible, l&rsquo;opinion de celui qui connaît les mathématiques est judicieuse. <b>Quant à celui qui n&rsquo;a pas préservé son âme du péché, sa science ne lui a servi à rien</b>&lsquo; !</i></p>
<p>Le jeune Al Shafi’i entreprit ensuite de se rendre à Médine afin d’assister aux leçons de celui qui était alors connu pour être la plus grande référence de son époque en sciences religieuses, à savoir <a title="L’Imam Malik" href="http://www.alkahflejournal.com/limam-malik/">l’Imam Malik</a> ; dont il prit soin d&rsquo;étudier et de mémoriser le recueil de <span style="text-decoration: underline;">h</span>adiths : <i><span style="text-decoration: underline;">Al Mouwatta</span></i>. Dès la première rencontre, l&rsquo;imam de Médine reconnu en Al Shafi’i les qualités d&rsquo;un grand homme et lui dit : <b><i>&lsquo;Crains Dieu, Mo<span style="text-decoration: underline;">h</span>ammed, et fuis les péchés. Car tu auras un destin glorieux. Dieu le Très-Haut a illuminé ton cœur, n’éteins pas cette lumière en Lui désobéissant&rsquo;</i></b><i>. </i>Il devint dès lors le disciple privilégié de Malik dont il défendra la doctrine jusqu&rsquo;à ce que celui-ci meurt en 179 de l&rsquo;Hégire. Sa soif de connaissance le poussa à entreprendre de nouveaux voyages afin de côtoyer différents courants de pensées et les confronter à ses propres avis. Il décida notamment de se rendre en Irak afin d&rsquo;étudier la pensée et les méthodes d&rsquo;Abou <span style="text-decoration: underline;">H</span>anifa par l&rsquo;intermédiaire de son disciple Mo<span style="text-decoration: underline;">h</span>ammed Ibn Al <span style="text-decoration: underline;">H</span>assan Al Chaybani. Il réunit alors les deux grandes doctrines de l&rsquo;époque, à savoir le <i>fiqh</i> irakien (école hanafite) et le <i>fiqh</i> du Hijaz (école malikite). Le premier étant essentiellement un <i>fiqh </i>dit d&rsquo;interprétation, laissant une grande place au raisonnement, et le second, un <i>fiqh </i>de transmission se basant surtout sur les <span style="text-decoration: underline;">h</span>adiths. Cela lui permit de synthétiser les deux méthodes, privilégiant le recours aux <span style="text-decoration: underline;">h</span>adiths, tout en laissant une place à l&rsquo;interprétation, en régulant son utilisation, et en définissant les limites dans lesquelles celle-ci pouvait être utilisée, donnant ainsi naissance à la troisième grande école de pensée musulmane (<i>madhab</i>) : l’école shafi&rsquo;ite. Cette école a la particularité de s’être constituée en deux temps : en Irak, d’abord, en réponse aux excès d&rsquo;interprétations de certains étudiants zélés. Puis, elle ne cessera d&rsquo;évoluer au gré des voyages et des expériences de son fondateur, tant au niveau des avis que de la méthodologie. Dans sa recherche de la vérité, Al Shafi’i n&rsquo;a donc pas hésité à s&rsquo;opposer d&rsquo;abord à ses maîtres lorsqu&rsquo;il estimait que cela était nécessaire, tout en éprouvant pour eux un profond respect. Il s&rsquo;est ensuite lui-même remis en question au fur et à mesure de son avancée dans la compréhension des textes, revenant sur ses propres avis lorsqu&rsquo;il les jugeait inadaptés au nouveau contexte dans lequel il se trouvait, pour aboutir à la fin de sa vie à ce que l&rsquo;on qualifiera de nouvelle école, alors qu&rsquo;il se trouvait en Égypte.</p>
<p>Il est intéressant de voir durant ce cours laps de temps à quel point l&rsquo;évolution de la société a forcé le développement du droit canonique <i>(fiqh)</i>. On a vu ainsi apparaître, lors du califat d&rsquo;Abou Bakr, la première compilation du Coran, alors que sa diffusion officielle ne s&rsquo;est faite que du temps de &lsquo;Othman, par souci d&rsquo;harmonisation des lectures. La société se complexifiant de plus en plus, le droit (<i>fiqh</i>) a commencé à y prendre une place primordiale afin d&rsquo;assurer les bonnes relations sociales, la justice et l&rsquo;équité. Cependant, les compagnons qui donnaient leurs avis refusaient, par scrupule, de les consigner. À la mort de ces derniers, les imams s&rsquo;appliquèrent à réunir leurs avis sur les cas qui ne trouvaient de réponse, ni dans le Coran, ni dans la Sounnah. Les disciples d&rsquo;Abou <span style="text-decoration: underline;">H</span>anifa et de Malik furent parmi les premiers à consigner les avis de leurs maîtres accompagnés de leur raisonnement. Et ce n&rsquo;est qu&rsquo;à partir d&rsquo;Al Shafi’i, avec sa <i>Rissala, </i>que l&rsquo;on a commencé à codifier la méthodologie permettant d&rsquo;effectuer l&rsquo;<i>ijtihad (effort d’interprétation),</i> développant ainsi les fondements de la jurisprudence (<i>ousoul al fiqh</i>). Il apparaît aujourd&rsquo;hui que c&rsquo;est justement ces choix, faits par de grands hommes, qui ont permis à l&rsquo;Islam de nous parvenir de façon authentique tant dans la forme que dans le fond. Ces hommes, à l&rsquo;exemple d&rsquo;Al Shafi’i ont développé de nouvelles disciplines <b>poussés par la nécessité, et par soucis de préservation de l&rsquo;esprit de l&rsquo;Islam</b>. Ils étaient de véritables institutions à eux seuls, capables d&rsquo;orienter la communauté et de répondre aux questions spécifiques de leurs époques, en prenant en compte le contexte, l&rsquo;usage et les traditions, sans jamais trahir le message du Prophète <i>(paix et salut sur lui)</i>, et balisant la voie pour les générations à venir.</p>
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		<title>Des quatre écoles juridiques</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Feb 2013 13:36:40 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Comme nous l’avons vu précédemment, les lois établies par l’Islam sont extraites de trois sources qui sont dans l’ordre : le Coran, puis la Tradition prophétique, lorsqu’elle est authentifiée, et enfin l’ijtihad, en tant qu’effort intellectuel de déduction des textes, effectué par des personnes habilitées. Cette habilitation repose d’abord sur un savoir profond acquis auprès des érudits,... <br /> <a class="meta-more" href="http://www.alkahflejournal.com/des-quatre-ecoles-juridiques/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/des-quatre-ecoles-juridiques/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/des-quatre-ecoles-juridiques/" ></div><br/><p>Comme nous l’avons vu précédemment, les lois établies par l’Islam sont extraites de <a title="Les références du musulman" href="http://www.alkahflejournal.com/les-references-du-musulman/">trois sources</a> qui sont dans l’ordre : le Coran, puis la Tradition prophétique, lorsqu’elle est authentifiée, et enfin l’<em>ijtihad</em>, en tant qu’effort intellectuel de déduction des textes, effectué par des personnes habilitées. Cette habilitation repose d’abord sur un savoir profond acquis auprès des érudits, ensuite sur une piété et une dévotion non-ostentatoires mais tout de même manifestes, et enfin sur une bonne compréhension de la situation que vit la communauté dans un lieu et une époque donnés. Les hommes qui réunissent toutes ces conditions sont rares. Parmi eux, l’histoire musulmane a retenu particulièrement les noms de quatre Imams, avec un grand ‘I’ : <a title="L’Imam Malik" href="http://www.alkahflejournal.com/limam-malik/">Malik Ibn Anas</a>, <a title="L’imam Abou Hanifa" href="http://www.alkahflejournal.com/limam-abou-hanifa/">Abou <span style="text-decoration: underline;">H</span>anifah Al Nou’man</a>, <a title="L’Imam Al Shafi’i : une vie dédiée au savoir" href="http://www.alkahflejournal.com/imam-al-shafii/">Al Chafi’i</a>, et <a title="L’imam Ahmad (780-855)" href="http://www.alkahflejournal.com/limam-ahmed/">A<span style="text-decoration: underline;">h</span>mad Ibn <span style="text-decoration: underline;">H</span>anbal</a>. Ceux-là sont connus pour être les chefs de file et les fondateurs des quatre grandes écoles de droit qui portent leurs noms respectifs.</p>
<p><strong>Qu’entend-t-on par école juridique ? </strong>Chacun des quatre imams a commencé par étudier et mémoriser les textes, puis ils ont édicté à partir de ceux-ci un grand nombre de <em>fatwas</em>, des avis juridiques concernant la vie quotidienne, jusqu’à ce qu’ils aient au final extrait des textes sacrés un corps de loi traitant tous les aspects de la vie humaine : des règles liées au culte, au commerce, à la vie matrimoniale, à la mort et à l’héritage, etc. Ayant chacun enseigné dans des régions différentes, le monde musulman s’est vite retrouvé découpé en grandes zones géographiques, chacune composée majoritairement d’adeptes de telle ou telle école. Il n’y avait point d’animosité entre ces grands hommes, qu’étaient les quatre Imams, qui étudièrent tous plus ou moins les uns chez les autres, et qui n’appelèrent jamais à les prendre eux pour guides ou modèles, et qui ne prétendirent jamais être infaillibles. Bien au contraire, ils reconnaissaient les limites de leur savoir respectif. Bien qu’ils fussent chacun les plus instruits de leurs époques, ils clôturaient toutes leurs <em>fatwas</em>, par l’expression <em>Allahou a’lam</em> (Dieu est plus savant), et recommandaient aux gens de prendre pour seul guide infaillible le prophète d’Allah, Mo<span style="text-decoration: underline;">h</span>ammad, <em>prières et salut sur lui</em>. Il est à noter également, que les divergences entre ces écoles sont d’ordre méthodologique et factuel. Il n’y a pas d’oppositions entre elles dans ce qui concerne les principes essentiels de la foi et de l’Islam.</p>
<p><strong> </strong><strong>Quelle position devons-nous adopter par rapport à ces écoles, et à ce qu’elles ont apporté ?</strong><strong> </strong>Trois courants se sont  distingués au cours de l’histoire musulmane, chacune adoptant, par rapport à elles, une position différente.</p>
<p><strong>L’école traditionaliste</strong> considère qu’il est obligatoire pour chaque musulman de suivre l’un des quatre imams, et d’adopter l’ensemble de ses avis. Suivre un autre avis que celle de l’école adoptée, sur une question donnée, est considéré comme un péché. Certains sont même allés jusqu’à conditionner l’Islam de la personne, après la profession de foi (<em>Chahaddah</em>), à l’adoption et la suivie d’une école ! Et ils appuient leur thèse sur le verset : <em>Demandez aux gens du savoir lorsque vous ne savez pas [16;43]</em>. Pourtant ce verset recommande de demander, et non de suivre aveuglément ; et il évoque les gens du savoir, sans restreindre leur nombre ou sans en désigner nommément ! Ils prétendent aussi que les portes de l’<em>ijtihad</em> se sont fermées avec la mort de l’imam A<span style="text-decoration: underline;">h</span>mad, et que le Coran n’est pas accessible à notre compréhension ! Or Allah dit de Son Livre qu’il est clair (<em>moubine</em>), qu’il est une lumière (<em>nour</em>), et Il répète à quatre reprises dans la sourate<em> Qamar (54 : La Lune)</em> : <em>Nous avons certes rendu aisé la méditation du Coran à qui voudrait le méditer</em>.</p>
<p><strong>L’école <em>dhahirite</em></strong>, fondée par Daoud Ibn ‘Ali (199-270 H), et rendue célèbre par Ibn <span style="text-decoration: underline;">H</span>azm (384-456 H) d’Andalousie, interdit purement et simplement la suivie d’une école, chacun étant tenu de faire l’<em>ijtihad</em> ! C’est l’avis qu’ont repris certains savants contemporains comme Al Albani, par exemple. Or il va de soit, que l’on ne peut demander à tout le monde de mémoriser les textes. Au médecin d’apprendre la médecine, au garagiste d’apprendre la mécanique et au<em>mou<span style="text-decoration: underline;">h</span>adith</em> d’apprendre les textes et ce qui va avec ! Les tenants de cette école le reconnaissent et disent, que si l’individu n’est pas tenu de connaître les textes, il est au moins dans l’obligation de demander systématiquement les arguments à un savant compétent. Mais comment pourra-t-il juger du bien fondé de ceux-ci, et de leur authenticité ? Et puis, ne risque-t-il pas lui qui s’interdit de suivre l’un des quatre grands imams, de tomber dans le suivi aveugle <em>(taqlid)</em> de son imam ?</p>
<p><strong>Le troisième avis</strong>, est celui qui constitue, selon nous, celui du juste milieu et le plus raisonnable. Il consiste à ne pas rejeter l’apport des quatre écoles, sans empêcher celui qui le souhaite de suivre un autre imam, parmi les imams de l’Islam. Celui qui décide de s’attacher à une école, doit le faire avec clairvoyance et sans fanatisme, en s’efforçant de connaître les arguments, et en acceptant l’avis d’un autre lorsqu’il est plus probant et que la compétence de son auteur est établie. Cheikh Al Qaradawi juge qu’il s’agit d’un abus de langage, pour un simple musulman, que de se prétendre malikite ou chafiite, par exemple, puisqu’aucun texte ne nous appelle à cela, d’une part, et qu’il faudrait au préalable connaître la méthodologie et avoir étudié les avis de l’Imam que l’on prétend suivre, d’autre part, plutôt que de dire : <em>Je fais comme mes ancêtres faisaient</em>, sans se poser de questions. Enfin, l’intention qui doit habiter le croyant qui adopte une école ou s’attache à un imam, doit être de suivre le Coran et la Sounnah, desquels le savant ne fait qu’extraire, expliquer, et expliciter les enseignements. <em>Et Allah sait mieux !</em></p>
<p><strong>Quelques repères chronologiques</strong></p>
<p>- Abou <span style="text-decoration: underline;">H</span>anifa (80-150 H) : fondateur de l’école hanafite,. D’origine perse, il est né, a étudié puis à enseigner à Koufa en Irak.</p>
<p>- Malik Ibn Anas (93-179 H) : fondateur de l’école malikite. Il a enseigné à Médine et a laissé un recueil de hadiths : le Mou’atta</p>
<p>- Al Chafi’i (150-204 H) : fondateur de l’école chafiite. A enseigné surtout en Egypte. A laissé un célèbre épître de jurisprudence islamique : la Rissalah.</p>
<p>- A<span style="text-decoration: underline;">h</span>mad Ibn <span style="text-decoration: underline;">H</span>anbal (164-241 H) : fondateur de l’école hanbalite. A enseigné essentiellement à Baghdâd en Irak et a laissé un recueil de plus de trente mille <span style="text-decoration: underline;">h</span>adiths classés par rapporteurs : le Mousnad.</p>
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