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	<title>Journal &#187; qotb</title>
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		<title>La littérature du tafsir (2/2)</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Oct 2013 12:00:35 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Les sciences coraniques]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/litterature-du-tafsir-2/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/litterature-du-tafsir-2/" ></div><br/><p>Le mois dernier, nous avons présenté l’objectif de notre rubrique exégèse <i>(tafsir al ‘oulama)</i> et rappelé la valeur de l’exégèse auprès des premières générations. Nous avons également donné un aperçu non exhaustif des exégèses classiques dans la littérature islamique. Nous continuons donc ici, <i>incha Allah,</i> en nous intéressant cette fois aux <i>tafsirs</i> contemporains puis aux exégèses que les savants ont rejetées.</p>
<p><b>Quelques <i>tafsirs</i> contemporains.</b></p>
<p>Au cours du18<sup>e</sup> siècle un renouveau de la pensée musulmane se mit à émerger et se prolongea tout au long du 19<sup>e</sup> et du 20<sup>e</sup> siècle. Ce renouveau fut suscité par la situation calamiteuse dans laquelle se trouvait le monde musulman. En effet, au cours des siècles, les musulmans avaient peu à peu perdu de leur ingéniosité et de leur prestige : l’imitation aveugle <i>(taqlid)</i> plutôt que l’activité intellectuelle <i>(ijtihad) </i>était devenue la règle<i>,</i> la terre de l’Islam était dans son ensemble gouvernée par des hommes médiocres sans grande valeur tandis que l’Occident affirmait chaque jour un peu plus sa puissance et son génie face à un monde musulman en plein déclin. C’est dans ce contexte que des savants en différents lieux et différentes époques tentèrent de revivifier la pensée musulmane, conscients que la crise était avant tout morale. Allant dans le sens de ce réveil islamique, de nombreuses exégèses furent écrites au 20<sup>e</sup> siècle afin de tenter de réconcilier les musulmans avec l’étude du Livre car le Coran est une source de savoir intarissable. Parmi ces <i>tafsirs</i> on peut en citer deux qui ont grandement influencé les musulmans.</p>
<p>Tout d’abord, le <i><span style="text-decoration: underline;">tafsir al manar</span></i> compilé par le savant égyptien Mohammed Rachid Reda <i>(m.1935) </i>sur la base des enseignements reçus de son cheikh Mohammed Abdou <i>(m.1905)</i> avec quelques ajouts de sa part et qui couvre les douze premiers <i>jouz</i> du Coran. L’idée de l’école de pensée <i>al manar</i> était de montrer que l’Islam avait son propre système de pensée différent des autres philosophies et qu’il devait au sein de la modernité retrouver sa place originale.</p>
<p>Un autre <i>tafsir</i> ayant influencé les musulmans; et particulièrement en orient, est celui de Sayyed Qoutb <i>(m. 1966) </i>: <span style="text-decoration: underline;">à l’ombre du Coran</span> <i>(<span style="text-decoration: underline;">fi zilal al Qur’an</span>)</i>. Celui-ci couvre l’ensemble du texte coranique. Il fut écrit en grande partie durant l’emprisonnement de son auteur entre 1954 et 1964 dans l’Egypte d’Abdel Nasser puis complété avant qu’il ne fusse exécuté pour ses idées. Le but de Sayyed Qoutb dans son <i>tafsir</i> est de montrer aux musulmans contemporains la véritable nature de l’Islam et de les appeler à se reformer au niveau individuel et collectif.</p>
<p>Enfin, nous citerons aussi le savant réformateur tunisien Tahar Ibn ‘Achour <i>(m.1973)</i> qui a laissé l’une des meilleures exégèses contemporaines du Coran intitulée <i><span style="text-decoration: underline;">tahrir wa tanwir</span> (<span style="text-decoration: underline;">la libération et l’illumination</span>). </i>Celle-ci a été écrite sur plusieurs décennies et publiée en trente volumes ! La méthode de Ibn ‘Achour consista tout d’abord à extraire le meilleur des tafsirs passés, puis, dans le même temps, le cheikh tenta de porter un regard critique sur ceux qui l’avaient précédé dans l’exégèse et d’apporter sa contribution pour un renouveau de l’étude coranique et de la pensée musulmane. Selon lui, <i>se contenter de répéter des propos déjà tenus antérieurement au niveau de l’exégèse constitue un obstacle devant le flot intarissable du Noble Coran</i>.</p>
<p><b>Les <i>tafsirs</i> douteux.</b><b></b></p>
<p>Certaines exégèses ont été en partie voire totalement rejetées par les savants et ce pour une ou plusieurs raisons : elles ne respectent pas les règles du <i>tafsir</i>, un trop grand nombre de récits non véridiques y sont rapportés, la croyance de l’auteur <i>(‘aqida)</i> n’est pas correcte, etc. C’est le cas par exemple du <i>tafsir</i> de Zamarchari (m.538H) appelé <i><span style="text-decoration: underline;">al kachaf</span></i> <i>(le découvreur)</i> où l’interprétation du Texte se fait surtout au moyen de la grammaire arabe et de la lexicographie et donne beaucoup moins d’importance aux chaines de transmission. Ce <i>tafsir</i> se distingue surtout par l’éloquence de son propos ; ce qui lui donna un certain prestige auprès des intellectuels. Cependant, ce <i>tafsir</i> est basé sur une approche mou’tazilite de la croyance musulmane, un groupe déviant de l’Islam. Il s’y trouve de nombreuses innovations. Ibn <span style="text-decoration: underline;">H</span>ajar dit que celui qui connait bien le dogme des sunnites ainsi que les divergences avec les sectes musulmanes peut tout de même tirer profit de ce <i>tafsir</i>. Dans le cas contraire, le lecteur risque d’intégrer des idées fausses ou incorrectes. C’est la raison pour laquelle certains savants comme Al Baydhawi <i>(m.685H)</i> ont commenté cette exégèse en critiquant les erreurs présentes au niveau du dogme et ce, afin de permettre aux étudiants de profiter de sa qualité en matière de langue arabe.</p>
<p>Enfin, dans la catégorie des <i>tafsirs bi-ichara [qui s’intéresse aux sens plus subtils du Coran], </i>le <i>tafsir</i> de Mou<span style="text-decoration: underline;">h</span>yidin Ibn Arabi <i>(m. 638H) </i>a été rejeté dans sa globalité. Bien que grand adorateur, le <i>tafsir </i>qu’il a écrit contient des propos pour le moins tendancieux, et qui ont possiblement été introduits et ajoutés par des personnes malhonnêtes, après la mort d’Ibn ‘Arabi.<i> C</i>e type d’exégèse ne peut profiter aux musulmans.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="right"><i>Et Allah sait mieux.</i></p>
<br/><div class="loginRadiusHorizontalSharing" data-share-url="http://www.alkahflejournal.com/litterature-du-tafsir-2/" data-counter-url="http://www.alkahflejournal.com/litterature-du-tafsir-2/" ></div><p>The post <a rel="nofollow" href="http://www.alkahflejournal.com/litterature-du-tafsir-2/">La littérature du tafsir (2/2)</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="http://www.alkahflejournal.com">Journal</a>.</p>
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